2. Les Thécamœbiens
Les Thécamœbiens diffèrent des Gymmamœbiens par la présence d'une coque, ou test, dans laquelle est logée l'amibe. Cette coque a souvent l'aspect d'une urne (ex. Euglypha) mais peut revêtir les formes les plus variables (en béret basque) ; elle est parfois ornementée d'épines (ex. Arcella). Elle possède une ouverture, ou pseudostome, par laquelle sortent les pseudopodes. Le test, secrété par l'amibe, est constitué d'écailles de nature chitinoïde (voisine de la kératine) et fréquemment imprégnées de silice. En outre, il est quelquefois complété par des matériaux empruntés au milieu extérieur (grains de sable, diatomées, etc.). La reproduction se fait par division : l'amibe envoie hors du pseudostome une évagination qui sécrète une nouvelle coque opposée à la coque mère par son pseudostome. Le noyau et le cytoplasme se divisent, et les deux cellules se séparent.
Les Thécamœbiens, fréquents dans les eaux douces, préfèrent les eaux acides et abondent dans les tourbières ; on les rencontre aussi dans les mousses et les sols, où ils résistent à la sécheresse en s'enkystant ; leurs populations semblent caractéristiques de certains types de sols.
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