Philosophe et poète qui contribua à la fondation du Pakistan, Iqbāl (Ikbāl) est né au Pandjāb, dans une famille de brahmanes du Cachemire convertis à l'islam depuis trois siècles. Il se rend en Europe en 1905, où il rencontre notamment Mac Taggart et Bergson ; il étudie à Cambridge, soutient en Allemagne un doctorat de philosophie sur la métaphysique en Perse et professe quelque temps l'arabe à l'université de Londres. Son premier grand ouvrage, Asrār-i khūdī, fut traduit en anglais sous le titre Secrets of the Self par le professeur Nicholson, qui déclara que son message n'était pas destiné aux seuls musulmans de l'Inde, mais à ceux du monde entier. Puis vinrent Rumūz-i Bēkhudi, Zabur-i Ajam, Musafir, Payām-i Mashriḳ (traduit sous le titre Message de l'Orient par E. de Vitray-Meyerovitch, Paris, 1956) et Jāvid-Nāma (Le Livre de l'éternité trad. E. de Vitray-Meyerovitch, Paris, 1962). Ces œuvres sont écrites en persan, alors que Bāng-i Dara, Pas che bāyed kerd, Bāl-i Jibrail, Zarb-i Kalim, sont en ourdou ; une anthologie posthume, Armughān-i Hdjāz contient des poèmes dans les deux […]
