De tous les dramaturges japonais, Chikamatsu Monzaemon est sans conteste le plus grand. D'un banal spectacle de marionnettes qui illustrait de plats récits de style pseudo-épique, il fit un genre dramatique nouveau, le ningyō-jōruri ; parallèlement, il transformait le kabuki, spectacle de bateleurs assez vulgaire, en un théâtre digne de ce nom. Génial inventeur de la dramaturgie moderne de son pays, il mérita d'être surnommé le « Shakespeare du Japon », lorsque, à la fin du xixe siècle, ses compatriotes découvrirent les littératures d'Occident.
De la vie de celui qui fut sans doute le plus important des écrivains japonais, l'on sait fort peu de choses de façon certaine. Un tableau généalogique retrouvé en 1925 permet d'affirmer aujourd'hui que le nom illustre de Chikamatsu est le pseudonyme de Sugimori Nobumori, descendant d'une vieille famille de bushi, de guerriers devenus rōnin à la fin des guerres civiles du xvie siècle, à la suite de la destruction du clan féodal dont ils étaient les vassaux. Le même document semble avoir mis fin à la […]
Autres références
« CHIKAMATSU MONZAEMON (1653-1724) » est également traité dans :
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JAPON (Arts et culture) - La littérature
Auteurs :
Jean-Jacques ORIGAS, Cécile SAKAI, René SIEFFERT
Dans le chapitre "Les « trois grands » et le siècle d'Ōsaka (1650-1750)" : …
Ueda Akinari, qui comprit bientôt que le genre était épuisé et qu'il fallait trouver autre chose. *Chikamatsu Monzaemon (1653-1724) avait d'abord composé quelques dizaines de « jōruri anciens » publiés anonymement. En 1686, Takemoto Gidayū, récitant qui avait renouvelé l'art de la déclamation et fondé un théâtre à Ōsaka en 1684, fit appel…
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THÉÂTRES DU MONDE - Le théâtre japonais
Auteurs :
René SIEFFERT, Michel WASSERMAN
Dans le chapitre "Le jōruri et le théâtre de poupées d'Ōsaka" : …
(1651-1714) d'un jeune auteur de jōruri qui devait se révéler génial autant sinon plus que Zeami, *Chikamatsu Monzaemon (1653-1724). Gidayū, musicien et chanteur de grand talent, avait enrichi l'art de la déclamation au point que le terme de gidayūbushi, « chant [à la manière] de Gidayū », devint bientôt le synonyme de jōruri. En 1684, il…
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Bibliographie
M. Chikamatsu, Les Vingt-Quatre Tragédies bourgeoises, trad. R. Sieffert, 4 vol., P.O.F., 1991
S. Fujii, Chikamatsu zenshū, 12 vol., Ōsaka, 1925-1928
D. Keene, Major Plays of Chikamatsu, New York-Londres, 1961
A. Miyamori, Master Pieces of Chikamatsu, the Japanese Shakespeare, Londres-New York, 1926
T. Takano, Chikamatsu kabuki kyōgen shū, Tōkyō, 1927.
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