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FLAUBERT GUSTAVE (1821-1880) - (repères chronologiques)

12 décembre 1821  Naissance de Gustave Flaubert à Rouen.

1838  Mémoires d'un fou, premier écrit autobiographique.

1842  Flaubert s'installe à Paris, où il commence des études de droit.

1843  Se lie d'amitié avec Maxime Du Camp.

1844  Renonce à ses études et s'installe avec sa famille à Croisset, non loin de Rouen.

1845  Achève la première Éducation sentimentale.

1847  Avec Du Camp, écrit Par les champs et par les grèves, à la suite de leur voyage en Bretagne.

1848  Assiste avec Louis Bouilhet aux journées de Février. Entreprend La Tentation de saint Antoine.

1849-1851  Voyage en Orient avec Maxime Du Camp. À son retour, commence à travailler à Madame Bovary.

1856  Publication de Madame Bovary. Rédige une deuxième version de La Tentation de saint Antoine.

1857  Procès de Madame Bovary pour atteinte à la morale. Flaubert est acquitté.

1862  Publication de Salammbô.

1869  Mort de Louis Bouilhet. Publication de L'Éducation sentimentale.

1872  Flaubert commence à écrire Bouvard et Pécuchet.

1874  Publication de la troisième version de La Tentation de saint Antoine.

1877  Après avoir publié Trois Contes, Flaubert se remet à Bouvard et Pécuchet.

8 mai 1880  Mort de Flaubert à Croisset.

1881  Bouvard et Pécuchet (publication posthume de la première partie du roman).

Jean-François PÉPIN

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Autres références

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FLAUBERT GUSTAVE (1821-1880)

Écrit par :  Pierre-Marc de BIASI

Flaubert n'est pas seulement un des plus grands écrivains du xixe siècle, ni uniquement un auteur « à la mode » dont l'étude s'est considérablement développée dans le dernier tiers du xxe siècle : Flaubert constitue un « problème » aussi bien pour les écrivains que pour les critiques, comme si ses textes… Lire la suite
BOUVARD ET PÉCUCHET, livre de Gustave Flaubert

Écrit par :  Philippe DULAC

Commencé dès 1874, puis un moment interrompu par la rédaction des Trois ContesBouvard et Pécuchet, dernière œuvre de Gustave Flaubert (1821-1880), est resté inachevé du fait de la mort soudaine de celui-ci. Des deux volumes initialement prévus, seul le premier, qui relate l'histoire des deux héros, a pu être pratiquement mené à… Lire la suite
L'ÉDUCATION SENTIMENTALE, livre de Gustave Flaubert

Écrit par :  Philippe DULAC

Lorsqu'il publie Salammbô en 1862, Gustave Flaubert (1821-1880) a consacré quatre années à ressusciter l'Antiquité de Carthage. Il aspire à revenir dans son siècle et à s'atteler à l'écriture d'un roman qui serait situé au cœur de celui-ci. Aussi remet-il en chantier une œuvre de jeunesse, restée dans ses cartons et inspirée par la figure… Lire la suite
MADAME BOVARY, livre de Gustave Flaubert

Écrit par :  Philippe DULAC

Première des œuvres publiées par Gustave Flaubert (1821-1880), Madame Bovary (1857) vaut d'emblée à celui-ci un procès pour outrage à la morale et à la religion, mais aussi un succès important qui ne se démentira jamais, même si l'accueil fait par la critique, mis à part un Baudelaire enthousiaste et un Lamartine bouleversé, s'avère plus… Lire la suite
ŒUVRES DE JEUNESSE (G. Flaubert)

Écrit par :  Pierre-Marc de BIASI

La Bibliothèque de la Pléiade avait réservé jusqu'ici à Gustave Flaubert un sort bizarrement inégal : d'un côté, une bonne édition de la Correspondance par Jean Bruneau (4 volumes étaient parus au moment de la publication de ces Œuvres de jeunesse, le cinquième est sorti en 2007) et, de l'autre, pour les œuvres proprement dites,… Lire la suite
SALAMMBÔ, livre de Gustave Flaubert

Écrit par :  Philippe DULAC

Aussitôt après la publication de Madame Bovary, en 1857, Gustave Flaubert (1821-1880) se met en quête d'un nouveau thème de roman. Au terme de cinq années vouées à rédiger la chronique d'un bourg normand sous Louis-Philippe, il est résolu « à ne plus s'occuper du bourgeois » et à s'évader d'Yonville : « J'éprouve le besoin de sortir du… Lire la suite
LA TENTATION DE SAINT ANTOINE, livre de Gustave Flaubert

