Parmi les plus importants sculpteurs des années 1800, époque que l'on appelle, dans la culture allemande, le classicisme romantique, Johann Heinrich Dannecker développa son art dans le climat éclairé mais insulaire de la cour de Wurtemberg pour laquelle il travailla presque exclusivement pendant près d'un demi-siècle. Paradoxalement, un grand nombre de ses œuvres, destinées à des ensembles jamais réalisés, ne furent pas exécutées dans un matériau durable. En 1783, à vingt-cinq ans, Dannecker passa plus d'un an à Paris dans l'atelier de Pajou avant de se rendre à Rome où il séjourna quatre ans : comme pour beaucoup d'artistes de cette période, ces années de formation sont mal connues de même que les rapports artistiques précis qu'il entretint avec ses contemporains. L'intérêt qu'il porte à la redéfinition de la sculpture, entreprise dans le milieu néo-classique international, particulièrement actif à Rome pendant les années 1790, est néanmoins indiscutable. Dannecker a vu les œuvres gravées de Flaxman : ses dessins au trait souple, l'arrangement en frise qu'il donne aux compositions des reliefs et les profils lisses et accusés de ses figures en témoignent ; comme tous les sculpte […]
