Le nom de ce peintre allemand nous est connu par une inscription peinte sur le cadre de la seule œuvre qui subsiste de lui, le Retable de la Madeleine, conservé dans la petite église de Tiefenbronn dans la Forêt-Noire (près de Pforzheim). En 1969, un érudit de Stuttgart, s'appuyant sur le tracé des lettres et sur certaines particularités linguistiques, a prétendu que l'inscription était un faux datant de l'époque romantique. Un examen de laboratoire et une analyse détaillée ont confirmé depuis lors son authenticité, et avec elle l'authenticité du nom du peintre, dont nous ignorons tout par ailleurs, et celle de la date de 1432 qui figure également sur le cadre.
Le retable, un triptyque destiné par sa forme à être placé sous un arc brisé, est constitué d'un coffre central où un groupe en bois sculpté représentant la Madeleine entourée d'anges a remplacé au xvie siècle la ou les statues d'origine : ce coffre est fermé par deux volets rectangulaires mobiles, peints, encadré par deux ailes fixes, également peintes, visibles lorsque les volets sont fermés, et il est surmonté par une autre composition peinte. La peinture a été exécutée sur parchemin […]
