Titre que le Chat botté attribue à son maître, fils cadet d'un meunier, dans le célèbre conte tiré du recueil de Perrault, Contes de ma mère l'Oye (1697). Le narrateur ne fournit aucune précision sur ce marquisat de fantaisie, devenu synonyme de noblesse d'emprunt.
Première piste. Le mot Carabas (de l'hébreu keroub, chérubin) se trouve dans une interpolation du traité In Flaccum de l'écrivain juif de langue grecque Philon ; c'est le nom d'un fou qui se promenait nu et que les Alexandrins, en l'an 38, affublèrent d'une couronne de papier et d'un sceptre de roseau, pour se moquer d'Agrippa, nommé roi de Judée par Caligula. En étudiant cette interpolation, le philologue Bernard Dubourg a pu établir en 1969 qu'il pourrait s'agir d'un récit parodique visant le Christ lui-même et que Carabas serait mis à la place de Barabbas.
Autre étymologie : le nom pourrait être emprunté à des formulettes, par exemple celle de l'élimination au jeu, Du bibi, du bobo, carafi, carafo, ou celle du tricheur puni « Et marquis de Carabas/mets ta tiète din un sa' » (Dictionnaire de la Flandre française, 1867, dans E. Rolland, Rimes et jeux de l'e […]
