Fondateur du Parti communiste hongrois. Le père de Béla Kun est un petit employé communal d'origine juive, non pratiquant, très attaché à la tradition radicale et nationaliste de Kossuth. Après avoir fait du journalisme, Kun accède à la direction de la Société ouvrière d'assurances de Kolozsvár et fonde une coopérative ouvrière de construction. Il est élu en 1913 délégué au congrès du Parti social-démocrate hongrois. C'est au cours de cette période qu'il se familiarise avec les œuvres de Marx, d'Engels, de Lassale, de Bebel.
Fait prisonnier sur le front russe et interné en juin 1916 à Tomsk en Sibérie, il participe à un de ces nombreux cercles marxistes de discussion constitués dans les camps par de jeunes officiers et sous-officiers, intellectuels et syndicalistes, en liaison avec le mouvement ouvrier russe. Au début de 1917, les cercles des camps sibériens établissent des contacts étroits avec les partis bolchevik et menchevik. Kun adhère probablement au Parti bolchevik au printemps de 1917. Entre avril 1917 et novembre 1918, il publie de nombreux articles dans les Sibirskii Rabochii de Tomsk, puis dans la Pravda. Béla Kun comprend immédiatement la portée internationale de la révolution prolétarienne en Russie et publie plusieurs articles où il tente de dégager les axes de développement de la révolution en Allemagne et en Autriche-Hongrie.
En accord avec l'argumentation de Boukharine, il s'oppose à la signature du traité de Brest-Litovsk.
Kun rencontre Lénine à Petrograd en décembre 1917. On le charge de la propagande internationale au sein du commissariat aux Affaires étrangères, où il devient un des principaux organisateurs de prisonniers de guerre. Le 24 mars 1918, il fonde le groupe communiste hongrois du Parti communiste bolchevik ; de tous les groupes étrangers, celui-ci est le plus nombreux et le mieux structuré.
En novembre 1918, il parvient à Budapest sous un faux nom et jette les bases du Parti communiste hongrois avec d'anciens prisonniers de guerre, quelques militants anarchistes, […]
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