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LE FAUCONNIER HENRI (1881-1946)

Peintre passablement oublié aujourd'hui, bien qu'il ait joué un rôle important dans la diffusion du cubisme naissant. Passé par l'académie Julian, admirateur des nabis, Henri Le Fauconnier, dès 1908, peint des paysages de Bretagne extrêmement simplifiés ; peu après, en 1909, l'un de ses portraits, celui du poète Pierre-Jean Jouve (musée national d'Art moderne, Paris), aura une grande influence sur Gleizes avec qui il se lie d'amitié pour quelques années. Le Fauconnier pratique alors une géométrisation sommaire à dominantes sombres. Très vite, le disciple dépassera le maître dans l'affirmation d'une doctrine assez vite déduite (et transposée) des intuitions géniales de Picasso et de Braque. La peinture de Le Fauconnier, toujours lourde, reste même en deçà de Gleizes (L'Abondance, 1910, musée de La Haye). Il ne s'agit que de ce « cubisme physique » dont Apollinaire disait fort bien qu'on « y confond le sujet avec les images ». Par la suite, après une période où il imite Léger, Le Fauconnier, installé aux Pays-Bas depuis 1914, y admire Rembrandt ; sa peinture devient expressionniste, avec des effets de pâte huileuse très travaillée, cependant qu'en échange il transmet la leçon cubiste aux expressionnistes néerlandais (1920). Plus tard, il aboutit à un réalisme où les formes sont estompées par l'étalement de nuances pâles ou fauves.

Gérard LEGRAND

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« LE FAUCONNIER HENRI (1881-1946) » est également traité dans :

CUBISME

Écrit par :  Georges T. NOSZLOPYPaul-Louis RINUY

Dans le chapitre "La salle 41 des Indépendants"  : …  dans la diffusion des découvertes cubistes. En 1910, Metzinger, Robert Delaunay, Gleizes, Léger et *Le Fauconnier fondèrent le premier groupe d'artistes cubistes ; en étroit rapport avec l'avant-garde littéraire, ils se réunissaient tous les mardis à la Closerie des lilas. Dès le début de 1911, d'autres rencontres eurent lieu dans l'atelier de Le… Lire la suite

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