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Écrit par : Wladimir VODOFF
Fils de Iaroslav Vsevolodovitch, prince héréditaire de Pereïslav-Zalesski — au nord de Moscou —, le jeune Alexandre apparaît d'abord comme le brillant second de son père, devenu grand-prince de Vladimir. Il se voit confier notamment la fonction de prince de Novgorod au moment où les territoires russes occidentaux sont assaillis par leurs voisins : ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre KOVALEWSKY
Petit-fils de la Grande Catherine, le jeune Alexandre est, dès son enfance, séparé de son père, qu'il aime en dépit de ses extravagances. L'impératrice se charge de son instruction et le confie, sur la recommandation de Grimm, au Suisse La Harpe, disciple de Diderot et de Voltaire. Elle remet au précepteur des instructions où tout est prévu. Le je ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre KOVALEWSKY
Second fils d'Alexandre II, il ne devint héritier présomptif qu'à la mort de son frère, le grand-duc Nicolas, mort en 1865. Un an après, Alexandre épouse la princesse Dagmar de Danemark et prend part aux travaux du gouvernement de son père, dont il adopte alors les idées réformatrices. Au lendemain de l'assassinat de celui-ci, il va basculer dans ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre KOVALEWSKY
Aucun monarque européen n'a été mieux préparé à sa tâche qu'Alexandre II. Sa mère charge le poète et humaniste Joukovski de dresser un plan complet d'éducation et d'instruction pour l'héritier du trône, et le pédagogue veillera à l'exécution de son programme. Il veut faire de son pupille un homme dans le sens le plus noble du terme. Son instructio ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre KOVALEWSKY
Malgré son origine modeste, Mikhaïl Alexeïev réussit, grâce à un travail acharné, à accéder au sommet de la hiérarchie militaire russe. Professeur à l'École supérieure de guerre, il est le maître de plusieurs promotions de futurs chefs militaires. À l'ouverture des hostilités, il est chef d'état-major du front de l'Ouest, puis devient commandant e ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ARRIGNON
Fils unique du tsar Michel Romanov, Alexis, homme cultivé et réputé pour sa « très grande douceur », était en réalité un conservateur dévot, qui laissa le pouvoir entre les mains de ses parents (E. Miloslavski, V. I. Morozov), de ses favoris (A. Matveïev) ou du patriarche Nikon. Le long règne d'Alexis (1645-1676) est loin d'être paisible : à l'int ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
Fils du prince Iouri (Georges) Dolgorouki et d'une princesse polovtsienne, André Bogolioubski est élevé dans la principauté de Rostov-Souzdal où règne son père. Contre son gré, il doit participer à des expéditions lointaines qui procurent à Iouri le titre de prince de Kiev. Mais, dès 1155, André quitte définitivement Kiev et le sud de la Russie po ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Homme politique soviétique né le 15 juin 1914 à Nagoutskaia (province de Stavropol, Russie), mort le 9 février 1984, à Moscou. Fils d'un ouvrier des chemins de fer, Iouri Andropov travaille d'abord en tant que télégraphiste, projectionniste et batelier sur la Volga avant de suivre des études techniques, puis de s'inscrire à l'université de Petroza ... Lire la suiteÉcrit par : Olga MEDVEDKOVA
L'Anneau d'or (Zolotoe kol'co) est le nom donné, par convention, à un itinéraire touristique qui relie entre elles plusieurs villes anciennes situées à proximité de Moscou, essentiellement au nord-est de la capitale russe. Cette expression a été élaborée, à la fin des années 1960, par la Société nationale pour la sauvegarde des monuments ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Fils d'officier, Antonov-Ovseïenko entre à l'école des cadets de Voroneje. Il quitte l'armée, adhère dès 1901 au mouvement révolutionnaire et se rapproche des mencheviks en 1903. Lors de la révolution de 1905, il est l'un des experts militaires de la social-démocratie russe. Il essaye de soulever deux régiments d'infanterie en Pologne, mais échoue ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARRIÈRE
Chef-lieu de la région (oblast) qui porte son nom, Arkhangelsk a grandi sur la rive droite du débouché de la Dvina septentrionale, en mer Blanche ; sa population était estimée à 349 700 habitants en 2006. Créée en 1584 sous le nom de Novo-Kholmogory, rebaptisée Arkhangelsk en 1613, cette ville portuaire fut dotée, en 1693, par Pierre IÉcrit par : Pierre KOVALEWSKY
Cette expression désigne ordinairement les diverses formations militaires qui ont combattu le pouvoir bolchevique en Russie de 1918 à 1922. Si leur but premier était le renversement du nouveau régime, certains de leurs chefs continuaient à se référer au pouvoir issu de la révolution de Février, tandis que la majorité d'entre eux aspiraient au reto ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Après la révolution d'Octobre, le Conseil des commissaires du peuple adopte un décret concernant l'armée : tout le pouvoir est confié aux soviets et aux comités militaires, le commandement devient éligible et une armée permanente de volontaires est instaurée. Entre le 15 et le 28 janvier 1918 est signé le décret portant création de l'Armée rouge o ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARRIÈRE
S'étendant sur les deux rives du bras principal de la Volga, à une centaine de kilomètres de la mer Caspienne, Astrakhan, chef-lieu de la région administrative de la Fédération de Russie du même nom, comptait déjà 113 000 habitants en 1897. Par rapport à ses rivales du xixe siècle, elle a connu une croissance moins rapide duran ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre PASCAL
Après les guerres de religion, l'Église catholique éprouva un besoin de réforme qui entraîna plus tard une division entre modérés et rigoristes. De même, après le désordre moral et religieux du « temps des troubles » (1584-1613), l'élite du clergé russe commença la réforme d'où sortit le schisme (raskol) des vieux-croyants (staroviery ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Né à Chklov dans une famille de paysans juifs, Axelrod suit les cours de l'école secondaire tout en organisant une école pour enfants de Juifs pauvres. À dix-huit ans il découvre Lassalle et s'engage dans le mouvement révolutionnaire. Populiste, il tente d'organiser à Kiev des cercles d'étudiants révolutionnaires. En 1872-1874, il participe à la c ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARRIÈRE
La Bachkortostan est, depuis 1992, une république constitutive de la Fédération de Russie. Il a pris la suite de la république socialiste soviétique autonome des Bachkirs ou de Bachkirie, créée le 23 mars 1919 et qui a cessé d'exister en 1990 lorsqu'elle a proclamé sa souveraineté sous le nom de Bachkortostan. Située sur le versant occidental de l ... Lire la suiteÉcrit par : Henri ARVON
Aristocrate russe et révolutionnaire de formation hégélienne, Michel Bakounine fut le principal adversaire de Karl Marx au sein de la Ire Internationale. Il fut aussi le théoricien du socialisme libertaire opposé à l'autoritarisme marxiste, et se posa en défenseur de l'autogestion et de la liberté intérieure des organisations ouvrières. ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
Fils d'Ivan III et de Sophie Paléologue, Basile, devenu grand-prince de Moscou dès 1505, peu avant la mort de son père, achève l'unification de la Russie par l'annexion officielle de la cité de Pskov (1510) et de la grande-principauté de Riazan en 1517. Reprenant la guerre contre l'État polono-lituanien, il entre dans Smolensk en 1514, mais ses tr ... Lire la suiteÉcrit par : Christophe CHICLET
Le chef de guerre tchétchène Chamil Bassaev est né dans le village de Vedeno, dans le sud de la Tchétchénie en 1965. Étudiant dans une université technique de Moscou, il en est renvoyé pour cause de mauvais résultats en 1988. Avec la perestroïka, il se lance dans le commerce, mais fait faillite. Étudiant et commerçant raté, il se réfugie dans l'ét ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Tout-puissant chef de la police soviétique, Lavrenti Pavlovitch Beria a été pendant de longues années le bras droit de Staline. Né en Géorgie dans une famille de paysans, Beria adhère au Parti communiste en 1917 à Bakou, où il obtient son diplôme d'architecte en 1919. En 1921, il entre dans la Tchéka qui devient Guépéou l'année suivante et travail ... Lire la suiteÉcrit par : Michel HOANG
Issu d'un milieu de paysans, Blücher, qui exerce de multiples petits métiers, est emprisonné de 1910 à 1913, vraisemblablement pour incitation à la grève. La Grande Guerre en fait un officier mobilisé dans l'armée du front sud-ouest. Hospitalisé entre 1915 et 1916, il reprend bientôt du service comme volontaire et commande un détachement de gardes ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Le terme de bolchevisme, dérivé du substantif abstrait bolchinstvo (majorité), désigne la théorie révolutionnaire de Lénine et la praxis du Parti bolchevique dont celui-ci fut le fondateur, le dirigeant et le stratège. Les origines et l'évolution sémantique de ce mot, lointain souvenir d'un jargon d'exilés qui n'est entré dans le langage ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ARRIGNON
Chef du soulèvement populaire qui éclate dans le sud-ouest de la Russie en 1606-1607 et qui menace un moment l'ordre social, après l'accession au trône du tsar Chouïski (1606-1610), représentant de la haute noblesse. Né serf du prince Teliatevski, Bolotnikov aspire tout jeune à la liberté, qu'il obtient en s'enfuyant chez les cosaques du Don. Capt ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
Descendant d'une famille noble d'origine tatare mais russifiée depuis le xive siècle, Boris Godounov s'impose à la tête de l'État moscovite vers 1587, comme conseiller du tsar Théodore (Fedor), fils et successeur d'Ivan le Terrible et marié à la sœur de Boris. Quand le tsar meurt sans laisser d'héritier (son unique frère, le ts ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Principal agent du Komintern en Chine dans les années vingt, Borodine joua un rôle important dans la réorganisation du Guomindang et dans l'application de la politique de la IIIe Internationale en Chine. Borodine avait rejoint les rangs du Parti social-démocrate russe (bolchevik) en 1903. Arrêté et exilé en 1906, il émigra aux États-Uni ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Maréchal de l'U.R.S.S., Boudienny est l'un des héros légendaires de la guerre civile. Né dans une famille paysanne, Boudienny participe à la guerre russo-japonaise de 1904 et à celle de 1914 dans un régiment de cavalerie avec le grade d'adjudant. Lors de la révolution de février 1917, il devient membre du soviet de son régiment, puis adhère en 191 ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre FRANK
Le plus jeune des six principaux dirigeants bolcheviques mentionnés par Lénine dans son « Testament », Boukharine « n'est pas seulement un théoricien des plus marquants et de très haute valeur ; il jouit à bon droit de l'affection du parti tout entier. Cependant, ses vues théoriques ne peuvent qu'avec la plus grande réserve être tenues pour parfai ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Maréchal de l'U.R.S.S., Boulganine fut président du Conseil des ministres de l'Union soviétique de 1955 à 1958. Fils d'un employé de bureau de Nijni-Novgorod, Boulganine adhère au Parti bolchevik en 1917. De 1918 à 1922, il travaille dans la Tcheka, puis il est affecté jusqu'en 1927 au Conseil supérieur de l'Économie nationale. Son ascension comme ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
Terme attesté dans les langues slaves orientales (russe : sing. bojarin, plur. bojare) et méridionales (sous la forme boljarin), « boyard » sert à désigner les membres de l'aristocratie. En Russie, le groupe des boyards a une double origine : la truste princière (droujina) ; l'aristocratie terrienne locale. Tout ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Né en Ukraine dans une famille d'ouvriers, Leonid Brejnev entre au Komsomol en 1923 et au P.C.U.S. (Parti communiste de l'Union soviétique) en 1931. Après avoir obtenu en 1935 son diplôme d'ingénieur métallurgiste, il devient permanent du parti en 1937 et travaille en Ukraine sous la direction de Khrouchtchev. En 1938, il est, comme secrétaire du ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Au lendemain de la révolution d'Octobre, le 26 octobre (8 novembre) 1917, le Congrès des soviets promulgue un décret demandant l'ouverture immédiate de pourparlers de paix avec les puissances centrales, mais les pays de l'Entente se déclarent absolument opposés à cette proposition. Le gouvernement bolchevique engage malgré tout séparément des négo ... Lire la suiteÉcrit par : Garik GALSTYAN
Dans le chapitre Un rapprochement russo-iranien sur fond d'isolement international de l'IranLe démembrement de l'U.R.S.S. et la distance créée avec la Russie par les indépendances de l'Azerbaïdjan et du Turkménistan ont changé la donne régionale pour l'Iran. Soulagé du recul géographique russe, Téhéran pourrait se rapprocher à nouveau de la zone qui faisait partie jadis de sa sphère d'influence et pour laquelle il représentait un pôle d' ... Lire la suite
Écrit par : François-Xavier COQUIN