Écrit par :  Philippe DULAC

La tentation de saint Antoine a hanté Gustave Flaubert (1821-1880) et l'a accompagné durant toutes ses années d'écrivain. Dès l'âge de vingt-quatre ans, lors d'un voyage en Italie, il découvre le tableau de Bruegel représentant les visions de l'ermite et rêve d'adapter la Tentation au théâtre, sans mésestimer la difficulté de la tâche : « Cela… Lire la suite
BOUILHET LOUIS (1822-1869)

Écrit par :  Claude BURGELIN

… *Plus que de l'écrivain, c'est de l'ami de Flaubert dont on se souvient aujourd'hui. Le destin de Bouilhet, parallèle à bien des égards à celui de Flaubert, en offre comme une reproduction dans un mode mineur, et sous le signe de l'échec. Condisciple de Flaubert, célibataire comme lui, confiné à Rouen, la pauvreté l'empêche de vivre et de travailler… Lire la suite
LES CHOSES, livre de Georges Perec

Écrit par :  Guy BELZANE

Dans le chapitre "« La consommation des signes »"  : …  terme de cette quête indécise qui ne les avait menés nulle part, qui ne leur avait rien appris. » *Conclusion radicale qui fait naturellement écho à la fin de L'Éducation sentimentale (« Et ils résumèrent leur vie. Ils l'avaient manquée tous les deux, celui qui avait rêvé l'amour, celui qui avait rêvé le pouvoir »). De fait, ce… Lire la suite
COLET LOUISE (1810-1876)

Écrit par :  Claude BURGELIN

… *Connue essentiellement aujourd'hui par sa liaison orageuse et intermittente avec Flaubert (1846-1855). Au long de l'abondante correspondance que ce dernier lui adressa, on voit s'élaborer et s'affermir les principes majeurs de son esthétique et de sa doctrine littéraire, en même temps qu'on assiste à la gestation de Madame Bovary. Le… Lire la suite
CRITIQUE LITTÉRAIRE

Écrit par :  Antoine COMPAGNON

Dans le chapitre "Les modèles profonds ou interprétatifs"  : …  de soi. Mais, dès ses débuts, la critique historique a suscité l'hostilité des écrivains. *Flaubert protestait contre Taine : « Il y a autre chose dans l'Art que le milieu où il s'exerce et les antécédents physiologiques de l'ouvrier. Avec ce système-là, on explique la série, mais jamais l'individualité, le fait spécial qu'on est celuiLire la suite
DU CAMP MAXIME (1822-1894)

Écrit par :  Daniel OSTER

… *D'avoir été pendant trente-sept ans l'ami, le compagnon de Gustave Flaubert ne semble pas avoir porté chance à Maxime Du Camp. La postérité est à cet égard fautive, qui n'a pas pris la peine, depuis un siècle, de relire cet excellent polygraphe. À l'exception du Nil (réédité en 1987 par D. Oster et M. Dewachter chez Sand/Conti) et des… Lire la suite
ENCYCLOPÉDIE

Écrit par :  Alain REY

Dans le chapitre "Les grands domaines culturels de l'encyclopédisme"  : …  plus approfondi, plus important, que « dictionnaire », au mépris des réalités éditoriales. Après *avoir nommé son recueil de lieux communs Dictionnaire des idées reçues, Flaubert s'attaqua au projet de savoir intégral dans Bouvard et Pécuchet, roman de l'imbécillité encyclopédique qu'il n'acheva pas et qui fut publié après sa… Lire la suite
EXOTISME

Écrit par :  Mario PRAZ

Dans le chapitre "Un thème romantique"  : …   : Impéria), vraie quintessence de l'exotisme, qui devait se développer dans la courtisane de *Flaubert (Marie, dans Novembre), dans la reine de Saba et la Ennoia de La Tentation de saint Antoine, qui devait se colorer de masochisme dans Swinburne et se sublimer dans la Joconde de Walter Pater, pour se divulguer enfin avec la… Lire la suite
LITTÉRATURE - Du texte à l'œuvre

