André Parrot est mort le 24 août 1980. Archéologue et conservateur de musée, né à Désandans près de Montbéliard, ce fils de pasteur luthérien se voulut d'abord pasteur, mais ses maîtres, Adolphe Lods et, à l'école du Louvre, René Dussaud, puis les dominicains de l'école biblique de Jérusalem, surent le passionner pour l'archéologie orientale. Dès lors, à partir de 1928, il allait rapidement achever l'apprentissage du métier de fouilleur, pour s'imposer comme collaborateur puis successeur de l'abbé Henri de Genouillac à Tello, le site d'Iraq méridional qui avait apporté la révélation des Sumériens en 1877. Malgré les déprédations causées par les fouilleurs clandestins, il parvint à y faire la découverte inespérée de l'hypogée des princes de Lagash de la fin du IIIe millénaire avant J.-C. Après quoi, en 1933, il reçut mission d'explorer le site de la ville royale de Larsa, mais les circonstances l'obligèrent à y renoncer. La même année, une découverte fortuite allait le conduire en Syrie, sur les bords de l'Euphrate, où en quelques semaines le tell Hariri allait lui révéler son nom antique de Mari. Dès lors, la ville qu'il devait appeler avec justesse une « cité fabuleuse » allait être l'objet de la prédilection du jeune fouilleur, qui venait d'entrer au musée du Louvre où il allait mettre une passion égale à la défense des collections qui lui étaient confiées. Nommé conservateur adjoint en 1937, il donna ses premiers cours à l'école du Louvre : pendant trente ans, il sera un professeur à la fois rigoureux et brillant.
Au lendemain de la guerre, il prit en main la direction du département des antiquités orientales du Louvre.
En 1951, il peut reprendre les fouilles de Mari : achever d'explorer l'immense palais du roi Zimrihm, où il avait trouvé avant la guerre des milliers de tablettes cunéiformes du début du IIe millénaire, puis découvrir une série de temples plus anciens où gisaient de très nombreuses statues.
Entre-temps, il avait inauguré la collection prestigieuse de L'Univers des formes, dirigée par […]
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