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Écrit par : Bernard HOLTZMANN
Presque toute ville grecque est composée de deux éléments que la configuration du site distingue d'emblée : ville haute et ville basse – celle-ci vouée à l'habitat et aux activités civiles et commerciales ; celle-là, l'acropole, réservée à la défense et aux dieux protecteurs de la cité. Cette dissociation topographique des fonctions, qui ne s'est ... Lire la suiteÉcrit par : Martine Hélène FOURMONT
À la fois « forme et esprit », l'agora, généralement située à un carrefour important du réseau urbain, matérialise remarquablement la notion de cité grecque. Elle incarne de façon si évidente cette notion que, dans sa Périégèse (X, iv, 1), Pausanias hésite à donner le nom de cité à Panopeus de Phocide car « cette ville ne possède ... Lire la suiteÉcrit par : Michel GRAS
La ville actuelle d'Agrigente (en italien Agrigento) compte environ 50 000 habitants ; chef-lieu de province près de la côte méridionale de la Sicile, elle occupe un petit secteur de la colonie grecque d'Akragas (du nom du fleuve qui la bordait à l'est) et de la ville romaine d'Agrigentum ; à leur arrivée, en 825 après J.-C., les Arabes l'appelère ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MOSSÉ
Cité grecque du nord-est du Péloponnèse, l'un des sites les plus anciennement occupés de la région, puisqu'on y trouve des traces d'un établissement dès le premier âge du bronze. Argos fut aux ~ xive et ~ xiiie siècles un des centres de la civilisation mycénienne et, dans L'Iliade, elle constitue le ... Lire la suiteÉcrit par : Guy BURGEL, Pierre LÉVÊQUE
Dans le chapitre Athènes, cité antiqueUne petite plaine de 22 kilomètres sur 10, limitée par l'Aigaléos, le Parnès, le Pentélique et l'Hymette et drainée par le Céphise grossi de l'Ilissos ; en son centre, une acropole de 85 mètres de haut eur, facile à défendre, assez proche de la mer pour que les communications soient aisées avec le monde de l'Égée, assez lointa ... Lire la suite
Écrit par : Bernard HOLTZMANN
Avec une superficie de 858 km2, Chios (Scio ou Chio, depuis le Moyen Âge), séparée de la côte turque par un détroit de 7 kilomètres, est la cinquième île de la mer Égée. Montagneuse au nord (1 297 m) et vallonnée au sud, elle présente dans sa partie centrale une plaine très fertile (Cambos) où est installé depuis l'Antiquité le chef-lie ... Lire la suiteÉcrit par : François BURDEAU
Philosophes, historiens, orateurs de la Grèce classique ont défini, analysé, discuté ce type d'organisation originale qu'est la cité, favorable à l'éclosion d'une réflexion politique qui fut plus idéaliste que positive et toujours dominée par des préoccupations morales. C'est à leurs yeux un don des dieux, la société politique par excellence. La G ... Lire la suiteÉcrit par : François HARTOG
La cité-État désigne une forme politique spécifique qui a eu cours, d'abord dans l'Antiquité classique, puis en Italie et en Europe du Nord à la fin du Moyen Âge. D'une période à l'autre, les différences l'emportent sur les ressemblances. La cité antique était inséparable de son arrière-pays campagnard et comptait les paysans propriétaires au nomb ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUMONT
Une des plus anciennes et des plus puissantes cités grecques, située dans une étroite plaine pierreuse, entre l'isthme qui commande l'entrée du Péloponnèse, et la citadelle rocheuse de l'Acrocorinthe. Plusieurs vagues de ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUMONT
Colonie grecque d'Italie du Sud, fondée en ~ 709 par l'œciste achéen Myscellos de Rhypes, selon un double oracle de Delphes qui promet aux Syracusains la richesse, et aux Crotoniates la santé. Crotone bénéficie d'un double port et d'un arrière-pays fertile mais limité. Elle fonde Caulonia, Skyllètion et Térina sur le versant nord de la Calabre. Le ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARLIER
Les Grecs eux-mêmes classaient les divers dialectes locaux parlés à l'époque classique en quelques grands groupes, l'ionien, l'éolien et le dorien principalement. Les recherches linguistiques modernes, fondées sur l'épigraphie, ont confirmé pour l'essentiel ces classifications. Un dialecte de type dorien était parlé dans une grande partie du Pélop ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MOSSÉ
