Littéralement : tombeau vide (grec : kénotaphion). En protohistoire, tombe ou tumulus sans inhumation ou incinération. Plus généralement, dans l'Antiquité, tout monument funéraire dans lequel ne repose pas le corps (ou les cendres) du défunt auquel il est consacré. On peut distinguer : la tombe proprement dite (lorsque l'ensevelissement effectif est impossible), le tombeau honoraire élevé dans un autre endroit que celui où se trouve le défunt (ainsi de Drusus, édifié sur les bords du Rhin, tandis que son corps était transporté à Rome) et le monument funèbre élevé de son vivant par un grand personnage (ainsi de l'empereur Auguste sur le Champ-de-Mars).
Dans toute la Grèce, les parents qui n'ont pas le corps du mort lui élèvent aussi un cénotaphe, considéré comme un vrai tombeau.
À Rome, le cénotaphe est une « sépulture imaginaire », due à ce que l'âme détachée du corps a besoin d'une demeure. On en construit pour ceux qui ont péri en mer ou en temps de guerre : Germanicus construisit un monument de ce genre pour les âmes des soldats des légions de Varus.
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