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ROUAULT GEORGES (1871-1958)

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3.  Style et technique

De l'enseignement de Gustave Moreau se dégageaient deux grands principes : sincérité de l'expression – contre les poncifs de l'art académique –, « richesse nécessaire » de la couleur et de la matière. Le premier était, pour ainsi dire, inhérent à la personnalité de Rouault qui le prouva dès l'École des beaux-arts (et l'on sait la douleur que lui causa, en 1930, l'implacable jugement du critique Camille Mauclair : « Sous l'épileptique, on sent le chiqué »). Du second, tout l'œuvre du peintre offre comme une magistrale démonstration.

Tout l'œuvre ou presque : durant sa première période, en effet, c'est-à-dire entre 1902 et 1914 environ, Rouault use d'une palette où les noirs et les bleus profonds ont un rôle privilégié. Sa matière, à base d'aquarelle et de gouache travaillées sur papier, est elle-même relativement pauvre. Bien qu'il ait participé à la fondation du Salon d'automne en 1903, et exposé dans la « Cage aux fauves » en 1905, ses affinités avec le fauvisme sont assez minces, et l'épithète d'« expressionniste » dont on a plus d'une fois qualifié ses œuvres d'alors ne s'applique guère en réalité qu'à leur graphisme fougueux et échevelé : Rouault, à ce stade, opère comme une synthèse entre le répertoire de Daumier et de Lautrec, la vision cauchemardesque de Goya – artiste qu'il admire à l'égal d'un Rembrandt – et la perception cézanienne de la forme et de la couleur (Fille au miroir, 1906). Cézanne, auquel il consacre quelques pages dans ses Souvenirs intimes, est l'une des clefs de l'œuvre de Rouault : outre certaines particularités (ses nus et ses bleus notamment), ce dernier est redevable au maître d'Aix d'un sens de l'harmonie et de l'équilibre qui s'inscrit dans la tradition classique française – sans oublier cette conception à la fois mystérieuse (que l'on songe à la « petite sensation ») et artisanale de la création, qui rapproche les deux artistes, et les entraîna l'un et l'autre à œuvrer à l'écart du monde.

Phénomène d'« épuration stylis […]

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FAUVISME

Écrit par :  Michel HOOG

Dans le chapitre "Historique"  : …  La principale pépinière des fauves fut l'atelier de Gustave Moreau à l'École des beaux-arts, où *Rouault, Matisse, Marquet, Camoin, Manguin, Puy et quelques autres devaient nouer des relations durables. En 1898, Derain rencontre Matisse et Puy dans une petite académie libre où Carrière venait corriger de temps à autre et, en 1900, débute entre… Lire la suite
PEINTURE - Les techniques

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Dans le chapitre "Pastel"  : …  déjà par le xviiie siècle –, en reprenant sa matière à l'estompe, à l'eau même. *Rouault ira plus loin en y mêlant de la peinture « humide » à l'eau ou à l'huile. Le xxe siècle se proposera, dès lors, la création de pastels à l'huile, pour assurer plus d'adhésivité et plus de solidité dans les tons, car la… Lire la suite

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Fleurs, G. Rouault

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