Ensemble des méthodes qui permettent de protéger un individu ou une population contre la diffusion de certains maux épidémiques. Dans le cas des maladies infectieuses, la méthode prophylactique par excellence est l'immunisation soit par vaccination, soit par sérovaccination (dans la diphtérie, par exemple). Faute de pouvoir immuniser les sujets sensibles, on peut soit s'attaquer aux vecteurs qui transmettent le germe, soit faire absorber des drogues germicides aux personnes qui doivent être protégées (par exemple, dans le paludisme). Si les germes sont transmis par les malades ou par les convalescents porteurs de microbes virulents, il faut assurer le dépistage et l'isolement des contagieux, puis leur administrer un traitement visant à tarir définitivement les foyers d'infection que recèle leur organisme. Des précautions adéquates doivent être préconisées lorsque les maladies proviennent d'une alimentation nocive mal équilibrée ou carencée, de même lorsqu'elles résultent de la pollution de l'environnement ou qu'elles ont pour cause une évolution des techniques (maladies professionnelles), des civilisations (mécanisation) ou des mentalités (libéralisation sexuelle).
Les prescriptions nécessaires doivent être, dans tous les cas, codifiées par les pouvoirs publics sous la forme d'une législation sanitaire digne du niveau de développement et du souci de sécurité qui sont les caractéristiques d'une société moderne. L'importance des moyens nécessaires justifie une planification nationale et régionale des actions sanitaires, visant à une coordination et à une hiérarchisation des efforts, en fonction de l'évolution des ressources et de la démographie.
Cette coordination s'est révélée indispensable enfin sur le plan international, tâche dévolue à l'Organisation mondiale de la santé.
Didier LAVERGNE
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