Il est difficile d'imaginer personnage plus divers et, en apparence, contradictoire que celui de Catherine II. Romanesque autant que réaliste, exemple de « desposte éclairé » pour les uns, de tyran pour les autres, cette souveraine sut allier mieux que personne grandeur et petitesse. Tenue par ses contemporains pour « l'une des meilleures têtes d' ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre KOVALEWSKY
Quand les Russes mettent Marienbourg à sac en 1702, Marthe Skavronskaïa fait partie du butin. Les témoignages postérieurs auront beau jeu, connaissant l'origine modeste de l'impératrice, de dénigrer sa taille « petite et ramassée », son teint « fort basané », son maintien « sans air ni grâce ». Il faut croire pourtant qu'elle ne manquait pas de ch ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Issu d'une famille de vieux croyants, Alexandre Gavrilovitch Chliapnikov doit travailler dès son plus jeune âge. Il adhère en 1903 au Parti social-démocrate à Mourom, où il participe à la révolution de 1905. Militant bolchevik, arrêté à Noël 1905, il n'est libéré qu'en 1907 et part pour l'étranger (la France, l'Angleterre, l'Allemagne) où il séjou ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
Descendants de la dynastie de Souzdal (Nijni Novgorod), dont l'indépendance politique prit fin sous le règne du grand-prince de Moscou Basile Ier (1389-1425), les princes Chouïski doivent leur nom à la localité de Chouïa (aujourd'hui dans l'oblast d'Ivanovo). Passés au service de la monarchie moscovite, les Chouïski jouent un r ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ARRIGNON
Nom donné aux populations semi-nomades formant des communautés militaires indépendantes dans les bassins du Don, du Terek et du Kouban. Le mot, d'origine turco-tatare, désigne tout homme libre, tout guerrier indépendant. Aux xive et xve siècles, les services de ces Cosaques Tatars furent utilisés tant par le ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BÉRENGER
Province occidentale de la Lettonie, située sur la Baltique, au sud du golfe de Riga, la Courlande eut une existence propre à partir du xvie siècle. Peuplée par les Koures qui parlaient un dialecte letton, la province est conquise, entre 1245 et 1250, par les chevaliers Teutoniques qui convertissent de force la population au ch ... Lire la suiteÉcrit par : William Peter Jackson SMITH
Conséquence de la politique menée par Napoléon III pour essayer de rompre la coalition européenne qui, depuis 1815, réduit le rôle de la politique étrangère de la France. Envisageant certains remaniements de frontières, avec l'accord de l'Angleterre et de la Russie, et voulant engager l'intérêt de ces deux pays, Napoléon III choisit comme terrain ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Au cours de la révolution de 1905-1907, les marins de la flotte de la mer Noire et de la Baltique jouent un rôle considérable. Ceux de Cronstadt se soulèvent à deux reprises. Le premier soulèvement est consécutif au manifeste du tsar (17 oct. 1905) qui déclenche toute une série de meetings de protestation, notamment le 23. Les équipages revendique ... Lire la suiteÉcrit par : Daria OLIVIER
En Russie, et ensuite dans toute l'Europe, on nomma décembristes (ou décabristes, de dekabr, « décembre » en russe) la phalange des officiers nobles et libéraux qui, le 14 décembre 1825, tentèrent de soulever la garnison de Saint-Pétersbourg (Leningrad) pour obtenir du nouveau tsar, Nicolas Ier, les réformes de structure indisp ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BENNIGSEN
Fils d'un officier de carrière né dans le servage, Denikine suit l'école normale de Lovitch, puis l'école militaire des cadets de Kiev ; il est officier d'artillerie, breveté d'état-major en 1899, puis commandant de la région militaire de Varsovie. Il participe à la guerre russo-japonaise. Entre 1914 et 1916, il est commandant de la 4e ... Lire la suiteÉcrit par : Ilios YANNAKAKIS
La période qui suit le XXe congrès du P.C.U.S. (févr. 1956) est habituellement désignée comme étant celle de la « déstalinisation ». Dans le vocabulaire politique occidental, hormis le vocabulaire communiste, le terme de déstalinisation est usuellement opposé à celui de « stalinisme ». En réalité, ce terme ne traduit que malaisément et ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
Lorsqu'il succède à son père, Ivan II (mort en 1359), comme prince de Moscou, le jeune Dimitri se trouve sous la tutelle politique du métropolite Alexis (mort en 1378). Celui-ci lui obtient, par ses démarches à la Horde d'Or, le titre de grand-prince de Vladimir (1362), ravi depuis 1359 par le prince de Souzdal-Nijni-Novgorod. Devenu majeur, Dimit ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
Formé sur drug (ami), le terme droujina (družina) est utilisé dans les sources russes les plus anciennes pour désigner la truste du prince (xe-XIIe s.), dont les membres constituaient le noyau de l'armée princière. À l'intérieur de la droujina, on distingue un groupe d'« anciens » (star ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
C'est parce qu'en décembre 1917 il s'est vu confier par Lénine — convaincu de son intégrité, de sa discipline et de sa foi aveugle dans le parti — une tâche ingrate et lourde de responsabilités : celle de mettre sur pied et de diriger la Commission extraordinaire panrusse de lutte contre la contre-révolution (Vetcheka, plus connue sous le nom de T ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis VAN REGEMORTER
Souveraine qui doit son importance historique à sa valeur de symbole : la révolution de palais (25 nov. 1741), qui place sur le trône la fille de Pierre le Grand, marque la revanche de la garde impériale sur les Allemands qui dominaient la Russie depuis 1730. Au cours du règne, une série de hasards heureux confirment cette revanche : pendant la gu ... Lire la suiteÉcrit par : Myriam DÉSERT
Boris Eltsine, premier président de la fédération de Russie, a joué un rôle majeur dans les mutations postsoviétiques, rôle diversement évalué dans son pays. Né le 1er février 1931 dans le district de Sverdlovsk, il présente le profil typique de sa génération : un père paysan devenu ouvrier, la survie quotidienne difficile dans un bourg ... Lire la suiteÉcrit par : René GIRAULT
À la veille de la Première Guerre mondiale, la France se classe au deuxième rang parmi les puissances capitalistes exportatrices de capitaux, avec environ 40 à 45 milliards de francs-or expédiés à l'étranger. Le quart de ce montant est allé vers l'Empire russe, allié politique et pays dont le développement économique est très rapide : on peut esti ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Militante russe des droits de l'homme, Natalia Estemirova se fit l'écho des cas de torture illégale, d'enlèvements et d'assassinats afin de donner une voix aux victimes de la violence politique qui règne dans la république de Tchétchénie. Née d'un père tchétchène et d'une mère russe, le 28 février 1959 à Saratov, en Russie, Natalia Khusainova Este ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
Par analogie avec l'histoire de France, on désigne ainsi les assemblées convoquées par les tsars de Moscou, assemblées qui portèrent en russe le nom de Zemskij sobor, ou encore Soviet vseja zemli (Conseil de tout le pays). La première convocation de cette assemblée semble remonter à 1549-1550 au début du règne personnel d'Ivan le ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Né au Turkestan d'un père officier de santé, Frounze poursuit ses études à l'Institut polytechnique de Saint-Pétersbourg ; il s'affilie aux cercles révolutionnaires d'étudiants et d'ouvriers, puis adhère au Parti social-démocrate, y adoptant les positions de la tendance bolchevique (1903). Expulsé de Saint-Pétersbourg en 1904 à la suite d'une mani ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques VILLAIN
Cosmonaute soviétique, premier homme à être allé dans l'espace, Iouri Alexeïevitch Gagarine naît le 9 mars 1934 dans une famille d'ouvriers de Klouchino (oblast de Smolensk, dans l'ouest de la Russie, aujourd'hui Gagarine). Après ses études secondaires, il devient apprenti fondeur à Lioubertsy, ville proche de Moscou, puis entre au collège industr ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Fort semblables aux détachements ouvriers qui avaient participé à l'insurrection de décembre 1905 à Moscou, des détachements ouvriers armés font leur apparition dans les usines lors de la révolution de février 1917. Les bolcheviks s'efforcent avec succès, dès avril, de les contrôler et de les séparer de la milice ouvrière qui est aux mains des men ... Lire la suiteÉcrit par : Georges-Henri SOUTOU
Les raisons d'être du pacte de non-agression conclu le 23 août 1939 entre l'Allemagne et l'U.R.S.S. prêtent à discussion. Les archives allemandes saisies après la guerre permettent de reconstituer les faits et de comprendre les visées de Hitler. Celles de Staline sont d'autant plus difficiles à définir qu'il mène parallèlement une négociation avec ... Lire la suiteÉcrit par : Myriam DÉSERT
Le nom de Mikhaïl Gorbatchev restera associé à la fin de la guerre froide. Le dernier secrétaire général du Parti communiste de l'Union soviétique, en lançant un processus de démocratisation, la perestroïka, dont il espérait qu'il redynamiserait le pays, a précipité la chute d'un régime que l'on croyait inébranlable et ouvert la voie à la réunific ... Lire la suiteÉcrit par : Georges BLUMBERG
La Gosbank, appellation abrégée de la Gosoudarstvennyï Bank, était la Banque d'État de l'U.R.S.S.. Sa fondation en 1921 a marqué la fin de la période du « communisme de guerre » et l'instauration de la Nouvelle politique économique (N.E.P.), et consacré l'abandon de l'idée d'une économie non monétaire, idée que les dirigeants communistes de l'U.R. ... Lire la suiteÉcrit par : Claude LEFORT
Comité du plan d'État, organe central de la planification soviétique, le Gosplan dépendait du Conseil des ministres de l'U.R.S.S. et traduisait, dans des plans nationaux spécifiques, les objectifs fixés par le Parti communiste et le gouvernement. Créé en février 1921, le Gosplan était, à l'origine, un conseil consultatif auprès du gouvernement, qu ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas WERTH
Trois ans à peine après la parution, en Occident, du livre phare d'Alexandre Soljenitsyne L'Archipel du Goulag (1973), le terme Goulag (pour Glavnoie Oupravlenie Laguerei, Direction principale des camps) fait son entrée dans le Grand Robert. La reconnaissance du sigle-symbole Goulag marque un aboutissement, celui d'un l ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BENNIGSEN
Issu d'une famille de bourgeoisie aisée, monarchiste libéral, Goutchkov est membre de la douma de Moscou dans les années 1890. En 1892-1893, il est membre du conseil municipal de Moscou. Grand voyageur, il parcourt en 1895-1896 la Turquie, l'Arménie, le Tibet, puis part comme volontaire à la guerre des Boers et devient à son retour directeur de la ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis VAN REGEMORTER
L'oukaze du 18 décembre 1708 partageait l'Empire russe en huit « gouvernements » pour les besoins de l'armée, mais, comme circonscription administrative de base, le « gouvernement » naît avec le Règlement du 7 novembre 1775 qui divisait le pays en cinquante provinces comprenant chacune une population de 300 000 à 400 000 habitants du sexe masculin ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
En russe velikorus ou velikoros. L'expression « Grand-Russien » est apparue au xve siècle pour désigner le rameau septentrional des Slaves orientaux, appelés tous jusque-là « Russes », au moment où se dessinait la différence entre trois groupes linguistiques, russe, ukrainien et biélorussien. Ethniquement, le ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard FÉRON
Né dans la région de Rostov-sur-le-Don, Gretchko s'engage dans l'Armée rouge à l'âge de seize ans. Il y reste après la guerre civile. Il entre alors à l'Académie militaire Frounze, dont il est diplômé en 1936, puis à l'Académie de l'état-major. Nommé général au début de la guerre de 1941, il se bat à Kharkov, dans le Caucase et en Ukraine. Il cond ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard FÉRON
Né à Starye Gromyki, près de Minsk, en Biélorussie, Andreï Andreïevitch Gromyko a fait ses études à l'Institut d'économie de Moscou. Après avoir enseigné l'économie pendant quelques années, il entre en mars 1944 dans la carrière diplomatique. Il dirige au ministère le département Amérique, puis part à Washington comme conseiller d'ambassade. En 19 ... Lire la suiteÉcrit par : Cécile VAISSIÉ
Alexandre Guinzbourg fut l'un des plus célèbres dissidents soviétiques et joua un rôle majeur dans la définition des principes et des méthodes de cette dissidence. Né le 21 novembre 1936 à Moscou, il affirma très tôt son refus du conformisme : à treize ans, dans un pays qui prônait l'athéisme, il se fit baptiser ; à seize ans, alors que l'antisémi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BONAMOUR
