Les pompes métaboliques assurent le transport des molécules et des ions au travers des membranes biologiques. Il peut s'agir d'un transport actif, c'est-à-dire contre le gradient électrochimique (lequel est fonction de la concentration et du potentiel électrique) : les cations remontent le champ électrique, les anions le descendent ; les molécules neutres, elles, accumulent dans le compartiment où la concentration est la plus forte. Plus rarement la pompe ne fait qu'accélérer un mouvement passif (diffusion facilitée).
Le fonctionnement de ces pompes exige de l'énergie métabolique, fournie à partir d'oxydoréductions couplées ou d'ATP (adénosine-triphosphate).
La mise en évidence des pompes consiste à comparer la valeur des concentrations de part et d'autre d'une membrane, ou, si on le peut, la valeur des flux qui la traversent, à celles qui résulteraient des lois de la diffusion (loi de Nernst, relation d'Ussing).
À défaut de pouvoir utiliser ces critères thermodynamiques directs, on doit se contenter des présomptions tirées de considérations physiologiques : effet d'une augmentation de la température (stimulation des pompes), administration d'inhibiteurs métabo […]
