Terme qui est probablement le plus adéquat pour désigner la religion traditionnelle de l'Iran ancien, puisqu'il fait référence au nom que les fidèles donnent à leur dieu : Ahura Mazdâ (le Seigneur Sage). La profession de foi (fravarânê) que ceux-ci récitent chaque jour contient d'ailleurs les mots mazdâyasmo ahmi (« Je voue mon culte à Mazdâ »). Il est vrai que la même prière ajoute zarathushtrish (« Je suis un disciple de Zarathushtra (Zoroastre) »). C'est pourquoi l'on préfère parfois parler de zoroastrisme (comme on dit christianisme ou bouddhisme), précision qui eut sans doute son importance à l'époque sassanide (entre le iiie et le viie s.) lorsque plusieurs hérésies mirent en péril le mazdéisme orthodoxe ; elle indiquait alors que le croyant adorait Dieu selon l'enseignement de son prophète Zarathushtra. On peut donc sans dommage parler de mazdéisme lorsque l'on se réfère à la religion traditionnelle de l'Iran telle qu'elle se présente dans l'Avesta et se perpétue chez les zoroastriens de l'Inde (parsis) et de l'Iran (guèbres).
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