Journaliste, écrivain, philosophe, homme politique et homme de science, Alexandre Ivanovitch Herzen, aristocrate révolutionnaire, a laissé une œuvre qui, comme son action, recèle une unité profonde à la recherche des idéaux, indissolublement liés, de justice et de liberté. Ses convictions démocratiques lui ont valu les éloges de Lénine et, à sa su ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Commissaire du peuple à l'Intérieur de 1934 à 1936, Iagoda est l'un des principaux artisans du déclenchement des grandes purges des années trente. Fils d'artisan, il travaille dans un bureau de statistiques et adhère au P.O.S.D.R. (Parti ouvrier et social-démocrate russe), à Nijni-Novgorod en 1907. Arrêté et exilé en 1911, mobilisé en 1915, il ent ... Lire la suiteÉcrit par : Cécile VAISSIÉ
Mort le 18 octobre 2005 à Moscou, Alexandre Iakovlev suscitait des controverses depuis vingt ans. Certains le considèrent comme le « père de la perestroïka », la restructuration qui aurait permis de démocratiser l'U.R.S.S. D'autres lui reprochent la disparition de l'U.R.S.S., tandis que d'autres encore se demandent si, par ses revirements abrupts, ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARRIÈRE
Capitale de la région homonyme de la fédération de Russie, Iaroslavl est une cité de la haute Volga au passé prestigieux. Fondée par Iaroslav le Sage au début du xie siècle sur la rive droite de la Volga, dans un site rappelant celui de Moscou, la ville a été longtemps une étape cardinale sur la route reliant la capitale au por ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
Prince de Novgorod en 1010, Iaroslav montre des velléités d'indépendance à l'égard de son père, Vladimir le Grand. Sorti vainqueur des luttes fratricides qui suivirent la mort de celui-ci (1015-1019), il s'installe à Kiev, mais doit, de 1024 à 1034, reconnaître la souveraineté de son frère Mstislav sur la rive gauche du Dniepr. La politique extéri ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Issu d'une famille pauvre, Nikolaï Ivanovitch Iejov adhère au Parti bolchevique après 1917. Jusqu'à la fin des années vingt, il est permanent du parti dans le Kazakhstan. Son ascension débute en 1929 : il grimpe rapidement les échelons. Vice-commissaire du peuple à l'Agriculture, il est chargé l'année suivante des sections cadres et affectations d ... Lire la suiteÉcrit par : Christophe PÉRY
À la suite du démantèlement de l'U.R.S.S. en 1991, la République autonome russe de Tchétchénie-Ingouchie a proclamé son indépendance. En décembre 1994, Moscou, qui veut préserver sa souveraineté, particulièrement sur les républiques musulmanes de la Fédération, et sécuriser les voies de transit du pétrole de la Caspienne, engage une intervention a ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
L'un des grands noms de la jeune diplomatie soviétique, Ioffe fut l'un des plus fidèles amis de Trotski. Issu d'une grande famille bourgeoise de Crimée, il adhère au P.O.S.D.R. alors qu'il est encore lycéen. En 1903, il part étudier à Berlin où il séjourne avec des interruptions jusqu'en mai 1906, date à laquelle il est expulsé pour son activité r ... Lire la suiteÉcrit par : Vladimir Claude FISERA
Journal du Parti social-démocrate ouvrier russe (P.O.S.D.R.), l'Iskra (L'Étincelle) paraît du 11 décembre 1900 au 8 octobre 1905. En tout 112 numéros seront publiés à un rythme mensuel puis bimensuel à partir de 1902. Son histoire se confond avec celle de la social-démocratie russe, et l'on doit distinguer la vieille Iskra ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise AUBIN, Olivier CARRÉ, Nathalie CLAYER, Andrée FEILLARD, Marc GABORIEAU, Altan GOKALP, Denys LOMBARD, Robert MANTRAN, Alexandre POPOVIC, Catherine POUJOL, Jean-Louis TRIAUD, Universalis
Dans le chapitre U.R.S.S. et ex-U.R.S.S.Perestroïka, glasnost, nationalités, le public international s'est habitué à des concepts qui lui ont d'abord paru étranges. La couverture médiatique a mis les deux premiers à la portée de tous les esprits. Que signifie la rencontre de deux questions à l'ordre du jour en U.R.S.S. comme en bien d'autres lieux, en Chine notamment : le problème des n ... Lire la suite
Écrit par : Wladimir VODOFF
Après avoir secondé son frère Iouri, Ivan lui succède en 1325 à la tête de la principauté de Moscou, fondée à la fin du xiiie siècle par leur père, Daniel. Le nouveau prince continue la lutte menée par son aîné contre la principauté de Tver pour l'obtention du titre de grand-prince de Vladimir, c'est-à-dire pour l'hégémonie de ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARRIÈRE
Capitale de la région homonyme de la fédération de Russie qui s'étend sur 21 800 kilomètres carrés, Ivanovo réunit deux agglomérations séparées par l'Ouvod, affluent de la Kliazma, et comptait 409 000 habitants en 2007. Située au cœur de l'ancienne Moscovie, épargnée par les invasions venues de l'ouest, la ville joua un grand rôle dans l'essor éco ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Responsable de l'idéologie du Parti communiste d'Union soviétique à la veille et au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Andreï Jdanov est le promoteur d'une ligne dure désignée sous le terme de jdanovisme. Fils d'un inspecteur d'école, Jdanov adhère au bolchevisme en 1915. Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, président du soviet de s ... Lire la suiteÉcrit par : Alexis BERELOWITCH
Jdanov, secrétaire du comité central et membre du bureau politique du Parti communiste d'Union soviétique, plus spécialement chargé du domaine culturel, avait fixé, sous leur forme la plus extrême, un certain nombre de principes de la politique culturelle du Parti communiste pendant la période stalinienne. C'est l'ensemble de cette doctrine, dans ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Maréchal de l'U.R.S.S., Joukov fut l'un des plus grands chefs militaires soviétiques pendant la Seconde Guerre mondiale. Fils de paysans, né dans la province de Kalouga, mobilisé en 1915 dans l'armée tsariste, Joukov rejoint l'Armée rouge en 1918 et adhère au Parti communiste l'année suivante. Ayant participé à la guerre civile, il est promu, en 1 ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Au premier congrès panrusse des soviets, au début de juin 1917, les bolcheviks avaient lancé le mot d'ordre : « Tout le pouvoir aux soviets », et Lénine, dans son intervention, avait déclaré que le Parti bolchevique était prêt à exercer le pouvoir. Dans le même temps, la tension montait parmi les soldats à Petrograd. La manifestation prévue pour l ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Vieux bolchevik, Kalinine fut, de 1919 à 1946, le chef de l'État soviétique en tant que président du conseil exécutif central des soviets et de l'U.R.S.S. Issu d'une famille de paysans pauvres de la province de Tver, Kalinine travaille avec son père dans l'agriculture, puis en usine à Saint-Pétersbourg, au Caucase, à Revel (aujourd'hui Tallin), au ... Lire la suiteÉcrit par : François REITEL
Située sur les rives de la Pregolia, Kaliningrad (Königsberg jusqu'en 1946) est à la fois un port sur le golfe de la Vistule et la ville principale de l'oblast (région administrative) de la Fédération de Russie qui porte son nom, elle-même isolée du territoire russe par la Lituanie. La fondation de la ville date de 1255 et est due à l'ord ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise AUBIN
La vaste migration, qu'accomplit au début du xviie siècle une branche des Mongols occidentaux, des bouddhistes lamaïstes, depuis le nord de l'actuel Turkestan chinois (le Nord-Xinjiang), jusqu'aux steppes alors limitrophes de l'Empire russe entre Caspienne et mer Noire, et l'exode entrepris en sens inverse, un siècle et demi pl ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
C'est dans le mouvement étudiant révolutionnaire à Moscou que Kamenev, fils d'un ancien mécanicien devenu ingénieur, commence à militer. Arrêté, il doit regagner Tiflis avant de se rendre à Paris, puis à Genève où il adhère au groupe de l'Iskra. Bolchevik dès 1903, révolutionnaire professionnel, il remplit des missions clandestines en Rus ... Lire la suiteÉcrit par : Charles URJEWICZ
L'une des affaires les plus mystérieuses de la Seconde Guerre mondiale, le massacre de Katyń a pendant très longtemps envenimé les relations polono-soviétiques. Au début de 1943, les Allemands annoncèrent la découverte, dans la forêt de Katyń (près de Smolensk en Russie), de huit fosses communes contenant les cadavres momifiés de vingt-deux mille ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
La ville de Kazan est la capitale de la République du Tatarstan, en Russie occidentale. Elle se situe sur la Volga, à son confluent avec la Kazanka (rive nord du réservoir de Samara) et s'étend sur 25 kilomètres environ en bordure d'un ensemble de collines ravinées. L'ancienne Kazan (Iske Kazan) fut fondée à la fin du xiiie ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARRIÈRE
Capitale du territoire homonyme de la Fédération de Russie (788 600 km2, 1 436 570 hab. au recensement de 2002), Khabarovsk, dont le nom a pour origine celui d'un explorateur du xviie siècle, fut fondée en 1858 et comptait 578 000 habitants en 2006. La ville, située au point de convergence de plusieurs voies de commu ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ARRIGNON
Cosaque né à Pereïaslavl dans une famille de petite noblesse ukrainienne, Bogdan Khmelnitski reçut une solide instruction à Kiev puis à Lvov ; outre l'ukrainien, sa langue natale, il connaissait le latin, le polonais et le russe. Il acquit une solide formation militaire en participant aux campagnes des Cosaques Zaporogues contre les Turcs ; fait p ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Dans la Russie de la première moitié du xixe siècle, les intellectuels s'interrogeaient sur la signification de leur patrie. Les uns rêvaient de l'occidentaliser radicalement, les autres de revenir aux sources idéalisées de la culture nationale. Khomiakov sut dépasser les nostalgies slavophiles pour dégager, à la faveur du dial ... Lire la suiteÉcrit par : Alain PÂRIS
L'histoire n'aurait peut-être pas retenu le nom de ce compositeur s'il n'avait joué un rôle déterminant dans l'application de la politique stalinienne en matière culturelle. Tikhon Nikolaïevitch Khrennikov voit le jour à Elets, en Russie centrale (oblats de Lipetsk), le 10 juin (28 mai, ancien style) 1913, dans une famille modeste où tout ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard FÉRON
Pendant une dizaine d'années, de 1953 à 1964, Nikita Sergueiëvitch Khrouchtchev fut le chef de l'Union soviétique. Il fut alors célèbre dans le monde entier, à tel point que les journaux occidentaux prirent l'habitude de le désigner par la lettre « K ». Communiste depuis sa jeunesse, formé à l'école du parti, il se distinguait de la plupart de ses ... Lire la suiteÉcrit par : Frederick I. ORDWAY III
Inventeur et révolutionnaire russe, membre de la société secrète Narodnaïa Volia (Volonté du peuple), Kibaltchitch est l'auteur du premier projet d'engin volant propulsé par fusée et piloté par l'homme élaboré en Russie. En 1871, il entre à l'Institut des ingénieurs des voies de communications, puis, en 1873, à l'Académie de médecine et de chirurg ... Lire la suiteÉcrit par : Richard Antony FRENCH, Yann RICHARD, Universalis
Capitale de l'Ukraine indépendante depuis 1991, Kiev se situe dans le centre-nord rural du pays, près de la Biélorussie, aux confins des riches Terres noires céréalières, au sud, et des régions plus boisées et plus humides de la Polésie, au nord. La ville, qui fut longtemps l'une des portes d'entrée du monde slave oriental, a profité de la présenc ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
L'assassinat, le 1er décembre 1934, de Kirov, c'est-à-dire de celui-là même qui était considéré comme le dauphin de Staline, donna le coup d'envoi aux grandes purges staliniennes (procès de Moscou). Révolutionnaire « de l'intérieur », c'est en 1904 que Kirov commence à militer en Sibérie dans le P.O.S.D.R. (Parti ouvrier social-démocrat ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Issue d'une famille de la noblesse terrienne, mariée très jeune, Alexandra Kollontaï se sépare de son mari et milite dans les associations de secours mutuel avant d'aller faire ses études de sciences économiques et sociales à Zurich et en Angleterre. À son retour en Russie, elle collabore aux publications social-démocrates, oscillant après 1903 en ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BENNIGSEN
Fils d'un ingénieur militaire de la marine, issu d'une petite noblesse d'Ukraine d'origine turque, où l'on est officier de marine de père en fils, Alexandre Vassilievitch Koltchak entre à quinze ans à l'Académie navale. C'est un savant océanographe spécialiste de l'Arctique et brillant officier de marine ; il prend part à l'expédition dans l'archi ... Lire la suiteÉcrit par : Charles URJEWICZ
Abréviation de Vsesoyouznyï leninski kommounistitcheski soyouz molodeji (Union communiste léniniste pan-soviétique de la jeunesse), le Komsomol fut, après les syndicats, la plus importante organisation de masse soviétique. Organisation de jeunesse dépendante du Parti communiste de l'Union soviétique, le Komsomol était implanté, grâce à se ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Maréchal de l'U.R.S.S., Koniev fut l'un des grands chefs militaires de la Seconde Guerre mondiale. Né près d'Arkhangelsk, où il va travailler, il sert dans l'armée tsariste pendant la Première Guerre mondiale. En 1918, il adhère au Parti communiste et rejoint l'Armée rouge. Pendant la guerre civile, il combat les légions tchécoslovaques en Sibérie ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BENNIGSEN
