Le funk, issu de la soul music, émerge dans les années 1970. La basse y est prédominante. Sly and the Family Stone et George Clinton en sont les précurseurs.
Le funk, forme de musique noire syncopée qui s'inspire de la soul music, émerge donc dans les années 1970
: dans les années 1960, on utilisait plutôt l'adjectif funky*. Son caractère polymorphe a sans doute contribué à un rapprochement des communautés.
Son
No One Gets The Prize No One Gets the Prize , Diana Ross extrait de l'album The Boss, 1979
Crédits: Musique: "No One Gets The Prize" Diana ROSS (N. ASHFORD / V. SIMPSON) © UNIVERSAL/ISLAND MUSIC LTD (p) MOTOWN. AVEC L'AIMABLE AUTORISATION D'UNIVERSAL MUSIC PROJETS SPECIAUX.
Image: © Howard/CORBIS-SYGMA.
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Les précurseurs de ce style sont le groupe américain Sly and the Family Stone – qui assimile l'énergie du rock – et le compositeur et chanteur américain George Clinton (avec ses groupes Funkadelik et Parliament), amateur de décibels et d'excentricités vestimentaires. Stevie Wonder atomise sa soul music en apportant un son plus rock et un beat* plus affirmé (Higher Ground, dans l'album Intervisions, 1973, et, surtout, l'album Songs in the Key of Life, 1975). Tous combinent les guitares saturées et l'utilisation du groove*, une certaine manière de faire vivre la pulsation binaire.
Curtis Mayfield impose ses textes à résonances politiques, sa voix de tête et ses orchestrations très cinématographiques (il compose la bande originale du film Superfly, de Gordon Parks Jr., 1972), où la pédale wa wa* dialogue avec des glissandos de cordes et des riffs* de cuivres.
Du côté du disco, le groupe américain Chic incarne une tendance plus policée qui s'appuie sur des lignes de basses et de guitares qui font référence.
En 1984, dans l'album Purple Rain, Prince reprend à son compte la voix de falsetto et les superpositions de lignes vocales du maître Curtis Mayfield pour explorer la veine de l'électro funk. Dans ce mélange de rock et de soul, la rythmique rock, complétée par des boîtes à rythmes, soutient des synthétiseurs hypnotiques. À l'époque, en l'absence d'ordinateur, la technique du rerecording permet au poly-instrumentiste de Minneapolis d'enregistrer la plupart des instruments lui-même.
Kool & The Gang (Jungle Boogie, 1974) et Earth, Wind & Fire (Let's Groove, 1980) ont obtenu des succès planétaires en empruntant à la pop ses refrains obsédants.
Le funk va évoluer : James Brown enrobe son funky drummer de sonorités plus synthétiques (dans ses albums avec le producteur Full Force), Michael Jackson ou Cameo
ne composent qu'avec des machines et Defunkt met en avant les cuivres et l'improvisation.
Son
Candy Candy, Cameo extrait de l'album Word up, 1985
Crédits: Musique: "Candy" CAMEO (L. BLACKMON / T. JENKINS) © UNIVERSAL MUSIC PUBLISHING INC. (p) MERCURY US. AVEC L'AIMABLE AUTORISATION D'UNIVERSAL MUSIC PROJETS SPECIAUX.).
Image: © Kipa / Corbis
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Le funk a inspiré la gogo music de Detroit (groupe Trouble Funk) et le rock fusion (Fishbone ou Red Hot Chili Peppers).
Eugène LLEDO
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