Une beauté rare, à la fois radieuse et distante, et un port de reine lui promettaient une irrésistible carrière sur les scènes lyriques. La débutante a certes connu les planches, mais, au fil des années, l'opéra a vu ses apparitions se raréfier et son répertoire se concentrer autour de quelques grands rôles de Richard Strauss et de Mozart. La soprano allemande Elisabeth Schwarzkopf doit en partie sa gloire au microsillon : instrument docile entre les mains d'un mari Pygmalion, elle a su répondre, par un travail acharné, à toutes les exigences artistiques et techniques de ce nouveau support ainsi qu'aux insatiables attentes de son Mentor. Sa dévorante obsession de la précision, de la perfection de l'intonation et de la pureté stylistique lui ont permis de s'approprier pendant de longues années les rôles de la Comtesse des Noces de Figaro ou ceux de la Maréchale du Chevalier à la rose, au point d'occulter d'autres incarnations tout aussi dignes d'admiration. Elle personnifie l'un des sommets de l'idéal musical au disque, et l'une des références absolues du chant straussien et mozartien.
Olga Mar […]
Autres références
« SCHWARZKOPF ELISABETH (1915-2006) » est également traité dans :
-
LEGGE WALTER (1906-1979)
Auteur :
André TUBEUF
Dans le chapitre "L'esthétique comme morale" : …
tutte (enregistré en studio en 1954 par le Philharmonia dirigé par Herbert von Karajan, avec* Elisabeth Schwarzkopf – Fiordiligi –, Nan Merriman – Dorabella –, Lisa Otto – Despina –, Rolando Panerai – Guglielmo –, Léopold Simoneau – Ferrando –, Sesto Bruscantini – Don Alfonso), pour son premier Ariane à Naxos (enregistré en studio…
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Bibliographie
J. Hunt, Her Master's Voice : Concert Register and Discography of Dame Elisabeth Schwarzkopf - 1915-2006, Short Run Press, Exeter, 2006
A. Jefferson, Elisabeth Schwarzkopf, V. Gollanz, Londres, 1996
W. Legge, « Her Master's Voice », in Opera, vol. XXVII, pp. 316-324, 1976
Words And Music, A. Sanders éd., Routledge, Londres, 1998
G. Moore, Am I too Loud ? Memoirs of an Accompanist, Penguin, Harmondsworth, 1979 (traduit de l'anglais par Léo Dilé, Faut-il jouer moins fort ? Mémoires d'un accompagnateur, Buchet-Chastel, Paris, 1982)
A. Sanders, Walter Legge. A Discography, Greenwood Press., Westport (Conn.) 1984
A. Sanders & J. B. Steane, Elisabeth Schwarzkopf : a Career on Record, Duckworth, Londres, 1995
E. Schwarzkopf, On and Off the Record. A Memoir of Walter Legge, Charles Scribner's Sons, New York, 1982, 2e éd. 1988 (traduit de l'anglais par Janine Barry-Delongchamps, La Voix de mon maître : Walter Legge, Belfond, Paris, 1990)
Les Autres Soirs, Tallandier, Paris, 2004
S. Segalini, Elisabeth Schwarzkopf, Fayard, Paris, 1983
J. B. Steane, The Grand Tradition. Seventy Years of Singing on Record, Duckworth, Londres, 1974, 2e éd. 1993.
L'Avant-scène opéra, numéro spécial, 1983.
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