3. Préparation
L'alun d'aluminium et l'alun de fer étaient connus des Anciens et Pline les cite dans son Histoire naturelle. Très tôt l'industrie de l'alun fut une source de profit considérable pour la Turquie d'où il fut d'abord importé ; plus tard, on trouva en Italie les minéraux nécessaires à sa fabrication et le pape tenta d'établir un monopole. Jusqu'au milieu du xixe siècle, la technique évolua peu ; les sources naturelles étaient l'alunite, sulfate basique double de formule KAl3(SO4)2(OH)6, qui apportait à la fois le sulfate de potassium et l'aluminium ; de nombreux dépôts de schistes pyriteux étaient également exploités et l'impureté principale était le fer. Ces produits bruts étaient calcinés vers 500 0C afin de ne pas perdre d'anhydride sulfurique. Par dissolution du résidu dans l'eau, une partie de l'alumine en excès précipite et la solution basique évaporée laisse déposer l'alun de Rome sous forme de cubes.
Au milieu du xixe siècle, l'acide sulfurique devient un produit industriel courant et l'alumine en excès peut être dissoute ; le gain de matière première est voisin de 30 p. 100. Le stade ultime de l'évolution de ces procédés de préparation consiste à attaquer l'alumine Bayer pure par de l'acide sulfurique et à additionner la solution obtenue de sulfate de potassium en quantité calculée.
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