L'Étolie, région montagneuse de la Grèce centrale, n'a connu qu'un développement relativement tardif dans l'histoire du monde grec, du fait de son isolement d'une part, de l'absence de bons ports d'autre part. Au ~ ve siècle encore, elle n'avait que peu de cités et apparaissait aux contemporains (Thucydide) comme une région enc ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MOSSÉ
Pratique originale dans le monde grec, qui s'est particulièrement répandue à l'époque hellénistique. L'évergète est généralement un riche homme étranger qui, dans des circonstances diverses, témoigne d'une particulière bienveillance à l'égard d'une cité et, de ce fait, reçoit le titre de bienfaiteur de cette cité. À l'époque classique, ce titre pe ... Lire la suiteÉcrit par : André-Jean FESTUGIÈRE
La notion de liberté est immédiatement liée, en Grèce, à celle de démocratie, c'est-à-dire au gouvernement du peuple par le peuple (dèmos) : « Le fondement du régime démocratique est la liberté », dit Aristote (Politique, Z 2, 1317 a 20) après Platon (La République, VIII, 557 b 3, 502 b 6). Le mot de démocratie ... Lire la suiteÉcrit par : François LISSARRAGUE
On a pu décrire la civilisation grecque comme une civilisation de la parole politique, et bien des auteurs, en particulier Platon, insistent sur la primauté du logos, de la parole vivante, opposée à l'écrit, inerte, et à l'image, muette. Mais la Grèce est en même temps à nos yeux, et déjà aux yeux des Romains qui l'ont conquise, la terre ... Lire la suiteÉcrit par : François CHÂTELET, Pierre VIDAL-NAQUET
« La cité grecque (polis) est une communauté de citoyens entièrement indépendante, souveraine sur les citoyens qui la composent, cimentée par des cultes et régie par des nomoi [lois] » (André Aymard). Cette définition vaut pour l'époque classique (ve-ive siècle av. J.-C.), et fournit un poi ... Lire la suiteÉcrit par : Joseph MOGENET, Jacqueline de ROMILLY
Si abondante qu'elle soit par les œuvres conservées, si étendue qu'elle ait été dans le temps, puisqu'elle s'étale du viiie siècle avant J.-C. au vie siècle de notre ère, la littérature grecque ancienne s'est concentrée essentiellement – à une exception majeure près, celle d'Homère – sur une courte période, ... Lire la suiteÉcrit par : André-Jean FESTUGIÈRE, Pierre LÉVÊQUE
Les caractères dominants de la religion grecque apparaissent d'emblée : il s'agit d'un polythéisme qui s'est enrichi par l'adjonction progressive de nouvelles divinités ; les dieux sont conçus sous forme anthropomorphisée, encore que les traces de vieux cultes animistes de la pierre, de la plante, de l'animal soient visibles dans certaines personn ... Lire la suiteÉcrit par : André-Jean FESTUGIÈRE
La civilisation occidentale est fondée sur un petit nombre de principes qui donnent à la vie humaine son sens et sa valeur. Ces principes ont été formulés en Occident, pour la première fois et de façon définitive, par des Grecs. C'est ce qu'il importe de rappeler : après un demi-siècle de terribles vicissitudes, et alors que l'homme occidental est ... Lire la suiteÉcrit par : André-Jean FESTUGIÈRE
Dans le chapitre L'homme essentielIl faut se garder d'imaginer une Grèce idéale, une Grèce où tous n'eussent été que des sages et des philosophes discutant paisiblement dans un jardin. En fait, les Grecs étaient des hommes, et qui étaient mus par tous les appétits qui meuvent les hommes. L'appétit de gloire et d'honneur : Achille, les jeunes athlètes féodaux de Pindare, A ... Lire la suite
Écrit par : Pierre VIDAL-NAQUET
L'histoire de la civilisation échappe difficilement à un double danger : une première conception en fait une sorte d'annexe qui comprendrait à la fois l'art, le costume, les coutumes funéraires, la cuisine, en un mot tout ce qui ne relève ni de l'histoire politique, ni de l'histoire économique et sociale, ni de l'histoire des idées ; une seconde, ... Lire la suiteÉcrit par : Roland MARTIN
Symbole des mouvements de colonisation qui amenèrent, au viiie siècle avant notre ère, l'installation des Grecs en Sicile et en Italie méridionale, les villes grecques de Sicile illustrent encore, par l'ampleur et la beauté de leurs ruines, par la qualité de leurs œuvres d'art, en particulier des monnaies, une des plus importan ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MOSSÉ
Les Grecs qui s'étaient établis dans la péninsule des Balkans au début du IIe millénaire commencèrent à émigrer dans le bassin de la Méditerranée à partir du viiie siècle avant J.-C. Ce mouvement de colonisation devait avoir des conséquences extrêmement importantes sur l'évolution des cultures qui se trouvèrent placé ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MOSSÉ
