Titre sous lequel Diogène Laërce honore Thalès de Milet, Bias de Priène, Solon d'Athènes, Chilon de Sparte, Périandre (tyran de Corinthe), Épiménide de Crète, Phérécyde de Syros, Pittacos de Mitylène, Cléobule de Lindos (à Rhodes), Myson (originaire d'une obscure bourgade continentale) et Anacharsis (fils d'un roi barbare et d'une Grecque). Si les prêtres de Delphes ont canonisé, en ~ 585/84, une liste des Sept, il faut croire que, pour quelques générations, régnèrent des « immortels » aux noms changeants.
Le titre court de l'un à l'autre. Et aussi la légende, une histoire de talisman de l'autre monde, d'une coupe ou d'un trépied ramassé avec un filet dans la mer ou autrement, attribué par l'oracle au « plus sage » de la ville, transmis par sa modestie a un « plus sage » encore, et finalement remis par « le plus sage » de tous à Apollon : tel un gage que la ronde fait courir du dieu au dieu par la chaîne des sages. Tous les éléments de la légende pointent vers l'Apollon de Delphes. Les formules sapientiales attribuées à l'un ou à l'autre promeuvent une commune éthique de la mesure, la modération. La diversité même des origines, célèbres ou humbles, grecques ou barbares, i […]
