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DUPRÉ JULES (1811-1889)

Fort apprécié pour ses paysages, considéré souvent comme l'un des précurseurs de l'impressionnisme, Jules Dupré est issu de cette génération de peintres qui, à partir de 1830, formèrent autour de Théodore Rousseau l'école de Barbizon, l'une des tendances du courant réaliste. Le doyen des critiques réalistes, Théophile Thoré (Thoré-Bürger), ne concevait-il pas l'art comme une manifestation de l'amour de la nature ? « L'effet dans la nature, disait-il, c'est comme la physionomie d'une passion » ou encore « l'art exprime l'être dans ses harmonies ambiantes », et « le moindre coin de campagne a une percée sur le ciel et tient à l'infini ». C'est précisément dans ce climat de communion intime avec la nature que Dupré développera son expérience de peintre. Il commence par décorer des assiettes dans la fabrique de porcelaines paternelle près de L'Isle-Adam, puis à Paris, vers 1823, chez l'un de ses oncles faïencier. C'est là qu'il fait connaissance de Diaz, lui aussi décorateur porcelainier, et de Constant Troyon, ouvrier peintre à la manufacture de Sèvres. Il entre par la suite dans l'atelier de Jean-Michel Diébolt, paysagiste et animalier, élève de Demarne. Ses premiers travaux lui valent une participation à l'exposition de 1830 au palais du Luxembourg (Intérieur d'une cour, vallée de Montmorency et Intérieur d'un bois). L'année suivante, Dupré expose pour la première fois au Salon sept paysages, parmi lesquels Intérieur de forêt dans la Haute-VienneVue de L'Isle-Adam et Intérieur de cour, où se révèle l'influence de Cabat, Huet, Flers et plus particulièrement de son ami Théodore Rousseau dont il partageait les exigences à l'égard de la nature. Il en discutait souvent à Barbizon, près de la forêt de Fontainebleau, à l'auberge du père Ganne, où avaient coutume de se réunir les grands paysagistes du moment. Dédaignant les sujets historiques ou anecdotiques, Dupré trouvait dans la nature une juste réponse à son désir profond de solitude. Il s'efforçait d'oublier tous les  […]

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BARBIZON ÉCOLE DE

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Dans le chapitre "Théodore Rousseau : le « paysage pur »"  : …  de Rousseau, mais d'une originalité moindre. On pourrait nommer Virgile Diaz de la Peña (1808-1876),* Jules Dupré (1811-1889), Constant Troyon (1810-1865) ou Charles-Émile Jacque (1813-1894). À leur suite s'ajoutent de nombreux artistes de second plan ; les sujets « campagnards » et « paysans » qu'ils choisissaient furent très goûtés sous le second… Lire la suite
ROUSSEAU THÉODORE (1812-1867)

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Dans le chapitre "Le « grand refusé »"  : …  qui allait devenir le centre d'une colonie artistique. En 1841, Rousseau passa l'été avec Jules *Dupré, devenu son meilleur ami. Les deux amis avaient projeté de voyager ensemble dans le Berry mais finalement Théodore Rousseau s'y rendit seul en 1842. Ce séjour devait avoir des répercussions profondes sur l'art de Rousseau. Auparavant, il… Lire la suite

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