Terme qui désigne l'homme prenant part personnellement au commerce des esclaves noirs d'Afrique, ainsi que le bâtiment servant à leur transport
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Vaisseau négrier Les navires négriers transportaient un maximum d'esclaves en une seule traversée. Ceux-ci occupaient toute la surface disponible de plusieurs niveaux aménagés dans la cale. Allongés côte à côte, nus, enchaînés, les captifs traversaient l'Atlantique dans des conditions extrêmement pénibles. Gravure, 1808.…
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Les Noirs d'Afrique destinés à l'exportation étaient généralement rassemblés et acheminés jusqu'à la côte par des négriers noirs ou parfois même arabes
. Les acheteurs étaient européens ou arabes, selon les régions, et ils employaient souvent des agents ou des experts noirs pour les aider dans leurs tractations avec les autorités locales ainsi que dans les différentes opérations de troc, de chargement et aussi de ravitaillement en eau potable.
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Traite des Noirs Des Africains arrachés à leur terre sont enchaînés et entassés dans la cale d'un navire négrier. Après la traversée de l'Atlantique, ils seront esclaves au Nouveau Monde. Gravure, 1835.
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Les commandants et les équipages des navires de transport étaient aussi qualifiés de négriers, de même que les agents ou commerçants consignataires qui prenaient en charge le débarquement et la vente des esclaves arrivés à destination.
Monopole d'État ou de compagnies nationales, aussi bien en Afrique (de fait, sinon dans la forme) qu'en Europe et dans les colonies européennes d'Amérique, le commerce des esclaves africains fut de tout temps, et spécialement aux xviie et xviiie siècles, extraordinairement structuré, hiérarchisé, contrôlé et taxé à chaque stade. Le nombre des négriers, qu'ils fussent africains, arabes ou européens, était donc élevé, mais sans commune mesure avec celui des fonctionnaires, hommes de gouvernement, banquiers, propriétaires fonciers, armateurs, pour ne pas parler de la foule des artisans des ports, engagés eux aussi, mais indirectement, dans le commerce des Africains.
Il fallut attendre les campagnes du xixe siècle en faveur de l'abolition de l'esclavage et de la traite pour que « négrier » prenne un sens nettement péjoratif. Les négriers eux-mêmes préféraient le terme de traitant, plus neutre, ou, encore mieux, de négociant, prémices d'une certaine pudeur, sinon de gêne, à s'avouer marchands d'esclaves.
Ulane BONNEL
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