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Écrit par : Alain MICHEL
Dans le chapitre Du baroque au néo-classicisme : les métamorphoses de la grâceLe xviie et le xviiie siècles n'iront pas toujours aussi loin dans la réflexion sur la création littéraire. Le premier fait qui les caractérise est l'approfondissement du maniérisme. Avec Gracián ou Tesauro, celui-ci aboutit à sa forme extrême, qui ressemble fort aux ornementations du « plateresque » espagno ... Lire la suite
Écrit par : Bernard CROQUETTE
Mode littéraire qui a fait fureur en France au xviie siècle pendant une dizaine d'années (env. 1643-1653). À genre nouveau, mot nouveau : le terme lui-même est emprunté à l'italien et introduit dans la langue (ou plutôt réintroduit, car il avait déjà été employé, mais avec un sens différent) par Sarrasin à la même époque. Il dé ... Lire la suiteÉcrit par : Marc SORIANO
Titre que le Chat botté attribue à son maître, fils cadet d'un meunier, dans le célèbre conte tiré du recueil de Perrault, Contes de ma mère l'Oye (1697). Le narrateur ne fournit aucune précision sur ce marquisat de fantaisie, devenu synonyme de noblesse d'emprunt. Première piste. Le mot Carabas (de l'hébreu keroub, chérubin) se ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MARMIER
Est-ce un « genre » que celui que ne représente qu'un seul ouvrage (car il faut laisser hors de cause les traités suivis, Caractères des passions, ou De l'amour, ou Des femmes par Mme de Pringy, et aussi les versificateurs singes de La Bruyère, les Sellier, les Teissier...) ? À la rigueur, il y en a deux, si l ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre DU COLOMBIER, Henri PEYRE
Comme d'autres termes généraux et vagues qui désignent une époque littéraire et artistique, un idéal esthétique et quelque groupement d'hommes poursuivant un objet analogue (Renaissance, âge des Lumières, romantisme, symbolisme), le mot « classicisme » défie toute précision. Il y a des classiques dans toutes les littératures ; et, dans diverses la ... Lire la suiteÉcrit par : Gilbert GADOFFRE
Dans le chapitre Versailles, théâtre de l'autorité royaleL'organisation de Versailles en foyer de civilisation et de culture en même temps que de gouvernement et d'administration a fait de cette ville artificielle un exemple de centralisation absolue unique au monde. Mais ses activités étaient si nombreuses qu'on peut se demander à quel niveau se plaçaient les fonctions culturelles dans cet ensemble pol ... Lire la suite
Écrit par : Jean MARMIER
Presque tous les écrivains du xviie siècle ont dessiné, enrichi ou reproduit le portrait idéal de l'honnête homme. Socialement, ce dernier ne se conçoit guère sans une aisance propre à le libérer des travaux « mécaniques ». Méré le verrait aussi bien vivre dans une cabane qu'à la cour : hypothèse hyperbolique qui marque le mome ... Lire la suiteÉcrit par : Michel DELON
Libertin et libertinage ont longtemps été des termes polémiques destinés à stigmatiser toutes les opinions ou conduites qui s'écartaient de la norme dominante. Il a fallu l'effervescence du xviiie siècle pour qu'ils soient assumés et revendiqués, et une distance historique de plusieurs siècles pour qu'ils deviennent de ... Lire la suiteÉcrit par : Robert ABIRACHED, Antoine ADAM
Dans le chapitre Le libertinage au XVIIe siècleLes premières manifestations d'une pensée libertine au xviie siècle apparaissent aux environs de 1620 dans un milieu très particulier, la jeunesse de la cour. Ces jeunes libertins cherchent le scandale, se moquent des prédicateurs, affectent de ne pas observer la règle du jeûne et de l'abstinence, chantent dans les cabarets des ... Lire la suite
Écrit par : Marie-Madeleine FRAGONARD
Vers le milieu du xviie siècle une dissociation s'opère au sein des savoirs entre les sciences et les lettres, et au sein des lettres entre les savants et « ceux qui écrivent bien en français », entre ce que nous appelons érudition et ce que nous appelons littérature. Ce clivage, résultat d'un long affrontement entre les tenant ... Lire la suiteÉcrit par : Nicole QUENTIN-MAURER
Personnage de L'Odyssée, le plus fidèle ami d'Ulysse qui lui confie, à son départ pour Troie, le soin de veiller sur sa maison et sur l'éducation de son fils. Dans son Télémaque (1699), Fénelon fait de Mentor un personnage important qui escorte partout le héros. À la fin, il révèle sa véritable identité : il n'est autre que la dé ... Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
On désigne habituellement sous le terme « moralistes » un ensemble d'écrivains français qui ont pour premier point commun de traiter des « mœurs », plutôt que de morale au sens moderne. Définition bien trop générale pour circonscrire un groupe que pourtant les dictionnaires, les manuels, les anthologies s'entendent, depuis en gros la seconde moiti ... Lire la suiteÉcrit par : Daniela DALLA VALLE CARMAGNANI, Jacqueline DUCHEMIN, ETIEMBLE, Charlotte VAUDEVILLE
Dans le chapitre À l'âge moderneDans les littératures modernes européennes, la pastorale jouit d'un remarquable succès du xve au xviiie siècle, et particulièrement vers la fin du xvie et le début du xviie siècle. Comme tous les genres élaborés par les Anciens, la pastorale dut sa nouvelle vie à l'eff ... Lire la suite
Écrit par : Marie-Madeleine FRAGONARD
La fréquentation des Écritures, les affrontements de la fin du xvie siècle métamorphosent la notion même de littérature religieuse, en un temps où le religieux représente plus de la moitié des livres édités. Une littérature institutionnelle polémique, didactique, historique prend un essor inouï dans les deux Églises, catholique ... Lire la suiteÉcrit par : Roger LATHUILLÈRE
La préciosité, entendue au sens le plus strict, c'est-à-dire historique, originel en quelque sorte, s'est épanouie en France au cours de la période de 1650 à 1660, qui a pu, à juste titre, être appelée la « poussée précieuse ». Les précieux et les précieuses au temps de Mlle de Scudéry et de l'abbé de Pure ont été les premiers à porter ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
Le purisme est la réaction conservatrice du grammairien en face de la création linguistique du rhéteur ou du poète qui tend à bouleverser l'ordre du langage. Ainsi exclut-il tout archaïsme ou néologisme, tout écart par rapport au vocabulaire « convenable » dont usent les « honnêtes gens », toute innovation syntaxique et partant, toute forme origin ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MARMIER
Le xvie siècle a connu des salons curieux de littérature, comme celui des dames des Roches. Mais avant le xviiie siècle, le salon comme pièce de réception n'existe que dans les palais. Au xviie, c'est dans la « ruelle » (en fait, dans la chambre à coucher) que reçoit la maîtresse de maiso ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MARMIER
Observées dans certaines tragédies du xvie siècle, les unités d'action, de temps et de lieu sont posées comme règle par Jean de La Taille (1572), sous l'influence de la Poétique de Castelvetro (1570), qui emprunte les deux premières à Aristote. Mais le théâtre baroque fait triompher l'irrégularité dans la tragi-comédie ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
La règle de la vraisemblance — l'une des plus importantes et des plus générales de la doctrine classique — trouve sa source dans la Poétique d'Aristote : « Il est évident que l'œuvre du poète n'est pas de dire ce qui est arrivé, mais ce qui aurait pu arriver, ce qui était possible selon la nécessité ou la vraisemblance. » Le vrai est l'ob ... Lire la suite
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