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PHLOGISTIQUE

Cet adjectif grec (phlogiston) signifiant « inflammable » est utilisé pour la première fois par Aristote pour désigner une combustion accompagnée de flamme ; il fut ensuite repris par Becher (1635-1682) et surtout par Stahl (1660-1734) dans les circonstances suivantes. Becher pensait que tous les corps composés contiennent, en proportions différentes, trois espèces de terre : la terre vitrifiable, la terre sulfureuse ou inflammable et la terre mercurielle.

C'est à cette deuxième terre, sulfureuse ou inflammable, que Stahl a donné le nom de phlogiston ou phlogistique. Ce « principe du feu » dérive lui-même du principe alchimique soufre ; c'est « du soufre presque pur » qui ne laisse aucun résidu après combustion, un « feu en puissance » qui, pendant la combustion des matières organiques (graisses, huiles, bois, etc.), se dégage dans l'atmosphère. Il est introduit par Stahl en ces termes : « Je crois être fondé à dire que premièrement, relativement au feu, ce principe sulfureux est non seulement un être approprié au mouvement igné et même celui qui y semble uniquement destiné, mais encore, à parler raisonnablement, ce principe est le feu corporel, la vraie matière d […]

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Autres références

« PHLOGISTIQUE » est également traité dans :

CAVENDISH HENRY (1731-1810)

Auteur :  Jacques GUILLERME

Dans le chapitre "Une étape décisive de la chimie" : …  ou moins diluées d'huile de vitriol. En raison de son inflammabilité, il identifie cet « air » au *phlogistique. Pour lui, la production d'hydrogène obéit au schéma suivant : conformément à sa définition des esprits « factices », c'est-à-dire « toute sorte de gaz que contiennent d'autres corps, dans un état non élastique, et qui est produite de là… Lire la suite
CHIMIE - Histoire

Auteurs :  Élisabeth GORDONJacques GUILLERMERaymond MAUREL

Dans le chapitre " L'étude des gaz ou la chimie pneumatique" : …  « fait pour occasionner une révolution en physique et en chimie ». Cette révolution qu'il pressentait allait précisément s'articuler autour des phénomènes d'oxydation et se développer dans le retournement radical de la théorie du *phlogistique, qui constitua la première grande généralisation discursive de l'ensemble des phénomènes chimiques… Lire la suite
LAVOISIER ANTOINE LAURENT (1743-1794)

Auteur :  Arthur BIREMBAUT

Dans le chapitre "Les grands travaux scientifiques" : …  par la calcination. Cette constatation lui ayant montré l'inutilité de recourir à la théorie du *phlogistique (cf. chimieJournal de physique en octobre 1773 et en mars 1774. En janvier 1774, il fit paraître sous son nom le premier tome des Opuscules physiques et chimiques, dans lesquels il faisait l'historique des « … Lire la suite
STAHL GEORG ERNST (1660-1734)

Auteur :  Dina SURDIN

*Chimiste allemand, né à Ansbach (Bavière), Georg Ernst Stahl étudie la médecine à Iéna. Dès 1683, il est chargé de cours et, en 1687, il devient médecin personnel du duc de Saxe-Weimar. Lors de la création de l'université de Halle, en 1693, il est nommé professeur de médecine en second, enseignant les « Institutiones » : physiologie, pathologie,… Lire la suite

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