Né à Salonique, Paul Romuald Ély, saint-cyrien, est officier d'infanterie à la fin de la Première Guerre mondiale. En 1939, breveté de l'École de guerre, il appartient au 4e bureau du grand quartier général ; il sera gravement blessé au bras droit en 1940. En 1941, il commande le 10e bataillon de chasseurs dans l'armée d'armistice. En 1942, lorsque les Allemands occupent la « zone libre » il entre dans l'organisation de résistance de l'armée (O.R.A.). En juillet 1943, il est chef adjoint de l'O.R.A. en zone sud et effectue des missions clandestines à Londres et à Alger.
Rentré en France en avril 1944, il est nommé délégué militaire national. Mais il s'incline devant un jeune homme que les imbroglios de l'époque ont chargé de la même mission : Jacques Chaban-Delmas. À la Libération, encadrer, démobiliser la masse des Forces françaises de l'intérieur est une tâche délicate : le général Ély devient directeur adjoint des F.F.I. au ministère de la Guerre, puis directeur de l'infanterie et, à la fin de 1945, directeur du cabinet militaire d'Edmond Michelet, ministre des Armées.
Commandant de la région militaire de Dijon, chef d'état-major du général d […]
