4. Utilisations
On utilisa largement l'alun tant qu'il fut le plus facile à purifier ; mais l'industrie moderne de l'aluminium et de ses composés fabrique du sulfate pur qui a pris progressivement sa place, depuis que la teneur en fer a pu être rendue inférieure à 0,005 p. 100.
L'industrie de la teinturerie est la plus ancienne et la principale utilisatrice d'alun. L'alumine hydratée donne avec de nombreux colorants, souvent à fonction acide, des laques très stables ; cette propriété est utilisée dans les techniques de mordançage. Les solutions chaudes d'alun sont fortement hydrolysées et les textiles de laine qu'on y plonge provoquent au sein même de la fibre un dépôt d'alumine qui fixera ultérieurement la teinture ; dans le cas du coton, la précipitation directe d'alumine se fait mal et les fibres sont, au préalable, imprégnées d'une solution basique de soude. La teinte obtenue présente, grâce à cette opération, une excellente résistance au lavage, à la lumière et à l'usure.
L'industrie papetière utilise l'alun dans le lissage et l'encollage du papier qui ont pour but d'en obturer les pores par dépôt de « résinate » d'alumine.
L'alun ordinaire est encore utilisé en tannerie dans la préparation des peaux fines pour la ganterie ; il s'agit d'un tannage de mauvaise qualité : le cuir ainsi obtenu, résistant mal à l'eau, doit être suiffé. L'alun de chrome est le sous-produit des industries utilisant le bichromate de potassium comme agent oxydant ; il trouve également des débouchés en tannerie dans le tannage au chrome.
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