Écrit par :  Alain VIALA

Dans le chapitre "La multiplication des postulations"  : …  notamment par l'école parnassienne, mais il concerne toute une génération aussi bien des romanciers* (Flaubert) que de poètes (Baudelaire). La quête de la beauté formelle peut en elle-même engager une option idéologique. En effet, l'un des meilleurs moyens de montrer sa virtuosité formelle consiste à prendre des sujets en eux-mêmes peu attrayants,… Lire la suite
LITTÉRATURE ÉPISTOLAIRE

Écrit par :  Alain VIALA

Dans le chapitre "La lettre privée"  : …  vie fertile en événements. Autre exemple célèbre, dans une veine différente : la correspondance de *Flaubert, dont les confidences à des intimes avec qui les réserves ne sont pas de mise, offre une sorte de « journal » où l'on peut suivre la gestation de ses œuvres, et notamment de Madame Bovary. L'autre catégorie, non moins active,… Lire la suite
LOUIS LAMBERT, livre de Honoré de Balzac

Écrit par :  Philippe DULAC

…  au genre littéraire des souvenirs d'enfance et de jeunesse. Delacroix y revivait son adolescence. *Quant à Flaubert, il confiait à Louise Colet, dans une lettre du 2 décembre 1852, l'impression terrifiante que lui avait causée la lecture de l'ouvrage : non seulement toute une page de Madame Bovary s'y trouvait presque mot pour mot (l'… Lire la suite
MANUSCRITS - La critique génétique

Écrit par :  Pierre-Marc de BIASI

Dans le chapitre "Le dossier documentaire rédactionnel"  : …  de ces notes est extrêmement variable selon les genres, les écrivains ou même les œuvres. *Le dossier de Madame Bovary, qui atteint près de quatre mille pages de brouillons ne contient que très peu de documentation, mais pour un roman historique comme L'Éducation sentimentale, on trouve quatre carnets de notes de… Lire la suite
MAUPASSANT GUY DE (1850-1893)

Écrit par :  Antonia FONYI

Dans le chapitre "L'auteur de « Boule de suif »"  : …  ses heures de liberté entre d'effrénées parties de canotage et un dur apprentissage littéraire, *mené sous la direction de Flaubert. À l'âge de trente ans, le bagage du prosateur est presque complet ; il débute pourtant par Des vers (1880), poésies médiocres. Mais cette même année voit paraître Boule de suif qui impose le jeune… Lire la suite
NATURALISME

Écrit par :  Yves CHEVREL

Dans le chapitre "Le “modèle du roman naturaliste” ?"  : …  fait un nouveau compte rendu enthousiaste lors de la réédition de 1879. S 'il n'est pas certain que *Flaubert ait été très heureux de cette annexion, il vaut la peine de voir la conception du naturalisme qu'y trouve Zola. Zola commence par énumérer les raisons expliquant l'échec du roman lors de sa première publication : pas d'“histoire” (nous… Lire la suite
ORIENTALISME, art et littérature

Écrit par :  Daniel-Henri PAGEAUXChristine PELTRE

Dans le chapitre "Les deux Orients"  : …  Aziyadé (1879) à l'Extrême-Occident, le Maghreb el-Aksa du Roman d'un spahi (1881). *Flaubert (1821-1880) l'avait bien noté dans son Dictionnaire des idées reçues : « Orientaliste : homme qui a beaucoup voyagé. » Il s'agit là d'un voyage dans l'espace, mais aussi dans le temps. L'auteur de Salammbô ne démentira pas… Lire la suite
PHYSIOGNOMONIE

Écrit par :  Anne-Marie LECOQ

Dans le chapitre "Les écrivains et la physiognomonie"  : …  c'est encore par rapport à la manie physiognomonique de leurs contemporains qu'elles se situent. *Flaubert, qui a ridiculisé cette manie dans Bouvard et Pécuchet et le Dictionnaire des idées reçues, regardait l'art de la narration comme une activité fortement physiognomonique. Toutes ses descriptions, il le déclare lui-même, ont… Lire la suite
RÉCIT DE VOYAGE

Écrit par :  Jean ROUDAUT

Dans le chapitre "Le narrateur et son destinataire"  : …  de soutien à une rédaction postérieure. Il peut cependant réapparaître sous sa forme primitive : *Flaubert et Leiris recopient leurs calepins dans un « journal », corrigé et mis au net lorsque le voyage est achevé. De ce fait, à la façon de l'autobiographie, le récit tend à donner un rythme et un sens à une aventure, à faire de détails hasardeux… Lire la suite
ROMAN - Roman et société