Fils d'un paysan pauvre du Semieretchie en Sibérie méridionale, Kornilov est officier de carrière dans l'armée tsariste, breveté d'état-major, puis prend part à la guerre de 1904-1905 contre le Japon et commande ensuite les forces armées du Turkestan. En 1914, il commence la Première Guerre mondiale comme général de division, puis commande le XXV ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques VILLAIN
Ingénieur soviétique à l'origine de nombreuses grandes premières spatiales, Sergueï Pavlovitch Korolev naît à Jitomir, en Ukraine, le 12 janvier 1907 (nouveau style ; 30 décembre 1906 ancien style), dans une famille de condition modeste ; son père est professeur de littérature. Dès son plus jeune âge, il manifeste un caractère énergique et indépen ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard FÉRON
Fils d'un ouvrier, Alexeï Kossyguine est né à Saint-Pétersbourg. À l'âge de quinze ans il s'engage dans l'Armée rouge. Démobilisé, il s'inscrit à une école technique de sa ville natale. Il travaille de 1924 à 1929 dans les coopératives de Sibérie, revient à Leningrad (nom de Saint-Pétersbourg de 1924 à 1991) pour y suivre les cours de l'institut t ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
Sous-secrétaire (podiatchi) au Bureau des ambassadeurs (Posolski prikaz), Grigori Karpovitch Kotochikhine participe aux pourparlers avec la Suède en 1658 et en 1661, mais, stipendié par le roi de Pologne, il doit s'enfuir de Moscou pour éviter une accusation d'espionnage (1664) ; réfugié à Stockholm, il y est condamné à mort pour meurtre. ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre KOVALEWSKY
Terme appliqué en Russie à la fin du xixe siècle à une minorité de paysans qui, amassant de l'argent et pratiquant l'usure, exploitaient et dominaient la masse des paysans pauvres. Jusqu'en 1917, les koulaks (kulak : poing) continuèrent à s'enrichir ; la réforme de Stolypine leur permit de quitter le mir (comm ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
De vieille souche nobiliaire, descendant des princes de Iaroslavl, le prince Andreï Mikhaïlovitch Kourbski apparaît déjà parmi les conseillers du jeune tsar Ivan IV, ce groupe qu'il appellera plus tard lui-même Izbrannaja Rada (le « Conseil choisi »). On le trouve aux côtés du monarque lors de la prise de Kazan' en 1552. Jusqu'au début de ... Lire la suiteÉcrit par : Daria OLIVIER
Sauveur de la patrie et l'un des plus éminents chefs d'armée de toute l'histoire de Russie, Mikhaïl Koutouzov est allié à d'illustres familles. Instruit, polyglotte, il semble destiné à une carrière de courtisan ; mais il choisit l'armée et entre à l'école d'artillerie. Il voue un culte à Pierre le Grand, dont il reçoit un enseignement posthume pa ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARRIÈRE
Capitale d'un territoire homonyme de la Fédération de Russie (76 000 km2, 5 125 220 hab. au recensement de 2002), Krasnodar, construite sur les rives du Kouban à l'endroit où le fleuve devient navigable, comptait 710 400 habitants en 2006. Fondée en 1793 sous le nom d'Ekaterinodar par les Cosaques Zaporogues émigrés au Kouban, la ville ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARRIÈRE
Capitale du territoire administratif homonyme de la fédération de Russie situé en Sibérie orientale (2,3 millions de kilomètres carrés, 2 908 550 hab. au recensement de 2002), Krasnoïarsk, construite sur les deux rives de l'Ienisseï, comptait 920 000 habitants en 2006, alors qu'elle n'en avait que 190 000 en 1939. La ville, créée sous le nom de Kr ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Issu de l'aristocratie moscovite, Piotr Alexeïevitch Kropotkine commence une carrière militaire après avoir été page à la cour du tsar. Affecté en Sibérie, il emploie les loisirs de la vie de garnison à approfondir ses connaissances géographiques, anthropologiques et sociologiques. Sa sympathie pour l'insurrection polonaise de 1863 l'amène à démis ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Née à Saint-Pétersbourg, Nadejda Konstantinovna Kroupskaïa, fille de militaire, doit interrompre ses études à l'âge de quatorze ans à la suite de la mort de son père. Tolstoïenne convaincue, elle enseigne de 1891 à 1896 dans une école du dimanche et donne des cours du soir aux travailleurs. C'est à cette époque qu'elle découvre le marxisme et devi ... Lire la suiteÉcrit par : Antoine FAIVRE
Mariée en 1782 à un homme beaucoup plus âgé qu'elle, Juliane de Vietinghoff, baronne de Krüdener, trouve dans sa Livonie natale une foi vivante en Jésus-Christ. Elle parcourt l'Europe sans vivre beaucoup avec son mari, qui meurt en 1802. En 1803, elle écrit un roman, Valérie, qui est bien loin de manquer de valeur littéraire. Le spectacle ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Issu d'une famille de propriétaires aisés de la région de Pskov, Lavrov entre à l'école d'artillerie de Saint-Pétersbourg, puis y devient professeur de mathématiques à l'âge de vingt et un ans. Il collabore, pour le domaine philosophique, au Dictionnaire encyclopédique russe (1864). Influencé par sa rencontre avec Tchernychevski, il adhèr ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Chef militaire et homme politique russe. Dans les années 1980, Alexandre Ivanovitch Lebed guerroie en Afghanistan. Il arrive sur le devant de la scène politique en 1991, lorsqu'il s'associe à Boris Eltsine pour maîtriser le putsch des communistes radicaux. Après son départ de l'armée en 1995, il apparaît comme un recours possible, à la fois ferme ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas WERTH
Après le succès mondial de Staline : la cour du Tsar rouge, le journaliste britannique, romancier et présentateur de télévision Simon Sebag Montefiore s'est attaqué à la jeunesse du futur dictateur dans Le Jeune Staline (Calmann-Lévy, Paris, 2008). Dès l'introduction, l'auteur annonce son parti pris de narrer par le menu la « vie ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas WERTH
Fondateur et bâtisseur de l'État soviétique, qui affiche d'emblée sa forte spécificité par rapport aux États existants, Lénine est l'un des hommes politiques qui a le plus profondément marqué le xxe siècle. Véritable icône pour des centaines de millions de nouveaux croyants en une religion inédite, le communisme, Lénine apparaî ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
L'un des grands artisans de la diplomatie soviétique, Maxime Litvinov en dirige les destinées de 1930 à 1939. Militant du mouvement ouvrier dès la fin du xixe siècle, il adhère au Parti ouvrier social-démocrate de Russie en 1898. Froid, discret et efficace, sachant admirablement manœuvrer, il devient à Londres, en 1902, dès son ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Brillant intellectuel marxiste, auteur fécond allant du journalisme à la dramaturgie en passant par les traités d'esthétique, Lounatcharski est, du début du régime soviétique et jusqu'en 1929, commissaire du peuple à l'Éducation. Après des études secondaires à Kiev, il fréquente l'université de Zurich et entre en contact avec le groupe Libération ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Homme politique russe, né le 21 octobre (2 novembre, nouveau style) 1861 à Popovka, près de Toula (Russie), mort le 7 mars 1925 à Paris. Diplômé en droit à l'université de Moscou, le prince Lvov travaille dans l'administration jusqu'en 1893, date à laquelle il démissionne. Il devient alors membre du zemstvo (assemblée locale) de Toula et, pendant ... Lire la suiteÉcrit par : Clotilde CHAMPEYRACHE, Jean SUSINI, Universalis
Dans le chapitre Autres associations mafieusesDès lors qu'une criminalité organisée cumule dans le temps l'ensemble des caractéristiques énoncées précédemment, il est permis de parler de mafia, mais si l’une d’entre elles manque, cela n’est plus possible. Ainsi, le gang d’Al Capone, sans légitimité sociale ni conditionnement du territoire, n’est pas au sens propre une mafia, pas plus que la p ... Lire la suite
Écrit par : Claudie WEILL
Considéré comme l'héritier de Staline, éliminé en 1957 comme dirigeant du groupe « antiparti », Malenkov fut le chef de file de la jeune génération stalinienne. Engagé dans l'Armée rouge en 1919, il adhère l'année suivante au Parti communiste ; il a déjà été commissaire politique des districts du Turkestan et de l'Est durant la révolution de 1917. ... Lire la suiteÉcrit par : Vladimir Claude FISERA
Fils d'ouvrier, engagé à dix-sept ans dans les armées de Nicolas II, Malinovski fait preuve d'une grande bravoure et reçoit la croix de Saint-Georges en 1916. En 1917, il est transféré sur le front français, en Champagne ; il s'y montre excellent soldat (mitrailleur). Après la dissolution des unités russes, il fait un court séjour dans la Légion é ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis VAN REGEMORTER
Avec la table des rangs (čin) en 1722, Pierre le Grand avait achevé de soumettre la noblesse à l'État en calquant la hiérarchie nobiliaire sur la pyramide des grades. Mais tout en refusant d'accorder à la classe dirigeante une organisation corporative à l'échelon national, il ne méconnaissait pas la nécessité de développer son esprit civi ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Né à Constantinople, Iouli Martov est avec Plekhanov et Axelrod un des créateurs du Parti ouvrier social-démocrate russe et fondateur de la première Iskra (L'Étincelle). Au congrès du parti en 1903 (qui se tient à Bruxelles, puis à Londres), il est l'animateur de la fraction qui s'oppose à Lénine et à Plekhanov sur la question de ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Fils de commerçants, Martynov adhère au mouvement populiste Narodnaïa Volia (la Volonté du peuple) en 1884. Condamné à quatre ans de prison en 1887, il adhère au Parti social-démocrate ouvrier, dans lequel il anime le courant dit « économiste » pour lequel l'avènement du socialisme en Russie est inéluctable si la société russe parcourt la série de ... Lire la suiteÉcrit par : Christophe CHICLET
Dirigeant indépendantiste tchétchène non radical, le président Aslan Maskhadov a été tué par les services de sécurité russes le 8 mars 2005 dans le petit village de Tolstoï-Yurt, à 15 kilomètres au nord de la capitale tchétchène, Grozny. Sa disparition laisse les faucons de Moscou et les islamistes radicaux tchétchènes face à face. Aslan Maskhadov ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Devenu moine sous le nom de Maxime, ouvert au mouvement de la Renaissance et adversaire du courant « joséphien » de la troisième Rome, Michel Trivolis, né à Arta (Épire), se rendit d'abord en Occident pour s'y former à l'humanisme que les savants byzantins de la génération précédente y avaient développé. Il séjourna à Paris, à Florence, à Venise e ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BÉRENGER
Hetman des Cosaques, Mazeppa est issu d'une famille noble de l'Ukraine. Élevé à la cour du roi de Pologne Jean Casimir, une histoire de cœur l'oblige à s'enfuir chez les Cosaques du Dniepr, dont il devient l'un des chefs. En 1687, lors d'une visite à Moscou, il gagne la faveur du tsar Pierre le Grand, achète au tout-puissant Basile Golitsyne la ch ... Lire la suiteÉcrit par : Myriam DÉSERT
Alors que l'Occident veut voir dans la désignation de Dmitri Medvedev comme dauphin par Vladimir Poutine, en décembre 2007, une manœuvre permettant à celui-ci de sauvegarder à la fois les apparences démocratiques et son pouvoir, son élection à la présidence de la Fédération russe quelques mois plus tard réanime quelque espoir chez ceux qui, persua ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Tout comme la dénomination de bolchevisme, celle de menchevisme est issue du IIe congrès du Parti ouvrier social-démocrate de Russie (P.O.S.D.R.) qui siégea pendant un mois à Bruxelles puis à Londres en août 1903 et établit un nouveau clivage fondamental à l'intérieur du mouvement ouvrier russe. Les mencheviks (menchinstvo = mi ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre KOVALEWSKY
D'origine très modeste et d'une instruction élémentaire, Alexandre Menchikov devient dès l'enfance un compagnon de jeu puis de travail de Pierre le Grand, auquel il est dévoué cœur et âme. C'est cette confiance que l'empereur a en son collaborateur qui explique son élévation extraordinaire et conforme ni à ses talents ni à ses possibilités intelle ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
Le titre de métropolite, qui ne correspond pas exactement à celui de métropolitain dans l'Église latine, bien qu'il soit actuellement employé en un sens assez large dans l'orthodoxie, appartient, à l'origine, à l'ecclésiologie russe. Son histoire a été d'abord marquée par l'importance qu'ont eue, en Russie, les sièges métropolitains de Kiev, puis ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Tsar de Russie (1613-1645), né le 22 (12 selon le calendrier grégorien) juillet 1596, mort le 23 (13) juillet 1645 à Moscou. Petit-fils de Nikita Romanovitch Romanov et fils de Fedor Nikititch Romanov, Michel Feodorovitch Romanov est, par sa mère, le neveu du dernier tsar de la maison de Riourik, Fedor Ier (r. 1584-1598). Lorsque le Zem ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Sociologue et écrivain politique russe, leader reconnu du mouvement narodnik (populiste) sous le règne d'Alexandre II. Il travailla de 1868 à 1884 pour un journal ayant une audience importante, l'Otechestvennye Zapiski (Annales de la patrie), et, de 1892 à 1904, il dirigea Russkoe bogatsvo (La Richesse russe ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Homme d'État soviétique, spécialiste du commerce et des transports, Mikoyan a fait partie de l'équipe dirigeante pendant des décennies, aussi bien sous Staline qu'après sa mort, et fut l'un des artisans de la déstalinisation. Arménien né en Géorgie, Mikoyan fait ses études au séminaire. À sa sortie, en 1915, il adhère au bolchevisme. Il est l'un d ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BENNIGSEN
