Utilisé dès l'Antiquité, on ne peut assurer que le coq servit d'enseigne aux Gaulois, encore qu'il apparaisse sur certaines monnaies. Il deviendra cependant symbole de la Gaule et des Gaulois à la suite d'un jeu de mots facile ; le terme latin gallus signifiant à la fois coq et Gaulois. La Renaissance devait mettre en rapport le coq et la France. Les rois Valois et Bourbons furent parfois accompagnés de cet oiseau symbolisant la France sur des gravures, monnaies, en-têtes de papier timbré, peintures, etc. Versailles et le Louvre connaissent le coq, qui reste cependant un emblème mineur. La Révolution en fait beaucoup plus large usage : c'est le symbole de la France ou plus précisément celui de la Vigilance, rejoignant ainsi en quelque sorte le coq des églises qui attend le lever du jour, image du Soleil de justice, c'est-à-dire du Christ. Le Directoire le conserve, au milieu d'autres objets, sur son sceau ; il somme le casque de la France assise, sur le papier à lettres du Premier consul, et se trouve aussi sur un écu, orné du bonnet phrygien et des lettres R.F., sur une médaille de 1801. Pourtant, si la commission des conseillers d'État proposa, en 1804, le coq à Napol […]
