3. L'artificiel et le vivant
Les automates cellulaires sont ainsi des systèmes précurseurs de la vie artificielle, pour laquelle ils constituent une approche parcimonieuse. L'économie dans les principes de conception pourrait laisser penser que ces automates s'inspirent du vivant de façon par trop naïve. En fait, leur intérêt dans leur rapport au vivant réside dans l'opposition entre la simplicité des moyens et la complexité des comportements émergents, produit de leurs dynamiques propres. La nature au cours de son évolution a sélectionné des systèmes performants et robustes, composés d'une multitude de constituants élémentaires interagissant de façon locale, et qui possèdent des capacités globales de traitement de l'information. Un problème ouvert, tant pour le biologiste que pour l'informaticien, consiste, d'une part, à comprendre comment un processus évolutif peut engendrer des systèmes capables de traiter l'information, et, d'autre part, à étudier la relation causale entre spécification locale et comportement global. Les automates cellulaires conjuguent le principe de parcimonie avec la puissance de l'approche vie artificielle : ils sont au cœur de la relation entre l'artificiel et le vivant.
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