3. Paralogies
Une paralogie tient de l'« erreur » logique, puisque sa contradiction résulte essentiellement du raisonnement développé par le paradoxe. Pour autant, l'erreur n'est pas toujours facile à déceler et certains paradoxes de cette catégorie ont gardé leur saveur depuis l'Antiquité, comme le Sorite : « Si l'on ôte un grain d'un tas de blé, on a toujours un tas. Si on retire deux grains, cela ne change pas plus. De même trois, etc. Finalement, on a un tas sans plus un seul grain ! »
Ces paradoxes ont connu une deuxième jeunesse au Moyen Âge et une troisième depuis le xxe siècle, parce qu'ils furent au cœur des interrogations des philosophes du langage. En effet, l'erreur de raisonnement, facile à déceler, est souvent difficile à caractériser et à cerner précisément. Celle-ci provient le plus souvent d'une procédure logique usuellement vraie mais fausse dans le cas d'espèce. La solution de ces paradoxes consiste à mettre en lumière ce hiatus, parfois au prix d'une analyse linguistique ou logique considérable. Par exemple, on résout le paradoxe ci-dessus en notant que le raisonnement par récurrence s'applique parfaitement à des quantités précises mais aucunement à des quantités vagues telles que « tas ».
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