2. La consolidation démocratique
Peu connu dans le pays au début de la campagne présidentielle, Fernando Collor de Mello, gouverneur du petit État d'Alagoas dans le Nordeste, à la tête d'un parti qu'il créa pour la circonstance, est parvenu à remporter la victoire au second tour de l'élection présidentielle de 1989, face à son concurrent, Lula, leader du P.T. En dépit de son alliance avec les militaires, Collor réussit, en partie grâce au marketing politique, à se présenter comme le candidat du renouveau national. La dernière élection présidentielle directe remontait à l'année 1960. Dès lors, le scrutin à deux tours de 1989 revêtait une signification historique. Au mois de mars 1990, Collor accède à la présidence et prend aussitôt des mesures radicales dans le domaine économique.
• Le plan Collor et la destitution du président
À l'instar des précédents plans économiques, le plan Collor cherchait à briser la spirale des prix. Un moment contenue, la hausse des prix a repris, tandis que les restrictions imposées au crédit bancaire plongeaient le pays dans la récession. Sachant que ses alliances au Congrès restaient factices, Collor multiplia les coups d'éclat destinés à frapper l'opinion publique. Annoncés à grand bruit, les plans de reprise économique n'ont pas abouti. La gabegie gouvernementale dénoncée par la presse fait baisser la cote de popularité du président. Une commission d'enquête du Congrès ouvre des investigations sur la corruption au gouvernement. Bientôt, cette commission démontre l'existence de réseaux de recyclage de fonds au bénéfice du chef de l'État et de son entourage. En septembre 1992, le Congrès vote la destitution du président Collor pour délit de forfaiture.
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