L'intelligence artificielle (I.A.), en proposant de concevoir des machines dotées de capacités de « raisonnement », constitue la première tentative pour implanter et étudier sur des médias artificiels certaines caractéristiques du monde vivant. Cet objectif trop ambitieux a conduit l'I.A. à un échec relatif. La vie artificielle (V.A.) suit une démarche plus réaliste et pragmatique ; elle propose de faire émerger des comportements de haut niveau à partir de règles simples définies au niveau le plus bas.
Christopher Langton propose d'aborder la V.A. comme « l'étude de systèmes construits par l'homme qui présentent des comportements caractéristiques des systèmes vivants naturels ». Cet énoncé soulève bien évidemment le difficile problème de la définition du concept de vie. Une réponse consisterait à énumérer les caractéristiques des systèmes vivants ; les propriétés le plus souvent proposées font référence à la capacité de se reproduire, contenir l'information nécessaire à sa reproduction, produire sa propre énergie, maintenir sa viabilité, évoluer, répondre aux stimuli, raisonner, ou encore mourir. Ces propriétés sont-elles suffisantes, nécessaires ? Il n'y a pas de réponse […]
