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RAVEL MAURICE (1875-1937)

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2.  Classique et novateur

Du classique, Ravel possède le goût pour la perfection de la forme et de l'écriture. Du novateur, il a l'esprit de recherche, l'amour de la découverte et de la solution inédite. Mais ces solutions inédites, il les cherche plutôt dans un développement, dans une extension des démarches de ses prédécesseurs que dans l'invention de procédés nouveaux. Sur le plan de l'écriture mélodique ou harmonique, Ravel a plus volontiers recours, pour permettre à son imagination de s'exercer sur des recettes non encore éprouvées, à des formules anciennes, à des rajeunissements insolites (Ma Mère l'Oye, 1908 ; Le Tombeau de Couperin, 1918) plutôt qu'à des trouvailles qu'il juge hasardeuses et, peut-être... de mauvais goût. Sur le plan de la forme, il innove peu et, en tout cas, moins que Debussy car, lorsqu'il se penche vers l'un des schèmes formels les plus traditionnels, il en respecte généralement la structure essentielle. À cet égard, le Quatuor de Debussy, comparé à celui de Ravel, est beaucoup plus novateur. On a dit que Ravel était un classique. C'est juger là moins de sa technique que de son esprit. Ravel est classique en ce sens qu'il respecte profondément une tradition de rigueur, de clarté, et même de sagesse. S'il suffisait pour être novateur de faire ce que nul autre n'avait fait auparavant, bien d'autres musiciens que Ravel le seraient. S'il suffisait pour être classique ou « néo-classique » de copier des moules anciens sans chercher à y modeler des idées nouvelles, il suffirait, également, d'être bon élève. Mais Maurice Ravel n'est pas non plus un révolutionnaire : il affine, cisèle, aiguise le système tonal traditionnel sans vouloir lui trouver des prolongements radicaux. Il est, essentiellement, l'homme de la mesure.

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RAVEL MAURICE (1875-1937) - (repères chronologiques)

Écrit par :  Alain PÂRIS

Joseph-Maurice Ravel naît à Ciboure (Pyrénées-Atlantiques). La Pavane pour une infante défunte, pour piano, est créée à la Société nationale de musique, à Paris (ancienne salle Pleyel), par Ricardo Viñes ; la version orchestrée par Ravel sera créée aux concerts Hasselmans, à Paris, le 25 décembre 1911, sous la direction d'Alfredo Casella.… Lire la suite
DAPHNIS ET CHLOÉ (M. Ravel)

Écrit par :  Alain PÂRIS

Commande de Serge de Diaghilev pour les Ballets russes, composé entre 1909 et 1912, Daphnis et Chloé, ballet en un acte et trois parties sur un argument de Michel Fokine et Maurice Ravel d'après le roman pastoral de Longus, est créé le 8 juin 1912 au théâtre du Châtelet, à Paris, sous la direction de Pierre Monteux, et dans les décors et… Lire la suite
ARRANGEMENT, musique

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Dans le chapitre "L'arrangement et le respect de l'œuvre originale"  : …  ce sont ceux dans lesquels nous voyons que l'arrangeur est le compositeur lui-même. Dans le cas de *Ravel, qui a orchestré une grande partie de ses œuvres pour piano, il est parfois permis de se demander si la version primitivement pensée par le compositeur était bien la version pianistique ou si cette dernière n'était qu'une ébauche de la version… Lire la suite
BOLÉRO

Écrit par :  Pierre-Paul LACAS

… *Danse espagnole (bolero : celui qui danse le bolero ; vient de bolla : boule), à 3/4, dans un tempo modéré, d'un style calme et noble ; on l'exécute avec chant et castagnettes, voire guitare et tambour de basque. Le boléro semble avoir été connu au xviie siècle, mais c'est vers 1780 qu'Antón Boliche et… Lire la suite
LONG MARGUERITE (1874-1966)

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… l'école française de piano. Elle se lie d'amitié avec Claude Debussy et étudie avec lui ses œuvres. *Après la mort du compositeur, en 1918, elle se met au service de la musique d'un autre maître, Maurice Ravel. Le 11 avril 1919, elle crée à la Société de musique indépendante, salle Gaveau, sa suite pour piano Le Tombeau de Couperin ; la… Lire la suite
MUSIQUES SAVANTES ET MUSIQUES POPULAIRES

Écrit par :  Juliette GARRIGUES

), Erik Satie, Igor Stravinski, George Gershwin, Aaron Copland, Leonard Bernstein... En 1928, *Maurice Ravel traverse l'Atlantique pour donner une série de concerts. Il découvre le Canada puis les États-Unis, notamment La Nouvelle-Orléans et New York ; il séjourne à Harlem, fréquente les clubs de jazz en compagnie du compositeur américain… Lire la suite
PARNY ÉVARISTE DÉSIRÉ DE FORGES DE (1753-1814)

Écrit par :  Denise BRAHIMI

… *Le chevalier, puis vicomte de Parny a été surnommé en son temps le Tibulle français. Il est connu comme poète érotique et fit parfois scandale par ses tableaux licencieux. Il est né à l'île Bourbon, comme son contemporain Bertin. Parny appartient à l'une des premières familles de la colonie. À l'âge de neuf ans, on l'envoie en France faire ses… Lire la suite
PERLEMUTER VLADO (1904-2002)

Écrit par :  Alain PÂRIS

… *Rares sont les musiciens qui sont entrés dans l'intimité de Maurice Ravel au point de détenir une tradition authentique d'interprétation de sa musique. Vlado Perlemuter a connu Ravel au début de sa carrière de pianiste et les conseils qu'il a reçus de lui sont probablement restés gravés dans sa mémoire d'une manière plus objective que chez d'autres… Lire la suite
PIANO

Écrit par :  Daniel MAGNEAlain PÂRIS

Dans le chapitre "Musique française et écoles nationales"  : …  langage (ÉtudesPour le piano). À la liberté debussyste s'oppose la rigueur de *Ravel, qui utilise l'apport de ses aînés à des fins mélodiques et rythmiques tout en évoluant parfaitement dans le moule des formes classiques (SonatineLe Tombeau de CouperinConcerto en sol et Concerto pour la mainLire la suite
RAVEL (J. Echenoz)

Écrit par :  Michel PAROUTY

… étudié n'était pas vraiment extraverti et n'avait pas pour habitude de multiplier les confidences ? *Que faire, surtout, depuis que l'ouvrage magistral de Marcel Marnat (Maurice Ravel, Fayard, Paris, 1986) a, semble-t-il, réglé, pour le moment, la « question Ravel » ? Jean Echenoz est romancier. Et ce n'est pas un hasard si son livre porte… Lire la suite
TAMBOURS

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TONAL SYSTÈME

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Dans le chapitre "Survivance"  : …  étrangers à la gamme diatonique du ton choisi par le musicien. L'accord ci-dessous a été pensé par *Ravel au début de Daphnis et Chloé comme appartenant au ton de la majeur ; pourtant, le ré dièse qui figure à son sommet est étranger à cette tonalité : Voici une agrégation typique du langage chromatique de Bartók :… Lire la suite

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