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TRIER LARS VON (1956- )

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Dogville, de L. von Trier, 2003

Né le 13 avril 1956 à Copenhague, dans une famille de fonctionnaires communistes, Lars Trier a ajouté une particule à son nom, à l'instar de Stroheim, lorsqu'il était étudiant à la Danish Film School. L'emprunt – ici à la noblesse – est une figure de style.

L'individu, soi, la personnalité, ses accidents, son histoire constituent la matière brute de son travail de cinéaste. Ils ne sont pas seulement les éléments d'une possible incarnation, ils figurent également les puits – à la fois trous noirs et sources – d'une mémoire du cinéma. L'élaboration de formes cinématographiques passe, chez lui, par l'emprunt. En effet, ses personnages, ses histoires ont déjà été aimés, fétichisés par d'autres cinéastes (Lang, Dreyer, Tourneur), et Lars von Trier, cinéphile et studieux, les détourne, leur ajoute de nouveaux affects, dans une atmosphère singulière, résolument contemporaine. S’il invoque Dreyer et Sirk à propos de Breaking the Waves, c'est pour lui une façon encore de préconiser le retour aux sources, à la matière première. Lars von Trier emprunte également quatre jours par an à la vie de ses acteurs pour tourner à partir de 1994 Dimension, un film qui aurait dû se dérouler sur trente années, mais dont le projet fut interrompu.

1.  Un cinéaste de la psyché

Porté par un fantasme de pionnier, d'explorateur du cinéma comme de ses propres origines, Lars von Trier nous impressionne, à chacun de ses films, par sa formidable obstination à reconstruire à partir d'un désordre, celui de son enfance marquée par la détestation de soi et de sa nationalité, jusqu’à ériger une forme cinématographique, travaillée par un sens aigu de son époque, entre la prose romanesque et l'imagerie d'une génération habitée par les concerts et les pochettes de disques des années 1970. « Ce n'est pas bien, ce n'est pas danois du tout, de se laisser fasciner », déclare-t-il ironiquement au moment de la sortie de The Element of Crime (1984). Puis, après celle de Breaking the Waves (1996) : « Lorsque j'étais enfant, la r […]

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BREAKING THE WAVES, film de Lars von Trier

Écrit par :  Michel CHION

Depuis son premier long-métrage, Element of Crime (Forbrydelsens element, 1984), suivi d'Epidemic (1987) et d'Europa (1991), trois films partiellement ou totalement en noir et blanc, le réalisateur danois Lars von Trier, né en 1956, s'était fait remarquer pour son goût « maniériste » des exercices de style… Lire la suite
CINÉMA (Aspects généraux) - Histoire

Écrit par :  Marc CERISUELOJean COLLETClaude-Jean PHILIPPE

Dans le chapitre "Les pays nordiques"  : …  , 1987, et Les Meilleures Intentions, 1992), a confirmé son talent. Au Danemark,* Lars Von Trier, né en 1956, a puissamment influencé le cinéma contemporain, par son talent propre, mais aussi en fédérant autour de lui – par l'entremise du mouvement Dogma 95 – les énergies rebelles à la production standard et en revitalisant les… Lire la suite
CINÉMA (Réalisation d'un film) - Mise en scène

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Dans le chapitre "La mise en scène et le monde"  : …  vrai redonne goût à des théories aussi radicales que celles de Dogma 95, collectif danois animé par* Lars von Trier et Thomas Vinterberg, dont le manifeste refuse tout trucage, tout éclairage non naturel, toute postsynchronisation, le tournage se faisant nécessairement caméra à la main, au présent, la fiction respectant l'unité de lieu et de temps… Lire la suite
COMÉDIE AMÉRICAINE, cinéma

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… du monde occidental dans sa quasi-totalité, que fut la comédie musicale pendant un quart de siècle. *Palme d'or au festival international du film de Cannes en 2000, Dancing in the Dark, de Lars von Trier, marque sinon la fin d'un genre, du moins un virage capital. Dans le sillage d'Une étoile est née (version Cukor), le film… Lire la suite
SCANDINAVE CINÉMA

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Dans le chapitre "Un cinéma en mutation"  : …  1994, du thriller Veilleur de nuit, dont il réalise lui-même le remake américain en 1997),* et bien sûr l'inclassable Lars von Trier, dont la filmographie d'aspect hétérogène repose sur la volonté d'aller jusqu'au bout de paris scénaristiques et esthétiques, depuis le fantastique expérimental d'Element of Crime (1984) jusqu'aux… Lire la suite

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Dogville, de L. von Trier, 2003

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