Le nom de Grande-Grèce apparaît pour la première fois dans l'œuvre de l'historien Polybe. Mais il est probable que les Grecs l'employèrent dès une époque plus ancienne pour désigner la partie méridionale de la péninsule italienne, où, depuis le milieu du viiie siècle, les Grecs venus du continent avaient établi des colonies, do ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MOSSÉ, Nicolas SVORONOS
Rien ne semblait a priori destiner la péninsule grecque à être le centre d'une des plus brillantes civilisations de l'histoire, de la première surtout qui sut poser les problèmes auxquels l'homme n'a pas encore fini de chercher des réponses. Le pays est en effet aride, le relief compartimenté, le climat rude l'hiver, chaud l'été. Peu de grandes pl ... Lire la suiteÉcrit par : Xavier LAPRAY
La guerre de Pyrrhus (ou Pyrrhos), équipée militaire d'un roi grec en Occident, constitue l'ultime stade de la conquête romaine de l'Italie du Sud et marque donc la fin de l'indépendance de la Grande-Grèce. L'épisode s'insère en effet dans le conflit qui oppose Tarente, la plus puissante des cités grecques d'Occident, à Rome, dont l'expansion atte ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARLIER, Gabriel GERMAIN, Michel WORONOFF
Dans le chapitre La société homériqueDepuis les découvertes de l'Allemand Heinrich Schliemann à Troie en 1870 et à Mycènes en 1873, beaucoup d'archéologues et d'historiens ont postulé que les poèmes d'Homère, généralement datés du viiie siècle avant notre ère, décrivaient le monde mycénien qui s'était épanoui dans la seconde partie du IIe millénaire ; i ... Lire la suite
Écrit par : Claude MOSSÉ
La plus grande des îles du golfe de Naples et l'ancienne Pithecusa. C'est là que s'établirent d'abord les premiers colons grecs venus de Chalcis et d'Érétrie en Eubée, qui devaient ensuite fonder Cumes sur la côte campanienne. Ischia était en effet une escale importante pour le transport des métaux extraits des montagnes d'Étrurie, et les fouilles ... Lire la suiteÉcrit par : André DAUBARD
Le Laurion est une région montagneuse du sud-est de l'Attique, célèbre dans l'Antiquité pour ses mines de plomb argentifère. L'exploitation remonte, peut-être, aux alentours de ~ 1000. En ~ 483, les Athéniens utilisèrent le filon pour financer la construction d'une grande flotte qui remporta sur les Perses la victoire de Salamine en ~ 480. La cité ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MOSSÉ
La plus grande des îles de l'Égée orientale. Dans l'Antiquité, son territoire était divisé entre cinq cités : Méthymna, Mytilène, Éresos, Antissa et Pyrrha. Elle était particulièrement fertile et possédait de bons ports ; au ~ vie siècle, des habitants de Lesbos commerçaient à Naucratis, en Égypte. Dominées par une aristocratie ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MOSSÉ
Cité grecque de l'isthme de Corinthe, située au milieu d'une étroite plaine fertile entre le territoire de Corinthe et l'Attique. Possédant de bons ports sur le golfe Saronique, Mégare était tournée plus volontiers vers l'Égée que vers l'Occident. C'est pourtant en Sicile orientale qu'elle fonda sa plus ancienne colonie, Megara Hyblaia. Mais ses é ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUMONT
Ville grecque de Lucanie, située à cinquante kilomètres à l'ouest de Tarente. Selon Diodore, Métaponte aurait été fondée vers ~ 700 par des Achéens que Sybaris avait appelés contre la ville dorienne de Tarente. Entre les deux fleuves Bradano et Casuentus, elle commandait la route commerciale vers Paestum. Sa richesse en blé apparaît dans l'épi de ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MOSSÉ
Le terme « métèque » (metoikos) désigne, à Athènes, à l'époque classique, une catégorie particulière d'étrangers qui, moyennant un certain nombre d'obligations, obtiennent le droit de résider sur le territoire de la cité, de s'y livrer à leurs activités professionnelles, et sont assurés d'une protection juridique qui les garantit contre t ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DELORME
Port locrien sur la rive nord du golfe de Corinthe, à quelques kilomètres du cap Rhion. Cette situation lui a valu une importance stratégique qui explique son rôle historique mieux que sa puissance propre. Dans la légende du retour des Héraclides, Naupacte leur sert de base navale pour reconquérir le Péloponnèse. À l'époque archaïque, elle est dan ... Lire la suiteÉcrit par : Louise LAMBRICHS