Né à Moscou, Pavel Milioukov fait une carrière académique brillante d'historien et de professeur à l'université de Moscou. Ses idées libérales lui valent, dès 1901, d'être arrêté et emprisonné par les autorités tsaristes. Libéré, il est invité aux États-Unis pour y faire une série de cours. Libéral progressiste et démocrate, adversaire résolu de l ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre KOVALEWSKY
Descendant d'une famille de militaires, Evgueni Miller fait ses études à l'école de cavalerie Nicolas et à l'Académie d'état-major. Chargé de mission en Allemagne, il occupe par la suite le poste d'attaché militaire à Bruxelles, à La Haye et à Rome. Nommé à la tête de l'école de cavalerie Nicolas en 1909 et promu général, il reste commandant de ce ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Molotov, l'un des principaux personnages de l'entourage de Staline, fut son lieutenant et son bras droit pendant des décennies. Issu d'une famille bourgeoise, Molotov adhère au bolchevisme à la fin de 1906 et milite parmi les étudiants et les lycéens. En 1912, il devient secrétaire de rédaction de la Pravda à Saint-Pétersbourg et fait alo ... Lire la suiteÉcrit par : Galia BURGEL, Catherine GOUSSEFF, Roger PORTAL
Devenue capitale de l'Union soviétique au lendemain de la révolution de 1917, Moscou a retrouvé alors sa place historique au centre du monde russe et slave. Après deux siècles d'éclipse en faveur de Saint-Pétersbourg, capitale institutionnelle de l'Empire russe, Moscou redevint le lieu du pouvoir central, signe de la volonté de pérenniser l'hérita ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Appelée bataille de Borodino par les Russes – qui ne la considèrent pas comme une défaite –, cette bataille extrêmement meurtrière s'est déroulée le 7 septembre 1812, durant l'invasion de la Russie par Napoléon, à environ 110 kilomètres à l'ouest de Moscou, non loin de la rivière Moskova. Près de 130 000 hommes de la Grande Armée, appuyés par plus ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARRIÈRE
Ville de Russie, capitale de la région administrative (oblast) homonyme (144 900 km2, 864 600 hab. en 2006), Mourmansk, située sur la côte est de la presqu’île de Kola, est la ville la plus importante au nord du cercle polaire arctique (320 900 hab. en 2006). Mourmansk n'était, à la fin du xixe siècle, qu'un camp de ... Lire la suiteÉcrit par : René GIRAULT
Dans l'histoire de l'Union soviétique, la N.E.P. (Nouvelle Politique économique ; en russe, Novaja Ekonomičeskaja Politika) représente un épisode particulier, celui où les bolcheviks semblent tourner le dos à la révolution communiste accomplie trois années plus tôt. Parenthèse hérétique dans la progression vers le communisme, cette périod ... Lire la suiteÉcrit par : Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
Originaire de Westphalie, Nesselrode est né à Lisbonne, où son père représente la tsarine Catherine II. Il commence une carrière dans l'armée puis dans la diplomatie russe, à Berlin en 1802, à La Haye en 1804 et à Paris en 1807 ; c'est dans la capitale française et sous le couvert de l'alliance franco-russe qu'il organise un très efficace service ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Né dans une famille d'ouvriers, autodidacte, Netchaïev obtient un poste d'instituteur à Saint-Pétersbourg où il fréquente les cercles d'étudiants révolutionnaires. Poursuivi pour ses activités, il se réfugie à Genève où il rencontre Bakounine. Avec l'aide, semble-t-il, de ce dernier, il écrit Le Catéchisme révolutionnaire (1868) : il y dé ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre KOVALEWSKY
À l'opposé de son frère Alexandre, le jeune prince reçoit une instruction militaire et scientifique. Monté sur le trône au moment de la révolte des décembristes en décembre 1825, Nicolas Ier Pavlovitch gardera toute sa vie la vision de cette journée dramatique. D'une droiture exceptionnelle et gardien fidèle des principes absolutistes, ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BENNIGSEN
Dernier tsar de Russie, fils aîné d'Alexandre III, Nicolas II succède à son père le 1er novembre 1894 et il est couronné le 26 mai 1895. Ni par son éducation ni par son tempérament, Nicolas II n'est préparé à la tâche écrasante de gouverner un immense empire agité depuis un demi-siècle par les mouvements sociaux et politiques les plus d ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
Cinquième ville de Russie et capitale de l'oblast (région) homonyme, Nijni-Novgorod est la ville principale de la région de la Volga. Fondée en 1221 au confluent de la Volga et de l'Oka dans le dessein de défendre le pays russe face aux Bulgares de la Kama, Nijni-Novgorod fut ainsi dénommée du fait de sa situation dans le bas pays (nijni ... Lire la suiteÉcrit par : Richard E. PIPES, Universalis
Patriarche célèbre de l'Église russe, Nikon est né le 7 mai 1605 à Valmanovo, près de Nijni-Novgorod. Issu d'une famille de moujiks finnois, Nikon, de son vrai nom Nikita Minine, se forme dans un monastère avant de se marier. Devenu prêtre, il s'installe à Moscou, jusqu'à ce que le décès de ses enfants lui fasse rechercher la solitude. De 1634 à 1 ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
La noblesse russe connaît deux origines : la truste princière (družina) et l'aristocratie terrienne dont les représentants sont appelés les boyards (bojare). Ces deux catégories se confondront vers la fin du xiie siècle. Plus tard, dans les nouvelles principautés de la Russie du Nord-Est, c'est l'aristocratie ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BLANKOFF, Wladimir VODOFF
Les premières mentions de Novgorod, dont le nom signifie « ville neuve », remontent au ixe siècle ; située sur le Volkhov, près du lac Ilmen, au nord de la voie commerciale reliant « les Varègues aux Grecs », la cité de Novgorod est l'un des deux centres de la Russie kiévienne. Très tôt, des tendances séparatistes à l'égard de ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Né avec les réformes de Pierre le Grand, l'occidentalisme ne peut être exclusivement défini comme un courant progressiste opposé à un chauvinisme passéiste et rétrograde ; la bureaucratie pétersbourgeoise, après tout, était « occidentaliste » à sa manière. Le grand débat des années 1840 entre slavophiles et occidentalistes prend à témoin l'opinion ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
Sous ce nom, la Chronique des temps passés (compilation des xie-xiie s.) a conservé le souvenir du chef varègue, parent de Rurik, qui a imposé son pouvoir (d'après la Chronique, en qualité de tuteur du jeune prince Igor) à Kiev et sur tout le bassin du Dniepr (dernier quart du ixÉcrit par : Wladimir VODOFF
En 1565, le tsar Ivan IV le Terrible, en conflit avec les boyards, se tailla dans l'empire moscovite un territoire particulier, l'opritchnina (opričnina), qu'il plaça sous son administration directe. Le centre de l'opritchnina fut le bourg Alexandrov (Aleksandrova sloboda), à une centaine de kilomètres au nord-est de Mos ... Lire la suiteÉcrit par : Denise EECKAUTE
Des administrateurs russes du xviie siècle, Ordin-Nachtchokine (on écrit quelquefois Ordyn-Nachtchokine) est le seul sans doute à avoir atteint la stature d'un homme d'État. À la fois chef militaire, diplomate, économiste, il a su comprendre toute la portée du défi européen avant Pierre le Grand, dont il est, à bien des égards, ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Né en Géorgie, originaire de la petite noblesse, Grigori Ordjonikidze adhère au P.O.S.D.R. en 1903, et devient d'emblée bolchevik. Il milite surtout à Bakou, où il fait la connaissance de Staline. En octobre-novembre 1910, il participe à la révolution iranienne, part pour Paris, où il fréquente l'école du parti de Longjumeau, animée par Lénine. Lo ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARRIÈRE
Capitale de la république de Bachkirie (membre de la fédération de Russie, ex-république socialiste soviétique autonome de Bachkirie), Oufa (1 022 600 hab. en 2007), a grandi le long des rives de la rivière Bielaïa, affluent de la Kama, au voisinage de sa confluence avec la rivière Oufa. Cette dernière, qui descend d'un col donnant accès à Tchelia ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis VAN REGEMORTER
Terme désignant à l'origine un ordre du souverain, sans distinction entre les mesures générales et les cas individuels. Avant Pierre le Grand, la formule rituelle : « Le tsar a ordonné et les boyards ont joint leur avis » reconnaissait à l'aristocratie un rôle consultatif en matière législative ; mais, sous le règne du réformateur, les théoriciens ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène CARRERE D'ENCAUSSE
La carrière du maréchal Oustinov, ministre de la Défense de l'U.R.S.S. durant huit ans, illustre les problèmes de la cohabitation des pouvoirs civil et militaire dans ce pays. Dimitri Oustinov naquit dans une famille ouvrière russe de Kouibychev (l'actuelle Samara) le 30 octobre 1908. L'armée et le parti furent deux données inséparables de sa vie ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre KOVALEWSKY
Le grand-duc héritier du trône de Russie Paul reçoit une très bonne éducation, et dans la première partie de sa vie c'est un homme d'apparence équilibrée qui produit lors de son voyage en Europe, et en particulier à la cour de France, une excellente impression. La mort de sa première femme l'affecte beaucoup, mais sa seconde épouse, une femme rema ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Ancien dirigeant soviétique. Diplômé de l'Institut des finances, Valentin Sergueïevitch Pavlov fait une carrière d'économiste au ministère des Finances avant d'être nommé à la direction du Gosplan en 1981. En janvier 1991, il est élu par le Soviet suprême Premier ministre de l'U.R.S.S., un poste dont il sera le dernier titulaire. La réforme monéta ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARRIÈRE
De toutes les villes de l'Oural, Perm est celle qui a connu le passé le plus brillant : dès la célèbre expédition guerrière entreprise par Ermak Timofeïevitch en 1580 à destination de l'Est, un petit poste fut créé dans la vallée moyenne de la Kama, avantageusement situé sur la terrasse fluviale de la rive gauche, non loin de la confluence de la T ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BENNIGSEN
Un des fondateurs, en 1905, du Parti ouvrier social-démocrate ukrainien, Petlioura est le plus connu de ceux qui essayèrent, entre 1917 et 1920, de conserver à l'Ukraine son indépendance toute récente. Officier dans l'armée russe pendant la guerre de 1914 à 1917, il prend une part active aux événements révolutionnaires ; en février 1917, il est él ... Lire la suiteÉcrit par : Jean GOUILLARD
Fils aîné de Nikita Romanovitch Romanov, neveu par alliance d'Ivan le Terrible et cousin de Fedor Ier, dernier tsar de la maison de Riourik. En haine des Romanov, Boris Godounov l'enlève à sa femme et à son jeune fils Michel pour le faire moine. Fedor Romanov prend alors le nom de Philarète (1598). Il subit le contrecoup du temps des Tr ... Lire la suiteÉcrit par : Roland MARX
Mort à Moscou le 11 mai 1988, Harold Adrian Russell (dit Kim) Philby a été l'un des espions soviétiques les plus célèbres de l'après-Seconde Guerre mondiale. En compagnie de ses trois principaux camarades, Guy Burgess, Donald MacLean et Anthony Blunt, il a constitué le groupe habituellement désigné comme le « cercle des espions de Cambridge » (dén ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Brillant administrateur, l'un des grands organisateurs de l'industrie soviétique, Piatakov est nommé dans le testament de Lénine parmi les six « héritiers ». Fils d'un fabricant de sucre de Kiev, Piatakov, d'abord anarchiste, adhère au P.O.S.D.R. en 1910, alors qu'il fait ses études à Saint-Pétersbourg. Assigné à résidence à Kiev, puis arrêté en j ... Lire la suiteÉcrit par : Roger PORTAL
De son vivant déjà, Pierre le Grand a soulevé à la fois admiration et critique. « Antéchrist » pour les uns, héros créateur pour les autres, il a été, après sa mort, au centre de toutes les discussions relatives à l'histoire de la Russie. Catherine II s'est constamment référée à son glorieux prédécesseur. Au xixe siècle les con ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Empereur de Russie (1762), né le 21 février (10 février dans le calendrier grégorien) 1728 à Kiel, dans le Holstein-Gottorp, mort assassiné (à l'instigation de sa femme) le 17 juillet 1762 au château de Ropcha, près de Saint-Pétersbourg. Fils d'Anna Petrovna, l'une des filles de Pierre Ier le Grand, et de Charles Frédéric, duc de Holste ... Lire la suiteÉcrit par : Étienne BALIBAR, Pierre MACHEREY
