Sur le plan scientifique, la géothermie s'attache à l'étude du régime thermique du globe et aux mécanismes de transfert thermique – conductifs et convectifs. Elle tente d'intégrer l'ensemble des données géologiques, géochimiques et géophysiques dans des modèles satisfaisants.
Abstraction faite des variations thermiques d'origine externe, qui affectent, selon leur périodicité, quelques mètres ou quelques dizaines de mètres d'épaisseur, la température du sol augmente avec la profondeur : c'est le gradient géothermique. Le degré géothermique est la distance verticale à franchir pour que la température s'élève d'un degré Celsius. La connaissance du flux géothermique, proportionnel au gradient et à la conduction des roches traversées, est encore très imparfaite à cause de la difficulté des mesures, et surtout des perturbations apportées à la distribution des températures par la circulation des eaux souterraines, qui transportent la chaleur, concurremment avec la conduction dans le solide.
Ces perturbations sont en elles-même extrêmement intéressantes à connaître, car elles fournissent généralement les systèmes géologiques les plus favorables à des exploitations industrielles.
Néanmoins, des relations apparaissent entre la distribution du flux géothermique et les grandes structures géologiques ; l'existence même de ce flux et la connaissance de la distribution de sa valeur est une donnée essentielle sur l'évolution du globe.
Le flux géothermique est généralement beaucoup trop faible pour être utilisé directement – sauf lorsqu'il se trouve concentré dans une source thermale ou une chambre magmatique superficielle avec son système hydrothermal associé. Dans les sites géothermiques de « haute température », dits de « haute enthalpie », on exploite des systèmes convectifs.
Sous le nom d'« énergie géothermique », on exploite, selon différentes modalités, la chaleur sensible de masses rocheuses par l'intermédiaire d'une circulation d'eau – parfois de vapeur. Ce n'est donc pas une énergie renouvelable lorsque l'on exp […]
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