Célébrés tous les deux ans, en juillet, les mêmes années que les jeux Isthmiques, les jeux antiques de Némée, en Argolide, consistaient en des concours athlétiques et musicaux en l'honneur de Zeus. On en rattachait l'institution à des événements illustrant le destin de figures légendaires, telles que Héraclès, victorieux du lion Némée, Adraste, ro ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DELORME
De nos jours célèbre avant tout pour les compétitions sportives qui s'y déroulaient, Olympie était d'abord, pour les Anciens, un sanctuaire : les Jeux n'étaient qu'un des aspects du culte de Zeus « père et maître des dieux », mais celui, il est vrai, qui lui valut sa réputation universelle, attirant une foule considérable. Des offrandes innombrabl ... Lire la suiteÉcrit par : Alain MAHUZIER
La fête d'Athéna Parthénos, célébrée tous les quatre ans à Athènes, aurait été instituée par Thésée après qu'il eut établi le système démocratique avec ses trois classes de citoyens (nobles, artisans, cultivateurs) et qu'il eut réalisé l'unité de l'Attique autour d'Athènes ; elle devint le symbole de l'unité de l'Attique autour de la ville. Elle c ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MOSSÉ
Considérés par la tradition comme les habitants préhellènes de la Grèce, les Pélasges auraient été dispersés à l'âge du bronze avec l'arrivée des Grecs dans la péninsule. On les trouve mentionnés dans Homère ainsi que par Hérodote (Histoires, I, lvii) dans un assez long développement où il insiste sur la langue barbare que parlai ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MOSSÉ
Cité grecque d'Ionie qui a joué un rôle très original dans l'expansion grecque en Méditerranée. Alors que la plupart des cités grecques essaimaient en effet à la recherche de terres fertiles, les Phocéens, dont la cité avait un territoire exigu, se tournèrent très tôt vers l'activité commerçante, utilisant pour leur trafic leurs rapides pentéconto ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MOSSÉ
Terme qui désigne à l'origine des groupes de parenté (phrater : frère) rassemblant plusieurs familles (au sens large) dans le culte d'un ancêtre commun. Dans Homère, la phratrie apparaît comme une subdivision de la tribu (phylè) et les héros combattent groupés par tribu et par phratrie. En fait, on est assez mal renseigné sur l'é ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard HOLTZMANN
Les modernes appellent jeux Olympiques les concours sportifs qui se déroulaient tous les quatre ans en l'honneur de Zeus dans son sanctuaire d'Olympie. Fondé selon la légende par Héraclès, ce concours ne consista d'abord qu'en une course d'un stade (192 m), mais les épreuves ne cessèrent de se diversifier et l'on distingua bientôt entre athlètes j ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MOSSÉ
Édifice constituant à proprement parler le foyer de la cité. À son caractère religieux s'ajoute un caractère politique : c'est là, en effet, que se réunissent les prytanes, c'est-à-dire les cinquante bouleutes d'une même tribu, qui, pendant un dixième de l'année, constituent le bureau permanent du Conseil. Il n'est pas étonnant dès lors qu'à Athèn ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MOSSÉ
À Athènes, période durant laquelle les cinquante bouleutes d'une tribu constituent le bureau permanent du conseil. Depuis la réforme de Clisthène (à la fin du ~ vie siècle), l'année athénienne est divisée en dix prytanies d'une durée de trente-six ou trente-neuf jours. Après ~ 307, quand on ajoutera aux dix tribus clisthénienne ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard HOLTZMANN
Si les vestiges archéologiques de la vie sont souvent ténus et énigmatiques, ceux de la mort sont généralement nombreux et loquaces : l'apparence physique des hommes, leur statut social, leurs croyances, leur goût s'y révèlent ; aussi les tombes sont-elles la grande, parfois même la seule ressource de l'archéologie. Cela vaut également pour la civ ... Lire la suiteÉcrit par : Xavier LAPRAY
Apogée de Tarente (avec notamment le gouvernement du pythagoricien Archytas) qui domine la Ligue italiote (regroupement des cités grecques d'Italie du Sud afin de résister à la pression des populations indigènes de l'intérieur). Tarente fait appel au mercenaire spartiate Archidamos pour lutter contre les Lucaniens. Elle fera de nouveau appel à un ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MOSSÉ