L'importance historique de Georges Plekhanov vient de ce qu'il fut le véritable introducteur du marxisme en Russie. Après avoir adhéré à l'idéologie populiste, il fonda, dans son exil genevois, le groupe « Libération du travail », qui s'attacha à diffuser en Russie les idées de Marx et d'Engels et à montrer la nécessité de les appliquer à la situa ... Lire la suiteÉcrit par : Jean GOUILLARD
Homme d'État russe, né à Moscou d'un père pope et juriste de formation, Pobedonostsev commence par enseigner le droit civil russe à l'université de Moscou (1860-1865) et, en qualité de précepteur, au futur tsar Alexandre III. Sénateur de Saint-Pétersbourg en 1868, il entre au Conseil impérial en 1872 et succède à Dimitri Tolstoï comme procureur gé ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard FÉRON
Né dans une famille d'ouvriers à Karlovka près de Poltava en Ukraine, ouvrier d'usine à l'âge de quinze ans, Nikolaï Viktorovitch Podgorny adhère au Komsomol après la révolution. Il est envoyé en 1923 dans une école pour ouvriers puis obtient un diplôme d'ingénieur de l'industrie alimentaire. Il adhère au Parti communiste en 1930. Ingénieur dans u ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Stratège de l'insurrection, Podvoïski fut l'un des artisans de la révolution d'Octobre à Petrograd et fut notamment chargé d'organiser avec Antonov Ovseïenko la prise du palais d'Hiver. Après avoir fait ses études secondaires au séminaire, il entreprend des études de droit à l'université de Iaroslavl où il adhère au P.O.S.D.R. en 1901. Arrêté à pl ... Lire la suiteÉcrit par : Gérard NAHON
Terme russe désignant un assaut, avec pillage et meurtres, d'une partie de la population contre une autre, et entré dans le langage international pour caractériser un massacre de Juifs en Russie. Perpétrés entre 1881 et 1921, les pogromes furent si nombreux qu'une typologie a pu être établie à leur propos. Ils survenaient lors d'une crise politiqu ... Lire la suiteÉcrit par : Elsa VIDAL
Anna Stepanovna Politkovskaïa est née à New York, le 30 août 1958. Son père était diplomate auprès de l'O.N.U. Celle qui allait devenir l'une des journalistes indépendantes russes les plus respectées, critique inlassable de la politique russe menée en Tchétchénie, a été assassinée par balles, devant son domicile à Moscou, le 7 octobre 2006. Détent ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
En russe narodnichestvo, le populisme désigne le mouvement d'opposition des intellectuels russes au tsarisme, dans les années 1850-1880 ; ce courant politique touche surtout des intellectuels des classes moyennes, qui, tout en étant imprégnés de culture occidentale, n'en ont pas moins une conscience aiguë du retard économique et politique ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis VAN REGEMORTER
Fils d'un orfèvre sur argent de la banlieue moscovite (et non point paysan, comme le voulait la légende romantique), employé à l'Hôtel des monnaies, puis chargé de construire des fontaines à Novgorod, patron d'une distillerie et propriétaire illégal de 300 hectares et d'une centaine de serfs, Possochkov est un bel exemple d'ascension sociale à l'é ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre KOVALEWSKY
Militaire, Grigori Potemkine est remarqué par l'impératrice Catherine II, dont il devient le favori, et fait une carrière exceptionnellement rapide. Il s'illustre pendant la guerre contre la Turquie en 1774, puis, après la signature du traité de paix, est nommé gouverneur général des provinces nouvellement annexées qui vont de la mer Noire à l'Ukr ... Lire la suiteÉcrit par : Myriam DÉSERT
Critiqué à l'Ouest pour sa dérive autoritaire, perçu par ses compatriotes comme celui qui a assuré le redressement économique de la Russie et son retour sur la scène internationale, Vladimir Poutine est une illustration du décalage persistant entre les perceptions occidentale et russe. L'homme est pratiquement inconnu lorsqu'il est promu ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Gentilhomme corse, né le 8 mars 1764 à Alata, près d'Ajaccio, mort le 15 février 1842 à Paris. D'origine corse, Charles André Pozzo Di Borgo est partisan de l'intégration politique de son île à la France. Lorsque celle-ci obtient le statut de département français, il représente la Corse auprès de l'Assemblée législative de 1791 à 1792. De retour e ... Lire la suiteÉcrit par : Yves SUAUDEAU
Né dans une famille de petits fonctionnaires, Preobrajenski connaît, dès le lycée, les cercles d'études marxistes. Militant et bolchevik à dix-huit ans, il participe après 1907 à la lutte clandestine. Arrêté, il intervient lorsque Kerenski, son avocat, qui sera en 1917 chef du gouvernement provisoire, veut le disculper ; envoyé au bagne, il demeur ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Loi promulguée le 11 mars 1941 autorisant le président des États-Unis, Franklin D. Roosevelt, à aider le Royaume-Uni, sans entrer dans la guerre, par le prêt, la location ou la vente de tout matériel militaire jugé nécessaire et contre un remboursement différé. La loi du prêt-bail (Lend Lease Act) eut une influence considérable sur le cours de la ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
Le mot russe prikaz (pluriel prikazy) signifie étymologiquement un « ordre », une « mission ». C'est à partir de ce sens que le terme a été appliqué à des unités administratives chargées, dans le cadre de la monarchie moscovite, de fonctions précises. Si le terme n'apparaît avec cette valeur que relativement tard dans le xvi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BLANKOFF
Située à la limite du domaine russe, non loin du lac de Tchoud (Čudskoe ozero), la ville de Pskov était originellement un « bourg » (prigorod) de Novgorod. Elle s'en détacha en 1348, restant cependant soumise à la juridiction de l'archevêque de Novgorod. Semblable en bien des points par sa structure socio-politique à Novgorod, Pskov en di ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Né en Galicie, Radek commence à militer au tournant du siècle dans le mouvement révolutionnaire polonais ; ses lectures encyclopédiques et éclectiques le conduisent à se rallier au marxisme. Il se rend à l'étranger où il entre en contact avec les dirigeants de la social-démocratie polonaise et russe. En 1905, il est à Varsovie où il collabore aux ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis VAN REGEMORTER
Après des études de droit à l'université de Leipzig, Radichtchev fait carrière au collège du commerce sous la protection d'Alexandre Vorontsov, qui ne devait jamais l'abandonner, même dans sa disgrâce. Mais, lecteur de Rousseau et de l'abbé Raynal, il compose en secret des déclamations contre les tyrans dans le goût de l'époque. En 1790, il édite ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Bulgare de naissance, roumain de nationalité, français d'éducation, russe par ses sympathies et sa culture, Rakovski, qui s'illustra à la tête du gouvernement soviétique d'Ukraine et dans la diplomatie soviétique, était, dès avant 1914, l'une des personnalités connues du mouvement ouvrier international. C'est en tant que militant révolutionnaire b ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BÉRENGER
Accord germano-soviétique décidant la reprise des relations diplomatiques et commerciales entre l'U.R.S.S. et l'Allemagne de Weimar, signé le 16 avril 1922 à Rapallo, petite ville de la Riviera génoise. Depuis la fin de la Première Guerre mondiale, les soviets se heurtent à la politique du « cordon sanitaire » suggérée par Foch et pratiquée par le ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Mot russe qui signifie « schisme ». On désigne ainsi la cassure qui a divisé la chrétienté russe au xviie siècle, mais d'une manière qui en fait comme l'opposé de la Réforme en Occident : le Raskol est une antiréforme caractérisée par un attachement presque magique aux traditions. Au cours du xvie siècle, la ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre KOVALEWSKY
Paysan sibérien, surnommé Raspoutine (le Dépravé) à cause de sa vie dissolue, il n'était ni moine, ni pratiquant de l'Église orthodoxe, mais appartenait très probablement à l'une des sectes chrétiennes fort nombreuses en Russie. Il fut recommandé à l'impératrice parce qu'il avait le pouvoir d'arrêter les hémorragies et pouvait soulager le grand-du ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ARRIGNON
Cosaque du Don qui dirigea le soulèvement des paysans et des populations de la Volga, notamment les Mordves, contre le gouvernement tsariste. Né dans le village de Zimoveïski sur le Don, d'une famille aisée, Stenka Razine, homme pieux (il fit deux pèlerinages, en 1652 et 1661, au monastère Solovetski et à Moscou en mémoire de son père), se destina ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
« Pallas de la révolution », selon Trotski, née dans une famille d'intellectuels, à Lublin, Larissa Reisner passa son enfance en Allemagne et à Paris. Pendant la Première Guerre mondiale, son père publia une revue antimilitariste, Roudine, à laquelle elle collabora étroitement. Les contacts qu'elle établit avec les marins de Cronstadt en ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas WERTH
Événement politique majeur du xxe siècle, la révolution russe ou, plus exactement, les révolutions russes de l'année 1917 ont déterminé pour soixante-quatorze années (1917-1991) un cours nouveau dans l'histoire multiséculaire de la Russie, par une rupture radicale avec les structures politiques du tsarisme au profit d'un régime ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
La région située entre le cours inférieur de l'Oka et le cours supérieur du Don se sépara, progressivement, au xiie siècle, de la principauté de Tchernigov et échut à une branche cadette de cette dynastie. Menacée dans son existence même par les princes de Vladimir (fin du xiie et début du xiii ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Érudit marxologue, Riazanov adhère au P.O.S.D.R. dès la fin des années 1890. Après cinq ans de prison, il émigre à l'étranger. Pendant la révolution de 1905, il regagne Odessa, organise et dirige le mouvement syndical à Saint-Pétersbourg, s'enfuit une nouvelle fois à l'étranger et se consacre à l'édition russe des œuvres de Marx et d'Engels ainsi ... Lire la suiteÉcrit par : Charles URJEWICZ
Né à Varsovie, Rokossovski est enrôlé en 1914 dans l'armée russe ; il y sert comme sous-officier. Sensible à la propagande bolchevique, il s'engage, en octobre 1917, dans la Garde rouge, puis, en février 1918, dans l'Armée rouge. Ses connaissances théoriques et pratiques lui permettent d'occuper des postes de responsabilité au cours de la guerre c ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
Ce patronyme, qui était celui d'un boyard de la première moitié du xvie siècle, Roman (mort en 1543), appartient à une importante lignée de la noblesse moscovite médiévale. Le plus ancien de ses représentants, André Kobyla, était déjà au service du grand prince Siméon le Fier (mort en 1359) ; les descendants d'André apparaissen ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
De même que Byzance, la deuxième Rome, avait supplanté la première lors des invasions barbares, certains écrivains russes du xvie siècle, qui considéraient que l'une et l'autre avaient successivement failli à leur mission de diriger la chrétienté, revendiquèrent pour Moscou, avec le titre de Troisième Rome, le droit de relayer ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARRIÈRE
Capitale de la région (oblast) homonyme de la fédération de Russie, ex-république socialiste soviétique (4 363 000 hab., 100 800 km2), Rostov-sur-le-Don (ainsi nommée pour la distinguer de Rostov-Veliki, ville ancienne de Russie centrale) comptait 1 051 600 habitants en 2007. Rostov fut construite, en 1761, sur la rive droite escarpée d ... Lire la suiteÉcrit par : Georges BLUMBERG, Wladimir VODOFF
À la limite du xiiie et du xive siècle, le rouble apparaît en Russie, à Novgorod. À une époque où le pays ignorait la frappe de la monnaie, ce terme semble avoir désigné les lingots d'argent, appelés aussi grivny, qui servaient aux paiements importants. À Moscou et en Russie centrale, au moment où r ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre KOVALEWSKY
Le père de Piotr Alexandrovitch Roumiantsev commença sa carrière militaire comme simple soldat ; remarqué par Pierre le Grand, il devint maréchal et collaborateur du tsar. Officier de talent et tacticien de premier ordre, Piotr Roumiantsev fait preuve de ses capacités de chef pendant la guerre de Sept Ans (1756-1763), et devient ensuite gouverneur ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
Le mot kniaz (knjaz'), apparenté au haut-allemand kuning, désigne le chef varègue que l'on trouve à la tête de l'État kiévien à partir de la fin du ixe siècle (descendants, selon la légende, du chef plus ou moins mythique Riourik, les princes russes sont parfois appelés Riourikides). Le caractère souv ... Lire la suiteÉcrit par : Myriam DÉSERT
L'hyperbole est d'usage dès qu'il s'agit de la Russie. La démesure y est montrée partout à l'œuvre, dans le territoire comme dans les passions individuelles et l'histoire collective. Au panthéon littéraire elle a légué des héros caractérisés par leurs excès, indolent Oblomov ou modèles exaltés de l'Homme révolté. Le flirt constant avec l'infini se ... Lire la suiteÉcrit par : Elisabeth TEAGUE
