3. L'avenir de la biosphère
De nombreux scientifiques se sont interrogés sur les causes de la spectaculaire stabilité de la biosphère. Dans les années 1970, le géophysicien James Lovelock a imaginé, avec la microbiologiste Lynn Margulis, le concept de Gaïa, dans les années 1970, vulgarisé par leur ouvrage Gaïa : a New Look at Life on Earth, ultérieurement traduit en français sous le titre La Terre est un être vivant (1979). Selon cette théorie, la biosphère est capable de réagir à des modifications cosmologiques afin de maintenir, dans ses divers compartiments, des conditions favorables à la vie. En ce sens, il n'a fait que systématiser l'idée de Vernadsky qui voyait dans la biosphère actuelle le résultat d'un long processus de « biologisation » de l'environnement planétaire, les êtres vivants rendant – par leur action permanente – les habitats terrestres et aquatiques de plus en plus favorables à la vie.
Un des exemples les plus connus de cette aptitude autorégulatrice de l'environnement propre à la biosphère est la baisse continuelle du dioxyde de carbone dans l'atmosphère au cours des périodes géologiques (à l'exception des périodes très récentes). Ce processus biogéochimique avait permis de compenser la hausse progressive de la température terrestre – due au réchauffement du Soleil au fur et à mesure qu'il vieillit – par une diminution concomitante de l'effet de serre.
L'humanité actuelle, par suite de sa prolifération incontrôlée et par le développement incessant de technologies mal maîtrisées, porte atteinte aux grands équilibres de la biosphère. Des phénomènes tels que les changements climatiques globaux ou encore la destruction partielle de la couche d'ozone représentent, parmi d'autres, les signes prémonitoires d'une catastrophe écologique globale contre laquelle une course de vitesse doit désormais être engagée.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 5 pages…



