Le vendredi 10 mai 1940 au lever du jour, quatre-vingts divisions allemandes déferlent sur la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg
. Des parachutistes s'emparent des points stratégiques tandis que l'aviation pilonne les Pays-Bas qui capitulent le 13 mai. Léopold III de Belgique tente de rassembler ses troupes endormies dans la neutralité. Les généraux Gamelin et Georges font manœuvrer les troupes alliées en direction de la Dyle pour opérer leur jonction avec l'armée belge et déjouer ce qu'on croit être une répétition du plan Schlieffen. Pendant ce temps, les Panzerdivisionen foncent en direction de la Meuse à travers les Ardennes, réputées infranchissables, qu'elles passent cependant le 13 mai. Elles sont soutenues par la Luftwaffe qui occupe à peu près seule le ciel de France et pratique l'attaque surprise en piqué, semant le désordre et la panique parmi les troupes comme parmi les civils. L'armée alliée est coupée en deux ; le « verrou de Sedan » saute. La campagne de France est ouverte, qui prendra fin le 18 juin.
Dessin
Seconde Guerre mondiale, campagne de France La campagne de France du 10 mai au 22 juin 1940 : l'occupation du territoire français par les Allemands.
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C'est la guerre éclair, stratégie soutenue et imposée par Hitler et due sans doute au génie de von Manstein. Déjà pratiquée lors de la campagne de Pologne, cette tactique consiste à grouper les blindés qui, soutenus par l'aviation de chasse, ouvrent la route au gros de l'armée. La guerre éclair a totalement surpris le commandement allié, préparé à la seule guerre défensive et cet effet de surprise, ajouté à la nouveauté de la tactique, a fortement contribué au succès de l'offensive allemande en 1940. Plus généralement, le terme peut être appliqué à toute forme de guerre réunissant puissance de feu, coordination des mouvements, marche rapide à l'ennemi et destruction systématique des objectifs.
Pierre GOBERT
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