Écrit par :  Michel ZÉRAFFA

Dans le chapitre "La société dans le roman"  : …  du roman, elle est aussi exacte (et profonde) que limitée. L'idée est répandue qu'à partir de *Flaubert et de Dostoïevski le pôle majeur du romanesque est transféré du social au psychologique. Il est plus exact de considérer que les romanciers modernes ayant le plus profondément observé les phénomènes sociaux ont pris pour objet ou pour cadre… Lire la suite
ROMAN - Le personnage de roman

Écrit par :  Michel ZÉRAFFA

Dans le chapitre "Les aspects de la personne"  : …  de « parvenir » recouvrait celle d'ordre, qui elle-même était contradictoire de celle de justice. *Flaubert lui aussi commence par rattacher un personnage à l'idée de promotion sociale. Son père s'étant élevé au-dessus de la paysannerie proprement dite, Emma Bovary désire naturellement accéder au niveau de la bourgeoisie. Mais, chez elle, ce désir… Lire la suite
ROMAN - Le nouveau roman

Écrit par :  Pierre-Louis REY

Dans le chapitre "Nouvelles techniques, nouvelle vision du monde"  : …  Grillet, une nette référence aux œuvres de Raymond Roussel. Le tournant, cette fois, remonte à *Flaubert. L'« obstination de la description » valut à Madame Bovary, de la part des auteurs qui se disaient « réalistes », des reproches qui annoncent étonnamment ceux que fera entendre la critique d'inspiration humaniste aux débuts du… Lire la suite
ROMAN D'ÉDUCATION ou BILDUNGSROMAN

Écrit par :  Claude BURGELIN

Dans le chapitre "Apprendre à lire le monde"  : …  c'est pourtant la qualité de son âme qu'il cherche à éprouver dans cette conquête. Mais surtout,* Flaubert, prenant la suite de Cervantès, inaugure de nouveau un type particulier de roman d'éducation, celui où on voit confrontés le livresque et le réel ; de Flaubert à nos jours, la littérature ne cesse de mettre en doute ses pouvoirs, et l'… Lire la suite
SARTRE JEAN-PAUL (1905-1980)

Écrit par :  Jacques LECARMEJuliette SIMONT

Dans le chapitre "L'œuvre d'art et la liberté"  : …  à Mallarmé, Tintoret, Baudelaire, et surtout à Genet (Saint Genet comédien et martyr) et à *Flaubert (L'Idiot de la famille, 1971-1972). Occasion encore d'affirmer l'irrédentisme de la liberté là même où le « marquage » d'un individu par la société fut violent et castrateur. C'est bien la société, une société paysanne, aux mœurs… Lire la suite
SUBLIME, philosophie

Écrit par :  Philippe LACOUE-LABARTHE

… dit futile, ou frivole, est tenaillé par la grandeur. C'est peut-être la raison pour laquelle c'est *Flaubert, dans les années 1880, qui dira l'immense déception du sublime. On trouve dans Bouvard et Pécuchet ce passage impitoyable : « Ils abordèrent la question du sublime. Certains objets sont d'eux-mêmes sublimes, le fracas d'un torrent,… Lire la suite
VARGAS LLOSA MARIO (1936- )

Écrit par :  Bernard SESÉ

Dans le chapitre "Cycle de l'ironie"  : …  étude sur Gabriel García Márquez, historia de un deicidio (1969), et un essai sur *Flaubert, La Orgía perpetua (1975, L'Orgie perpétuelle). À l'origine de ces deux livres de critique, il y a une relation de type passionnel : l'amitié de Vargas Llosa pour Gabriel García Márquez, ou, dans le cas d'Emma Bovary, un… Lire la suite
VULGARITÉ

Écrit par :  Marie-José MONDZAIN-BAUDINET

… *Mot qu'il faut prononcer avec une légère grimace pour y marquer le désagrément causé par la seule évocation du mauvais goût des « autres ». Le terme « vulgarité » est donc toujours péjoratif, à moins que, par un retournement hiérarchique dans l'agression, il devienne le noble ricanement du sans-culotte face aux pudeurs ignobles de l'esthétique et… Lire la suite

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