L'œuvre du moraliste français François, duc de La Rochefoucauld, est née tout entière de sa carrière d'aristocrate conspirateur et homme du monde. Il conspira en effet et se battit de vingt-cinq à quarante ans, puis vécut paisiblement dans la retraite ou dans le monde jusqu'à sa mort, à Paris où il était né. Sa vie, commencée dans les agitations de la Fronde, à laquelle il prit une part active, comme en témoignent ses Mémoires, s'acheva dans une réflexion désabusée, sous la monarchie triomphante de Louis XIV. Cette histoire personnelle figure bien celle de la haute aristocratie à laquelle il appartenait. À peu près tout ce qu'il a écrit date de la seconde partie de sa vie, et tire, plus ou moins directement, la leçon de la première.
L'aspect littéraire des Maximes, la constitution du genre, les possibilités de surprise et d'humour qu'il recèle, et l'art avec lequel La Rochefoucauld l'a rendu pour ainsi dire classique en France ont jusqu'ici moins intéressé la critique que le fond même du livre. On se demande où La Rochefoucauld a puisé sa vision de l'homme, ce qu'il a voulu dire et ce qu'il a entendu préconiser.
Autres références
« LA ROCHEFOUCAULD FRANÇOIS DE (1613-1680) » est également traité dans :
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MAXIMES, livre de François de La Rochefoucauld
Auteur :
Christian BIET
François VI, duc de La Rochefoucauld, prince de Marcillac (1613-1680), est un grand aristocrate. Comme tel, il défend, durant la Fronde, les valeurs de sa classe. Après l'échec de cette révolte de la noblesse, il s'écarte de la vie politique, rejoint les salons parisiens, compose ses maximes morales et fait figure d'« honnête homme », lucide, loya…
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LA FAYETTE MARIE-MADELEINE DE dite MADAME DE (1634-1693)
Auteur :
Jeanne FAURE-COUSIN
» n'en menait pas moins ses affaires avec ardeur, qui, prude, dévote, jeune et non veuve, laissa *La Rochefoucauld ne la presque pas quitter, qui, ne détestant pas l'intrigue, ne s'aliéna nulle amitié, et, sensible aux succès mondains, empêcha, néanmoins, qu'aucune de ses œuvres fût publiée sous son nom. L'époque était de celles où une…
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MORALISTES
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François TRÉMOLIÈRES
Dans le chapitre "Questions de définition" : …
1670) est par conséquent au moins pour partie involontaire, et l'intention clairement religieuse. *La Rochefoucauld, grand seigneur désabusé par l'échec de la Fronde, semble se tenir au contraire pour l'essentiel sur le terrain de l'observation mondaine. Son écriture, constamment remaniée (cinq éditions des Maximes de 1664-1665 à 1678),…
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Bibliographie
F. de La Rochefoucauld, Œuvres, D. L. Gilbert, A. et H. Régnier et J. Courdault éd., 5 vol., Hachette, Paris, 1868-1883
Œuvres, L. Martin-Chauffier et J. Marchand éd., coll. La Pléiade, Paris, 1957
Maximes, J. Truchet éd., Garnier, Paris, 1967
Mémoires, La Table ronde, Paris, 1993.ÉtudesA. Adam, Histoire de la littérature française au XVIIe siècle, t. IV, Paris, 1954
P. Bénichou, Morales du Grand Siècle, Gallimard, Paris, 1948
L'Écrivain et ses travaux, Corti, Paris, 1967
Images de La Rochefoucault, colloque, P.U.F., Paris, 1984
J. Lafond, La Rochefoucauld, augustinisme et littérature, Klincksieck, Paris, 1977
W. G. Moore, La Rochefoucauld, His Mind and His Art, Oxford, 1969
C. Rosso, « La Rochefoucauld », in Filosofia, Turin, juill. 1962
J. Starobinski, « La Rochefoucauld », in Preuves, mai 1962, et in Nouv. Rev. franç., juill.-août 1966
T. Todorov, « La Comédie humaine selon La Rochefoucauld », in Poétique, févr. 1983.
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