C'est la dernière grande offensive allemande de la Première Guerre mondiale. Fort du succès des quatre vastes offensives qu'il a menées en France de mars à juin 1918, le chef du commandement suprême allemand, le général Ludendorff, en lance une nouvelle, mais cette fois destinée à faire diversion, afin d'éloigner les troupes françaises du front des Flandres où il veut pouvoir porter l'attaque décisive. L'offensive de diversion doit lui permettre de s'emparer de Reims et de diviser les armées françaises. Mais le général Foch, chef du commandement interallié, a prévu le mouvement et les Allemands se trouvent confrontés à une résistance et à des contre-attaques françaises auxquelles ils ne s'attendaient pas. Leurs forces franchissent bien la Marne en plusieurs endroits mais ne progressent que faiblement. Des unités britanniques, américaines et italiennes aident les Français à se défendre. Au sud-ouest, pris sous un tir de barrage intense, les Allemands n'avancent que de 10 kilomètres avant de réaliser qu'ils sont pris au piège. Le 18 juillet, l'offensive allemande est annulée, juste au moment où les Alliés lancent une grande contre-offensive
. Ils attaquent l'important saillant de la Marne qui s'avance dans leurs lignes, prenant les Allemands par surprise. Trois jours plus tard, les Alliés traversent la Marne, et les Allemands doivent battre en retraite vers leurs précédentes lignes appuyées sur l'Aisne et la Vesle.
Photographie
Char Renault F.T.-17 Mis au point au cours de la Première Guerre mondiale, les chars d'assaut jouent un rôle déterminant dans l'issue du conflit. Cette nouvelle arme, qui illustre les débuts de la mécanisation des armées, entraîne des changements considérables dans la façon de conduire les opérations.
Crédits: René Dazy/ Rue des Archives Consulter
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