Colonel d'infanterie en 1910, Diaz prend part à la guerre de Libye, où il est blessé. Il devient secrétaire du général Pollio, chef de l'état-major général ; à la mort de ce dernier, il collabore avec le nouveau généralissime, Cadorna, pour préparer la mobilisation de l'armée italienne. Lors de l'intervention de l'Italie aux côtés de l'Entente, il demeure chef de la section des opérations à l'état-major général.
Au lendemain de la rupture du front italien par les Austro-Allemands à Caporetto (1917), il opère, avec la IIIe armée du duc Emmanuel-Philibert d'Aoste, une retraite en bon ordre.
Le nouveau président du Conseil, Orlando, relève Cadorna de son commandement, et c'est Diaz qui est appelé à cette fonction. Le choix d'Orlando va se révéler heureux. Diaz exécute le plan d'arrêt de la retraite, conçu par Cadorna avant sa disgrâce, de résistance à outrance sur la ligne Monte-Grappa-Piave.
Au cours de l'hiver 1917-1918, il se cantonna dans une défensive prudente et s'employa à reconstituer la force offensive et le moral de l'armée. Il déploya, dans cette tâche, des qualités qui le font apparaître comme l'antithèse de son prédécesseur. Il s'efforce d' [… ]
