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DU CAMP MAXIME (1822-1894)

Baalbeck, Syrie, M. Du Camp

D'avoir été pendant trente-sept ans l'ami, le compagnon de Gustave Flaubert ne semble pas avoir porté chance à Maxime Du Camp. La postérité est à cet égard fautive, qui n'a pas pris la peine, depuis un siècle, de relire cet excellent polygraphe. À l'exception du Nil (réédité en 1987 par D. Oster et M. Dewachter chez Sand/Conti) et des extraits des Souvenirs littéraires (présentés en 1984 par M. Chaillou chez Balland), l'œuvre de Du Camp demeure ignorée. À eux seuls, pourtant, ces Souvenirs (2 t., Hachette, 1882-1883) constituent un exceptionnel document sur un demi-siècle de vie littéraire où passent, avec les déformations propres au genre, quelques-unes des figures les plus marquantes de ce temps : Gautier, Nerval, Fromentin, Delacroix, Sand, Musset, Louise Colet, Baudelaire, les saint-simoniens, et au moins deux lieux de publication essentiels : la seconde Revue de Paris (où Du Camp publia Madame Bovary) et la Revue des Deux Mondes, ainsi que la plupart des événements (1848, l'expédition des Deux-Siciles, la Commune, la République) dont Du Camp fut acteur ou témoin. Pour une description un peu scientiste et une phrase un peu rapide sur l'épilepsie de Flaubert, Du Camp passa à tort pour un « perfide » et devint un « proscrit littéraire », pour reprendre l'expression de Julian Barnes (Le Perroquet de Flaubert, 1986). Quant à la répulsion que lui inspira la Commune, répulsion qu'il partagea avec la quasi-totalité des gens de lettres de son temps (Flaubert et Sand compris), elle ne justifie plus qu'on se passe d'une vue, même cavalière, sur ce Fregoli d'une époque dont il épousa, plus par curiosité et bonne volonté que par opportunisme, tous les avatars.

Romancier, Du Camp se bat contre les démons d'un romantisme attardé en mettant à mort dans les Mémoires d'un suicidé (1853) la « race maladive et douloureuse qui a pris naissance sur les genoux de René ». Tenace, le héros de son bovarysme ennuyé et moralisateur ressuscitera dans au moins deux autres récits : Le Chevalier au cœur saignant (1862) et surtou […]

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Dans le chapitre "Les années de rupture (1844-1851)"  : …  de Flaubert) sera élevée à Croisset par son oncle et sa grand-mère. Gustave écrit, avec son ami *Du Camp, Par les champs et par les grèves, après une randonnée sur les routes de France ; il rencontre Louise Colet, chez le sculpteur Pradier ; cette première liaison durera jusqu'en 1848, puis reprendra de 1851 à 1854. Gustave pense à… Lire la suite
FLAUBERT GUSTAVE (1821-1880) - (repères chronologiques)

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… , premier écrit autobiographique. Flaubert s'installe à Paris, où il commence des études de droit. * Se lie d'amitié avec Maxime Du Camp. Renonce à ses études et s'installe avec sa famille à Croisset, non loin de Rouen. Achève la première Éducation sentimentale. Avec Du Camp, écrit Par les champs et par les grèves, à la suite de… Lire la suite

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Baalbeck, Syrie, M. Du Camp

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