La musique française a toujours engendré des créateurs résolument indépendants qui ont su traverser les époques en restant imperméables aux influences et aux querelles de chapelle. Jean-Louis Florentz était du nombre : à l'image de son maître Olivier Messiaen, ce solitaire contemplatif a trouvé dans le sacré la source de son inspiration.
Il voit le jour à Asnières (Hauts-de-Seine), le 19 décembre 1947 et commence à étudier l'orgue en 1962. Il mène de front des études universitaires et musicales et obtient des diplômes d'arabe littéraire et d'ethnomusicologie ainsi qu'un premier prix de composition au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, où il est l'élève de Messiaen et de Pierre Schaeffer. Il travaille aussi avec Antoine Duhamel et reçoit les conseils d'Henri Dutilleux. Entre 1971 et 1979, il effectue une quinzaine de voyages en Afrique et puise dans les racines culturelles de ces régions la matière de base de sa création. Sa première œuvre importante – Ténéré (1978), une incantation pour orchestre sur un verset coranique – se réfère au désert saharien. Lauréat de l'Institut de France, il séjourne à la Villa Médicis à Rome (1979-1981) puis à la Ca […]
