Né à Tarbes, il fait de solides études au collège des jésuites de Saint-Étienne puis de Metz. Il entre ensuite à l'École polytechnique d'où il sortira en 1873 dans l'artillerie. Foch est admis à l'École supérieure de guerre en 1885. En 1893, il est au 3e bureau de l'état-major, puis devient professeur d'histoire militaire et de tactique générale à l'École de guerre. Son enseignement met en relief ce qu'il appelle « l'idée tactique maîtresse », car pour lui la volonté de vaincre est inséparable de l'esprit d'offensive : « On se bat pour vaincre et la puissance du feu est prépondérante. » Il publie deux ouvrages : Principes de la guerre (1903) et Conduite de la guerre (1904). Il lui faudra cependant attendre l'âge de cinquante-cinq ans pour être promu général de brigade ; un an plus tard, il revient à l'École de guerre pour en prendre le commandement. C'est l'occasion pour lui de généraliser ses conceptions qui marqueront de leur empreinte des générations d'officiers.
Le déclenchement de la Première Guerre mondiale le trouve à la tête du 20e corps d'armée qu'il mène au combat dans la bataille des Frontières (août 1914). Au début de septembre, il commande la IXe armée qui, sous son impulsion, s'illustre à Mondement, à Fère-Champenoise et aux marais de Saint-Gond et contribue à la victoire de la Marne. À partir d'octobre 1914, il est adjoint au général Joffre, commandant en chef, et coordonne l'action des troupes belges, britanniques et françaises dans les opérations de la Course à la mer. Son aptitude à comprendre les buts parfois différents des Alliés, sa science militaire et ses dons naturels lui valent, là, des amitiés qui lui seront précieuses plus tard. En 1915, Foch est commandant du groupe d'armées du Nord lors des offensives d'Artois. La doctrine officielle, à l'époque, est de chercher à pratiquer une percée étroite sur toute la profondeur du dispositif ennemi. Ces offensives échouent et les pertes sont énormes. En 1916, Foch parvient à persuader le haut commandement qu'« une offensive n'est pas une […]
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