Une des plus grandes îles de la côte occidentale de l'Asie Mineure. Lors de la migration ionienne de la fin du ~ IIe millénaire, elle fut occupée par des Grecs venus du continent. Très vite, elle allait connaître un rapide développement économique. Les Samiens furent parmi les premiers Grecs à participer au vaste mouvement de colonisati ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MOSSÉ
Cité péloponnésienne, à l'ouest de Corinthe, qui aurait été fondée par les Argiens, avec lesquels elle conserva des liens étroits au moins jusqu'à l'arrivée au pouvoir des Orthagorides à la fin du ~ viie siècle. On sait peu de chose du fondateur de la dynastie, Orthagoras, non plus que des conditions dans lesquelles il s'empara ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LÉVÊQUE
Thucydide prédisait déjà à la fin du ve siècle qu'il ne resterait rien de Sparte : « Supposons que Sparte soit dévastée et qu'il subsiste seulement les temples avec les fondations des édifices : après un long espace de temps, sa puissance soulèverait, je crois, par rapport à son renom, des doutes sérieux chez les générations fu ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard HOLTZMANN
Jusqu'au xixe siècle, la connaissance de la civilisation grecque reposa avant tout sur la tradition manuscrite ; depuis lors, l'essor de l'archéologie a fourni une masse sans cesse accrue d'objets de tous ordres qui ont révélé une « civilisation matérielle » qui n'apparaissait qu'allusivement dans les textes. Quel que soit l'in ... Lire la suiteÉcrit par : Claude MOSSÉ
Nom par lequel les Grecs désignaient la domination des mers. La première thalassocratie aurait été celle de Minos, le légendaire roi de Cnossos, en Crète. Grâce à une flotte puissante, il aurait, aux dires de Thucydide, établi sa domination sur les Cyclades et purgé l'Égée des pirates. Agamemnon, bien que le centre de sa puissance ait été sur le c ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard HOLTZMANN
Île presque ronde et montagneuse (1 203 m au mont Hypsarion), isolée en face de la côte thrace, près de l'embouchure du Nestos, Thasos est, à l'échelle de la mer Égée, une entité géographique importante par sa superficie (398 km2) et ses ressources naturelles : minerais, marbres, bois de charpente, vigne. Rien d'étonnant dès lors à ce q ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LÉVÊQUE
Thèbes est située en Béotie, au nord du fleuve Asopos. Son acropole, la Cadmée, domine d'une centaine de mètres une plaine très fertile, arrosée par l'Isménios et la Dircé, deux petits cours d'eau aux sources renommées qui confluent au nord de la ville et se jettent dans le lac Hyliké. Cette plaine donne en abondance des céréales et permet d'éleve ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier PICARD
« Trésor », le mot a un parfum d'exotisme, évoquant L'Île au trésor et les pirates des Caraïbes. Pour le numismate, un trésor est un lot de monnaies, rassemblées volontairement (ce qui exclut les pièces réunies au hasard, par exemple dans un égout) et perdues par leur propriétaire, au cours d'une guerre, d'un naufrage ou de toute autre ci ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COLLOMB
À l'origine, chez les Grecs puis chez les Romains, le trophée est formé des armes du vaincu accrochées à un arbre : elles sont des offrandes aux dieux qui ont donné la victoire. Devenu vers la fin de la République monument de pierre, le trophée représente et immortalise sur ses bas-reliefs le spectacle de la bataille et de la victoire ainsi que le ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-François JUILLIARD
Désignant le meurtre d'un tyran accompli en dehors de toute procédure régulière par une personne privée, le terme « tyrannicide » s'applique aussi parfois au meurtrier du tyran. Dans l'Antiquité grecque, le tyrannicide apparaît comme l'aboutissement ultime de la forme politique que constitue la cité, cette dernière étant caractérisée par la partic ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARLIER
Même si le terme de tyran n'est pas d'origine grecque, la notion de tyrannie apparaît en Grèce au viie siècle avant J.-C. Plusieurs centaines de personnages ont été qualifiés de « tyrans » du viie au ier siècle avant notre ère. Beaucoup d'entre eux ne sont pour nous que des noms, mais les ... Lire la suite
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