3. Du mélodrame à l'épopée
Que ce soit dans ses premières œuvres ou dans ses films de long métrage, Griffith a perpétuellement mélangé le réalisme et les circonstances normales de la vie (heureuses ou malheureuses) aux situations les plus étonnantes de l'aventure épique. Les sensations humaines élémentaires (joie, haine, amour, douleur, piété filiale) forment la trame des films de Griffith. Ses personnages sont tous situés. C'est d'abord la famille et les relations entre les différents membres (Le Lys brisé), puis la notion de village avec les réactions des habitants (À travers l'orage). Ces deux cercles parallèles s'augmentent des rapports entre la ville et la campagne (Le Roman de la vallée heureuse, 1918 ; Le Pauvre Amour, 1919), des relations entre États (Naissance d'une nation ; Abraham Lincoln, 1930). Ce cadre familial, Griffith l'intègre finalement à l'idée de la nation (Judith de Béthulie, Les Cœurs du monde) et à ses conséquences guerrières qui jettent les héros griffithiens en plein tourbillon.
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