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MAHOMET ou MUHAMMAD (571?-632)

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5.  La personnalité et le rôle de Mahomet dans l'islam

Si le développement postérieur de l'islam est dû aux circonstances (pour ceux qui n'y voient pas la main de Dieu), une part importante de son succès vient néanmoins du génie de Muḥammad. On peut le créditer d'une grande intelligence, d'une habileté et d'une ténacité remarquables, d'un sens très fin des hommes et des situations. Au début, une flamme ardente l'emporte, l'indignation le brûle et s'exprime en une véhémente poésie. Certes, le succès le gâta quelque peu, il en vint à croire un peu trop facilement à des inspirations qui satisfaisaient ses penchants naturels. Mais il n'y a pas de raison majeure de mettre en doute sa sincérité jusqu'au bout. Il faut tenir compte des mœurs du temps et de son pays pour juger certains de ses actes, atroces ou quelque peu hypocrites (encore qu'ils semblent avoir suscité quelque réprobation à l'époque même). On voit là surtout la dégradation habituelle de la mystique (car ce fut une grande personnalité religieuse) en politique, avec toutes les suggestions pernicieuses de la raison d'État. Il montra, en bien des cas, de la clémence, de la longanimité, de la largeur de vues et fut souvent exigeant envers lui-même. Ses lois furent sages, libérales (notamment vis-à-vis des femmes), progressives par rapport à son milieu.

Sa vie privée influa sur ses déterminations et même sur ses idées. Après la mort de Khadīdja, il épousa une veuve, bonne ménagère, Sawda, et aussi la petite ‘Ā'isha, fille d'Abū Bakr, qui avait à peine une dizaine d'années. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui faire contracter concurremment une dizaine de mariages. Cela n'alla pas sans jalousies, intrigues et parfois scandales avec d'opportunes interventions d'Allāh. Le groupe constitué par sa fille Fāṭima et ‘Alī, qui épousa celle-ci (ils lui donnèrent deux petits-fils, Ḥasan et Ḥusayn), était hostile à celui que formaient deux des coépouses du Prophète et leurs pères Abū Bakr et ‘Umar, conseillers de celui-ci. Cette rivalité devait avoir de graves conséquences plus tard.

La glorification de Muḥammad devait aller croissant après sa mort. Symbole de l'unité de la nouvelle foi, il se vit attribuer des charismes de plus en plus éminents, en particulier pour le placer au moins à égalité avec les fondateurs des autres religions. Certaines sectes allèrent jusqu'à le déifier. Un véritable culte s'organisa autour de sa personne et ses reliques furent particulièrement vénérées. Encore aujourd'hui, si on n'applique plus comme autrefois la peine de mort à l'encontre de ses insulteurs, il reste impossible de manquer de respect envers sa mémoire (ou de paraître en manquer) dans les pays musulmans.

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EXPANSION ARABE EN AFRIQUE

Écrit par :  Pascal BURESI

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ISLAM (La religion musulmane) - Les sciences religieuses traditionnelles

Écrit par :  Chafik CHEHATARoger DELADRIÈREDaniel GIMARETGuy MONNOTGérard TROUPEAU

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ISLAM (Histoire) - De Mahomet à la fin de l'Empire ottoman

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Dans le chapitre "L'expansion arabo-islamique"  : …  diverses époques de l'histoire est inséparable de l'adhésion aux principes énoncés par le prophète *Muḥammad et, comme telle, elle a souvent pris l'aspect d'une conquête destinée à affirmer la suprématie de la religion musulmane ; mais, en même temps, elle a pu apparaître comme la manifestation triomphante d'un peuple jusqu'alors tenu en marge des… Lire la suite
MAHDISME

Écrit par :  Yves THORAVAL

… *Terme arabe qui signifie « celui qui est guidé » et, par extension, étant donné que toute sage directive vient de Dieu, « celui qui est guidé par Dieu dans la bonne voie », mahdī désigne, dans l'islam (avec un succès prédominant dans le Maghreb), un prophète qui doit venir à la fin des temps pour purifier la communauté, rassembler les… Lire la suite
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Écrit par :  Georges BOHAS

… *Ville sainte de l'islam vers laquelle se tournent tous les musulmans pour prier et en laquelle ils doivent, s'ils en ont les moyens, se rendre en pèlerinage au moins une fois dans leur vie. Avant l'établissement de l'islam, La Mecque (de l'arabe Makka) est essentiellement une cité commerçante. Bien que son existence soit plus ancienne, ce… Lire la suite
MÉDINE

Écrit par :  Georges BOHAS

… *La ville (madīna) du Prophète, située dans le Hedjaz en Arabie Saoudite. À l'époque pré-islamique, Médine, appelée alors Yatrib, différait beaucoup de La Mecque : cette dernière était en effet une cité commerçante, tandis que Yatrib était plutôt un groupe de hameaux situés dans une oasis fertile. Deux tribus, les ‘Aws et les Khazradj,… Lire la suite
MOSQUÉE

Écrit par :  Marianne BARRUCAND

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QORAYSHITES ou QURAYSHITES LES

Écrit par :  Universalis

… *La tribu des Qorayshites, au sein de laquelle naquit Muḥammad, faisait partie des Arabes du Nord. Au début du viie siècle, composée de plusieurs clans d'inégale puissance et représentée par une oligarchie marchande qui y détenait le pouvoir, elle dominait le centre commercial de la Mekke. Muḥammad devenu « messager de Dieu » se… Lire la suite
RÉVÉLATION

Écrit par :  Bernard DUPUY

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SUNNISME

Écrit par :  Roger ARNALDEZ

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TAFSIR

Écrit par :  Khalifa SOUA

… *Mot arabe qui signifie explication, commentaire (du verbe fassara, « expliquer ») et qui a pour synonyme sharḥtafsīr désigne une forme de commentaires d'ouvrages très divers en matière de science et de philosophie. Mais la terminologie arabo-musulmane semble avoir distingué le sens de sharḥ, qui est utilisé plus… Lire la suite
'UMAR Ier ou OMAR Ier ABU HAFSA IBN AL-KHATTAB (581 env.-644) calife (634-644)

Écrit par :  Georges BOHAS

… *Deuxième successeur du Prophète à la tête de la communauté islamique, ‘Umar Ier joue un rôle décisif dans l'expansion de l'islam et dans l'organisation de l'État musulman. D'abord fermement opposé à la prédication de Muḥammad, il change bientôt d'attitude et se fait l'un des plus fervents adeptes de l'islam, les mots du Coran comme la… Lire la suite
UMAYYA IBN ABI S-SALT (mort en 630 ou 632)

Écrit par :  Sayed Attia ABUL NAGA

… *Issu de Thaqif (près de La Mecque), Umayya Ibn Abī ṣ-Ṣalt fait partie de ces quelques personnages mystérieux qui sont appelés par le Coran et par la tradition hanifs, c'est-à-dire ceux qui, sans être chrétiens ni musulmans, ont compris le monothéisme abrahamique. Des conteurs et des sermonnaires musulmans le présentent comme un esprit… Lire la suite

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