Biologiste et généticien américain né à New York. Élève de E. B. Wilson dont le laboratoire était voisin de celui de T. H. Morgan, Muller entra dans le laboratoire de celui-ci, la fameuse « fly-room » ; ensuite, avec les autres collaborateurs de Morgan, il fut engagé dans le « flywork », c'est-à-dire les recherches centrées sur l'hérédité chez la drosophile.
Il a été successivement professeur à l'université du Texas (1925-1939), à l'Institut de génétique et de biologie médicale de Moscou (1933-1937), puis à celui d'Édimbourg (1938-1940) et à l'université de l'Indiana (1945). Il alla à Moscou par sympathie pour la cause socialiste ; membre étranger de l'Académie des sciences d'U.R.S.S., il en donna sa démission à la suite de l'affaire Lyssenko et de la situation imposée aux généticiens soviétiques et notamment à son ami Vavilov. En 1916, il étudie principalement les mécanismes du linkage et du crossing-over (enchaînement et enjambement) et les pourcentages de recombinaison ; il met en évidence une double relation entre le nombre haploïde de chromosomes et le nombre de groupes de gènes linkés (liés) et entre le nombre de gènes et les dimensions relatives des chromosomes. Le […]
