Danseur et chorégraphe né à Moscou dans une famille bercée par la musique : sa mère est soprano, et son père membre de l'orchestre du Bolchoï. Élève pour la danse et l'art dramatique à l'École impériale de Moscou, Léonide Massine est engagé en 1913 par Serge de Diaghilev ; au sein de la compagnie des Ballets russes, Enrico Cecchetti et Mikhaïl Fedorovitch Larionov complètent sa formation. Dès 1914, il connaît ses premiers succès comme danseur soliste dans La Légende de Joseph. Il règle, dès 1915, des ballets : Soleil de nuit (musique de Rimski-Korsakov, décors de Larionov, 1915), La Boutique fantasque (Rossini et Respighi, Derain, 1919), Le Tricorne (de Falla, Picasso, 1919). Jaloux de son indépendance, Massine quitte les Ballets russes en 1920, et, pendant quatre ans, il se partage entre Londres et Paris. Il est rappelé par Diaghilev en 1924 ; il restera dans sa compagnie jusqu'en 1929 (année de la mort de Diaghilev).
Il y règle : Les Matelots (Auric, Pruna, 1925), Le Pas d'acier (Prokofiev, Yakoulov, 1927) et Ode (Nabokov, Tchelitchev, 1928). En 1932, comme de nombreux membres de la compagnie des Ballets russes de Diaghilev, il travaille aux Ballets russes de Monte-Carlo dirigés par René Blum et le colonel de Basil ; il y règle Jeux d'enfants (Bizet, Mirot, 1932).
En 1936, les Ballets russes de Monte-Carlo se scindent : René Blum dirige les Ballets de Monte-Carlo, et le colonel de Basil dirige les Ballets du colonel de Basil, dont Massine est le chorégraphe attitré jusqu'en 1938. Il y crée la Symphonie fantastique (Berlioz, Bérard, 1936). En 1938, il est nommé par René Blum directeur artistique des Ballets de Monte-Carlo ; il y règle la Septième Symphonie de Beethoven (1939) et la Bacchanale de Tannhäuser (Wagner, Dalí, 1939). Massine abandonne toute activité pour cette compagnie en 1945. Simultanément, dès 1942, il travaillait avec le Ballet Theatre. Il apporte sa collaboration au Ballet international en 1944, au Sadler Welles Ballet ainsi qu'aux Ballets des Champs-Élysées en 1951. Il collabore aussi à plusieurs films d […]
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