Né dans une famille patricienne de Pergame et venu à Alexandrie apprendre la médecine, Oribase fut appelé en 355 à Constantinople, et devint le médecin de l'empereur Julien l'Apostat qui le nomma questeur de la ville. Exilé par les successeurs de Julien, il dut à sa renommée d'être rappelé dans la capitale où il se consacra alors à la médecine.
Julien, qu'il avait suivi lors de ses campagnes en Gaule, lui avait demandé de réunir les textes médicaux anciens les plus importants. Il se livra donc à un énorme travail de compilation qui lui permit de publier sa Collection médicale (Collectanea artis medicae) en soixante-dix livres, dont la préface rappelle la commande impériale : « Vous me commandâtes de rassembler ce qu'il y a de plus important dans les meilleurs médecins et tout ce qui contribue à atteindre le but de la médecine. Je prendrai uniquement dans les plus excellents médecins. » Les six premiers livres concernaient les boissons, l'alimentation et les exercices ; venaient ensuite des livres consacrés à l'air, aux émissions sanguines, à l'hydrothérapie, à la matière médicale selon le célèbre botaniste grec Dioscoride, aux médicaments, à l'anatomie de […]