Politique intérieure. En 2009, la Russie demeure gouvernée par un tandem inhabituel. L'année précédente, Vladimir Poutine, ayant effectué les deux mandats présidentiels consécutifs autorisés par la Constitution, a cédé la place au successeur qu'il a lui-même choisi, Dmitri Medvedev, et repris le poste de Premier ministre, en théorie inves ... Lire la suiteÉcrit par : Elisabeth TEAGUE, Universalis
En 2010, la Russie demeure dirigée par le tandem constitué par le Premier ministre Vladimir Poutine, toujours perçu comme le principal décideur, et le président Dmitri Medvedev, qui se montre de plus en plus confiant et assuré. Les rumeurs vont déjà bon train pour savoir lequel des deux se présentera à la présidentielle de 2012. Tandis que le chef ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Jusqu'au 8 décembre 1991, tous les faits mentionnés concernent l'U.R.S.S. le Congrès des députés du peuple adopte les amendements constitutionnels instaurant un régime présidentiel, la propriété privée et le pluralisme politique. Le 15, Mikhaïl Gorbatchev, président du Soviet suprême et secrétaire général du comité central du Parti commun ... Lire la suiteÉcrit par : Michel LESAGE, Roger PORTAL
L'histoire de la Russie est celle de la formation d'un vaste empire qui, du xe au xxe siècle, s'est peu à peu étendu, à partir des plaines de l'Europe orientale aux rives du Pacifique et aux montagnes d'Asie centrale. Le mot « Russie » désigne un domaine où se sont rassemblés des peuples divers, en grosse ma ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise DAUCÉ, Myriam DÉSERT
La Fédération russe naît en 1991 avec la disparition de l'U.R.S.S. Elle doit alors s'inventer comme État-nation, qui plus est multiethnique, tâche d'autant plus ardue que le pays a été tout au long de son histoire à la tête d'un empire et que sa population vient de subir, avec la perestroïka, un traumatisme identitaire, la sensation d'être une sup ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Fils de paysans, né à Saratov, Alexeï Ivanovitch Rykov s'engage dans le mouvement révolutionnaire dès le lycée et adhère en 1900 au Parti ouvrier social-démocrate de Russie (P.O.S.D.R.) à Kazan'. Il joue un rôle de premier plan dans le bolchevisme naissant. Chargé de diverses missions à l'étranger, mais surtout en Russie, il est élu au comité cent ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Poète russe et dirigeant décembriste. Ryleïev fut destiné par son père à la carrière militaire. Il entre dans le corps des cadets puis fait campagne en France (1814-1815) ; à son retour, mène à Voronej la vie de garnison. Il démissionne en 1818 et s'installe à Saint-Pétersbourg. Les idées libérales ramenées de France, l'observation de la vie provi ... Lire la suiteÉcrit par : Elena Matveïevna DOROCHINSKAÏA, Richard Antony FRENCH, Grigory IOFFE, Mary McAULEY, Universalis
Deuxième ville de la Fédération de Russie par la taille (plus de 4,5 millions d’habitants en 2010), Saint-Pétersbourg (en russe Sankt Petersburg, Petrograd de 1914 à 1924 et Leningrad de 1924 à 1991) a joué un rôle essentiel dans l'histoire nationale. Pendant deux siècles, elle a été la capitale de l'Empire russe. Après avoir été le théât ... Lire la suiteÉcrit par : Hubert CURIEN
Mondialement connu pour ses prises de position courageuses sur la défense des droits de l'homme et des libertés fondamentales, Andreï Dimitrievitch Sakharov a reçu le prix Nobel de la paix en 1975. Ses paroles ont eu d'autant plus d'impact qu'il fut l'un des grands physiciens soviétiques de sa génération, dont les travaux, aussi bien théoriques qu ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Située à quelque 900 kilomètres au sud-sud est de Moscou, au confluent de la Volga et de la Samara, la ville de Samara est le chef-lieu de la région (oblast). Forteresse édifiée en 1586 afin de protéger la voie commerciale de la Volga, Samara ne tarda pas à se transformer en un grand centre d'affaires, ce qui lui valut de devenir par la s ... Lire la suiteÉcrit par : Vadime ELISSEEFF
Dès le xviiie siècle, les Russes se passionnèrent pour les Scythes, et beaucoup d'entre eux voulurent y voir leurs ancêtres. Il apparaît plus plausible, à la lumière des dernières découvertes archéologiques, d'attribuer aux Scythes un rôle prépondérant dans la formation des premières tribus slaves, sans rejeter pour autant le r ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
C'est le 29 décembre 1922 que la Société des vieux bolcheviks, lors d'une de ses sessions, lance l'idée d'une association russe « d'aide et de solidarité internationale aux combattants de la Révolution » ; celle-ci reçoit le nom de Secours rouge. Très vite, l'idée est reprise par l'Internationale communiste et le Secours rouge s'adjoint de nombreu ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Le saint le plus vénéré de l'Église russe, modèle même d'une spiritualité créatrice, Serge de Radonège a joué un rôle décisif pour la libération de la Russie du joug tatar et pour la renaissance de la culture russe à la fin du Moyen Âge. Vers 1350, se déclenche dans le pays le mouvement des poustynniki (« ceux du désert ») qui reprend dan ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis VAN REGEMORTER, Wladimir VODOFF
Au début de l'histoire russe, la masse rurale, désignée le plus souvent par le substantif smerd, était composée d'hommes libres. Avec l'extension des grandes propriétés appartenant aux princes, aux boyards ou à l'Église, une partie des paysans se trouva placée dans la dépendance économique des grands propriétaires ; en échange d'une parce ... Lire la suiteÉcrit par : Vadime ELISSEEFF, Pascal MARCHAND, Guy MENNESSIER
Dans le chapitre La conquête russe et l'intégration à l'U.R.S.S.Dès le xie siècle, des contacts fréquents avaient lieu entre Russes et Sibériens (cf. russie - Histoire). Au xiie siècle, des marchands de Novgorod cherchaient au-delà de l'Oural fourrures, couteaux et haches, et des tribus ougriennes semblent leur avoir été soumises. Durant tout le xiii
Écrit par : Daria OLIVIER
Important courant de pensée sociale et politique russe, entre les années 1840 et 1860, le mouvement des slavophiles naît d'une querelle historique avec les occidentalistes. Ce terme d'occidentalistes (à l'origine un sobriquet) est toujours couplé avec celui de slavophiles, mais tous deux sont arbitraires et déroutants. Car pas plus que les slavoph ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Vieux bolchevik, militant ouvrier dès 1898, arrêté et déporté à maintes reprises, Smirnov prit une part active à la révolution de 1905. Puis il entre dans la clandestinité et milite à Moscou, Saint-Pétersbourg et Kharkov. Mobilisé en 1916, il créa à Tomsk une organisation militaire qui joua un rôle important en Sibérie pendant la révolution de Fév ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARRIÈRE
Capitale de la région administrative (oblast) russe homonyme, Smolensk, qui comptait 317 900 habitants en 2006, étend ses différents quartiers sur les deux rives du haut Dniepr. Placée au cœur d'une région agricole couverte encore en grande partie de forêts, la ville est née au voisinage de hauteurs dessinant la ligne de partage des eaux entre les ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Créé en 1902 par la fusion de plusieurs groupes, le Parti socialiste révolutionnaire se réclame des traditions populistes du mouvement révolutionnaire russe. Il publie à l'étranger deux organes, Revolioutsionnaïa Rossiia et Vestnik Rousskoï revolioutsii et en français, à Paris, la Tribune russe se dote d'un programme pré ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Vieux bolchevik, Sokolnikov fut l'un des organisateurs de l'économie soviétique. Fils d'un médecin juif, il adhère en 1905 à l'organisation bolchevique de Moscou et participe à la révolution de 1905 dans le mouvement social-démocrate étudiant. Arrêté en 1907, il parvient à passer la frontière et s'installe à Paris où il fait ses études de droit et ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Maréchal de l'U.R.S.S., Sokolovski fut l'un des grands chefs militaires de la Seconde Guerre mondiale. Né dans une famille de paysans, il s'engage volontairement dans l'Armée rouge en 1918 et il adhère au parti communiste en 1931. En 1921, il est diplômé de l'Académie de l'état-major. Au Turkestan en 1922, il participe à la liquidation du mouvemen ... Lire la suiteÉcrit par : Georges NIVAT
Proscrit d'U.R.S.S. en février 1974, Alexandre Soljénitsyne est rentré en Russie en juillet 1994. Vingt ans d'exil, vingt ans d'écriture forcenée en sa retraite américaine du Vermont n'avaient pas entamé l'énergie du dissident, ni la force du prophète. Il choisit de rentrer lentement, étape par étape, d'est en ouest. Son avion fit escale à Magadan ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ARRIGNON
Grâce à l'appui de la famille Miloslavski et des régiments de la garde, les streltsy, Sophie Alexeïevna exerça la régence au nom des deux tsars, ses frères, Ivan V et Pierre Ier, de 1682 à 1689, mais abandonna le gouvernement à son favori le prince V. V. Golitsyne, homme cultivé et libéral, mais piètre général. L'événement maje ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard FÉRON
Fils de paysans, né dans la région de Saratov, Souslov adhère au Parti communiste en 1921. Après des études d'économie politique, il est nommé professeur à l'université de Moscou et responsable de la section de propagande. En 1933, il est envoyé dans l'Oural pour y conduire les purges ordonnées par Staline. En 1937, il est nommé secrétaire du part ... Lire la suiteÉcrit par : Jean KOVALEVSKY
Entré dans la carrière militaire comme simple soldat, Alexandre Souvorov s'élève graduellement dans la hiérarchie grâce à ses qualités de chef et à un travail assidu. Il s'illustre déjà lors de la guerre de Sept Ans (1756-1763). Durant la guerre de Pologne, en 1768, il prend Cracovie et obtient le grade de général. Bras droit du maréchal Roumiants ... Lire la suiteÉcrit par : Alexis BERELOWITCH
Le Parti communiste d'U.R.S.S. a toujours accordé une extrême importance à la littérature, secteur essentiel de la lutte idéologique. Ce n'est toutefois qu'en 1925 que le comité central estima que le parti devait soutenir les écrivains prolétariens communistes, tout en refusant l'hégémonie d'un groupement d'écrivains quel qu'il fût. Un changement ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis VAN REGEMORTER
Fils de pope, élève puis professeur de grand séminaire passé dans l'administration publique, Speranski doit son ascension rapide et son éphémère influence politique à la faveur d'Alexandre Ier, qui le charge de rédiger un plan général de réforme de l'État (1809). Son projet tente de tempérer l'absolutisme sans donner le monopole du pouv ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Le mouvement stakhanoviste doit son nom au mineur de choc Alexeï Grigorievitch Stakhanov (1905-1977). Lors d'un concours organisé par le Komsomol, ce mineur du Donbass accomplit quatorze fois la norme dans l'extraction du charbon le 31 août 1935. Cette performance, à laquelle fut faite une énorme publicité, a été le point de départ de toute une ca ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas WERTH
De tous les grands hommes politiques du xxe siècle, Staline est sans doute celui qui a pesé le plus longtemps sur les affaires mondiales et transformé le plus en profondeur son pays. Churchill et Lénine n'ont exercé une influence majeure que cinq ans durant, Roosevelt et Hitler douze ans, tandis que Staline a, pendant un quart ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Difficilement dissociables du stalinisme dans la mesure où elles en constituent la structure significative, les purges staliniennes ont connu plusieurs vagues de dimensions et de significations différentes. Elles ont été pour Staline le moyen de s'assurer le pouvoir absolu. Plongeant le pays dans un climat de terreur et de suspicion policière, ell ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ARRIGNON
Le nom de la famille Stroganov, dont la cohésion a triomphé des différends les plus graves, est attaché à la colonisation de l'Oural et de la Sibérie. Les ancêtres de la famille (Anika Stroganov, mort en 1570) appartenaient à la paysannerie libre et étaient membres d'une communauté de petits sauniers paysans. Leur fortune a été édifiée, avec l'app ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Grand organisateur, un des principaux dirigeants du Parti bolchevique pendant et après la révolution d'Octobre, Sverdlov est, en tant que président du Conseil exécutif central des soviets, le premier chef d'État soviétique. Militant du Parti ouvrier social-démocrate de Russie dès 1901, bolchevik dès 1903, on retrouve dès lors Sverdlov partout où i ... Lire la suiteÉcrit par : Charles URJEWICZ
Au nombre de 6 650 000 sur l'ensemble du territoire soviétique lors du recensement de 1989, les Tatar constituent 3,8 p. 100 de la population russe dans les années 2000. Outre ceux qui habitent sur le cours moyen de la Volga et dans l'Oural – les plus nombreux – qu'on appelle Tatar de la Volga, on rencontre les Tatar d'Astrakan (Koundrof ou Kound ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARRIÈRE
Comprise entre la vallée moyenne de la Volga et l'avant-pays ouralien, le Tatarstan, issu de la république socialiste soviétique autonome de Tatarie, rassemblait en 2008, sur un territoire de 68 000 kilomètres carrés, une population de 3 762 809 personnes. Les Tatar, qui appartiennent au rameau turc de la famille ethno-linguistique altaïque, sont ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Issu d'une famille de paysans de la région de Kazan, combattant de l'Armée rouge dès 1917, commandant d'une division en 1918-1919, Tchapaïev est devenu une figure légendaire de la guerre civile. Charpentier de son métier, il est mobilisé dans l'armée tsariste pendant la Première Guerre mondiale. Il s'engage dans l'Armée rouge. Commissaire militair ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Créée début décembre 1917, la Vétchéka (Vserossiïskaïa Tcherzvytchaïnaïa Kommissia : Commission spéciale panrusse de lutte contre la contre-révolution et le sabotage, plus connue sous le nom de Tchéka) fut confiée à Félix Dzerjinski. Après les assassinats des dirigeants bolcheviques Volodarski et Ouritski, la décision de déclencher la « terreur ro ... Lire la suiteÉcrit par : Roland LOMME
Issu d'une famille paysanne de la région de Krasnoïarsk, en Sibérie, Constantin Oustinovitch Tchernenko entre au Parti communiste d'Union soviétique en 1931 après avoir exercé, selon sa biographie officielle, le métier d'ouvrier agricole. Il appartient à la génération de ceux dont la carrière politique est accélérée par la terreur stalinienne des ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Ancien président de Gazprom, Viktor Tchernomyrdine fut Premier ministre de la Russie de 1992 à 1998. Viktor Stepanovitch Tchernomyrdine naît le 9 avril 1938 à Cherny-Otrog, dans la région d'Orenbourg, à la frontière avec le Kazakhstan. Après avoir servi dans l'armée soviétique de 1957 à 1960, il travaille comme technicien dans une raffinerie pétro ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
République du Caucase du Nord (15 700 km2) faisant partie de la fédération de Russie, la Tchétchénie est bordée par la Russie au nord, la république du Daghestan à l'est et au sud, la Géorgie au sud-ouest et la république d'Ingouchie à l'ouest. Elle se divise en trois grandes régions géographiques : au sud, le Grand Caucase, dont la lig ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Issu d'une famille aristocratique, personnage à part dans le milieu socialiste et communiste russe, Tchitcherine fut l'un des grands diplomates du jeune État soviétique. Entré en 1896 comme archiviste au ministère des Affaires étrangères, il émigre en 1904 à Berlin où il se rapproche du Parti social-démocrate allemand et devient un ami de Karl Lie ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ARRIGNON
On désigne ainsi la période particulièrement agitée de l'histoire russe qui commence à la mort du dernier descendant des Riourikides en 1598, le tsar Fiodor, et s'achève par l'établissement d'une nouvelle dynastie, celle des Romanov. Cette crise revêt trois aspects fondamentaux : tout d'abord, il s'agit d'une crise dynastique. Il n'existait pas de ... Lire la suiteÉcrit par : Vladimir Claude FISERA
Issu de la moyenne noblesse provinciale russe, capacitaire en droit, Petr Nikititch Tkatchev est exclu en 1861 de l'université de Saint-Pétersbourg pour sa participation au mouvement étudiant et incarcéré deux mois dans la forteresse de Cronstadt. De 1862 à 1869, il anime le courant populiste tout en publiant sous divers pseudonymes de nombreux ar ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARRIÈRE
Chef-lieu de la région homonyme de Sibérie occidentale, en Russie (316 900 km2, 1 034 985 hab. en 2008), Tomsk, où l'on dénombrait, en 2006, 490 000 citadins (52 000 en 1897), a grandi dans la basse vallée de la rivière Tom, avant que celle-ci vienne confluer avec l'Ob. Fondée en 1604, la ville fut longtemps un simple comptoir fréquenté ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Dirigeant des syndicats soviétiques dans les années vingt, une des figures éminentes du « bloc de droite », aux côtés de Boukharine et de Rykov, Tomski appartient à la vieille garde bolchevique éliminée par Staline. Ayant adhéré au mouvement social-démocrate en 1904, militant ouvrier, Tomski se consacre avant tout à la création des syndicats en Ru ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Né dans une famille de propriétaires terriens, officier du régiment de la garde Semenovski, lieutenant pendant la Première Guerre mondiale, Mikhaïl Toukhatchevski est alors fait prisonnier ; il parvient à s'échapper et à regagner la Russie en octobre 1917. En avril 1918, il adhère au Parti communiste (bolchevique) de Russie et participe à la fonda ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARRIÈRE
Chef-lieu de l'oblast du même nom qui rassemble 1 566 295 habitants en 2008 sur 25 700 kilomètres carrés, Toula comptait 481 216 âmes en 2002. Elle a grandi à 180 kilomètres au sud de Moscou, sur les rives de l'Oupa, affluent de l'Oka. Le nom de la cité de Toula apparaît pour la première fois dans des documents du xive siècle d ... Lire la suiteÉcrit par : François ARBEY
Du fait des problèmes posés, l'étude de l'événement de la Toungounska est d'un intérêt exceptionnel. Une énorme explosion en altitude, le 30 juin 1908, fut accompagnée de phénomènes optiques, acoustiques et mécaniques très importants, observables en Sibérie centrale dans une zone de quelque 1 500 kilomètres de diamètre. Une boule de feu éclatante ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise AUBIN
République de la fédération de Russie située au cœur de l'Asie, entre la Sibérie (territoires de l'Altaï à l'ouest et de Krasnoïarsk au nord, région d'Irkoutsk au nord-est, République bouriate à l'est) et la Mongolie (au sud, région de la dépression des grands lacs mongols) : la capitale de Touva (ou Tuva), Kyzyl, est réputée représenter le centre ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
Dès l'établissement du joug mongol (1240), la Russie doit acquitter un tribut à la Horde d'or. À l'origine, il est perçu directement par des fonctionnaires mongols, après le recensement de la population. Mais, au début du xive siècle, le tribut, appelé couramment vychod (le terme général dan était plutôt réser ... Lire la suiteÉcrit par : Michel LEQUENNE
Dans le chapitre TrotskiLev Davidovitch Bronstein (qui devait devenir Trotski en 1902, par le hasard d'un faux passeport) est né le 26 octobre [7 nov.] 1879 à Ianovka, village perdu dans les steppes du gouvernement de Kherson, en Russie du Sud, au sein d'une famille juive de paysans moyens. Il connaît une enfance grise, sans grande tendresse, dans les années où s'élèvent ... Lire la suite
Écrit par : Wladimir VODOFF
Forme slave tardive (la forme ancienne est cěsarǐ, du latin cæsar), tsar sert au Moyen Âge à désigner l'empereur romain, byzantin ou germanique. Voulant affirmer son indépendance et cherchant à rivaliser avec Byzance, Syméon de Bulgarie prit, en 919, le titre de tsar (car') des Bulgares et des Grecs. Après l'échec de cet ... Lire la suiteÉcrit par : Olga MEDVEDKOVA
Tsarskoïe Selo est situé au sud de Saint-Pétersbourg (24 km) sur les terres d'un ancien domaine suédois qui portait le nom de Saari mojs, « lieu élevé » en finnois. Russifié, ce nom fut transformé d'abord en Sarskaïa myza puis en Sarskoïe Selo. Le domaine fut offert, en 1703, par Pierre le Grand au premier gouverneur de Saint-Pétersbourg, Alexandr ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise AUBIN
La région d'Asie centrale, qui est limitée au nord par la Sibérie, au sud par l'Iran, l'Afghanistan, l'Inde et le Tibet, à l'ouest par la mer Caspienne, à l'est par la Mongolie et le désert de Gobi, et qui est peuplée en majorité de musulmans turcs, est appelée Turkestan, une dénomination conventionnelle. Sa partie orientale est le Xinjiang, ou Tu ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
Située au confluent de la Tvertsa et de la Volga, entre Novgorod et le bassin de la Volga moyenne, la ville de Tver devient en 1247 la capitale d'une principauté autonome, échue à Iaroslav Iaroslavitch, frère d'Alexandre Nevski. Grâce à sa position économique et stratégique, cette principauté devient l'une des plus puissantes de la Russie centrale ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise AUBIN
Baron d'origine balte et général de l'armée tsariste ; appelé aussi Roman Ungern von Sternberg. Dans les désordres de la contre-révolution blanche en Sibérie orientale et en Asie centrale, il prétend être une réincarnation de Gengis-khān, destinée à unifier les Mongols et à les conduire à l'assaut du bolchevisme et de l'hébraïsme. Il commence son ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas WERTH
Depuis le début des années 1990, la disparition de l'U.R.S.S., l'accès aux sources historiques, la libération de la mémoire ont ouvert une nouvelle étape qui permet de mieux comprendre le passé récent, mais encore largement méconnu d'un des pays qui ont le plus marqué l'histoire du xxe siècle. Rarement illusions, erreurs de jug ... Lire la suiteÉcrit par : Michel LESAGE
Le système politique mis en place en 1917 s'est effondré en 1991. Mikhaïl Gorbatchev, devenu secrétaire général du comité central du Parti communiste de l'Union Soviétique en mars 1985 et président de l'U.R.S.S. en mars 1990, a démissionné de ses deux fonctions : en août 1991 de son poste de secrétaire général du P.C.U.S., parce que le parti avait ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
On appelle « vieux-croyants » (en russe : starovery ou staroobrjadcy) les membres des communautés issues du Raskol, le schisme qui divisa l'Église russe au xviie siècle. Après le concile de 1666-1667, le monastère des Solovki, construit dans une île de la mer Blanche, se révolte et soutient un siège de neuf an ... Lire la suiteÉcrit par : Ilios YANNAKAKIS
Ouvert le 14 février 1956, au Grand Palais du Kremlin, trois ans après la mort de Staline, le XXe congrès du Parti communiste de l'U.R.S.S. accueille à ses délibérations les délégations de cinquante-cinq partis communistes et ouvriers. À la tribune d'honneur des invités ont pris place les représentants des partis au pouvoir et ceux des ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
Obligé de se réfugier en Scandinavie en 972, à la mort de son père, Sviatoslav, Vladimir réussit à s'imposer comme prince de Kiev, grâce à l'appui d'une troupe varègue (978-980). Là, il étend son autorité sur l'ensemble des tribus slaves de l'Europe orientale, élargissant la frontière de l'État kiévien vers l'est et le sud-ouest. La sécurité de ce ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BLANKOFF
La région de Vladimir-Souzdal, située au nord-est du premier État russe unifié, la Russie de Kiev, au-delà d'épaisses forêts, fut appelée à devenir le second centre géopolitique du pays. Vladimir (du nom du prince de Kiev, Vladimir Monomaque) fut fondée sur la rive gauche escarpée de la Kliazma, dans une région peuplée de tribus finno-ougriennes a ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
Petit-fils de Iaroslav le Sage par son père (Vsevolod) et de Constantin IX Monomaque (d'où le surnom du prince) par sa mère, Vladimir reçoit, en 1078, de son père, devenu grand-prince de Kiev, la principauté de Tchernigov, mais doit, après la mort de Vsevolod et plusieurs années de luttes dynastiques, céder cette principauté à son cousin Oleg (de ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARRIÈRE
Chef-lieu du vaste Territoire maritime (Primorskii Kraï, 165 900 km2, 2 302 000 hab. en 2002), de la fédération de Russie, Vladivostok, dont la population s'élevait à 581 000 habitants en 2007, est la plus importante des villes de l'Extrême-Orient russe. Le nom de « Dominateur de l'Orient », donné à la ville lors de sa création en 1860, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BÉRENGER, Wladimir VODOFF
Ce terme slave (voevoda, plur. voevody), qui signifie littéralement « chef de guerre », était connu depuis les temps les plus reculés ; il est attesté au xe siècle par Constantin Porphyrogénète. En Russie, selon les sources plus anciennes, il désigne n'importe quel dignitaire chargé d'un commandement militaire ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Située sur la Volga, Volgograd (anc. Tsaritsyne, puis Stalingrad) est une ville du sud-ouest de la Russie, chef-lieu de la région (oblast) éponyme. Sa fondation remonte à l'édification de la forteresse de Tsaritsyne en 1589, qui avait pour vocation de protéger les territoires russes récemment acquis dans la vallée de la Volga. Au cours de ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Maréchal de l'U.R.S.S., président du présidium du Soviet suprême, Klementi Vorochilov fut l'un des plus proches compagnons de Staline. Né dans la province d'Ekaterinoslav dans une famille pauvre, il travaille dès son plus jeune âge dans les mines et adhère en 1903 à la fraction bolchevique du P.O.S.D.R. Délégué aux congrès de Stockholm (1906) et d ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARRIÈRE
Chef-lieu de l'oblast homonyme de la fédération de Russie (52 400 km2, 2 379 000 hab. en 2002), Voroneje (841 000 hab. en 2007), située sur la rivière du même nom à 25 kilomètres en amont de sa confluence avec le Don, est une ville-carrefour mettant en relation la région industrielle centrale avec l'Ukraine, les pays du Caucase et ceux ... Lire la suiteÉcrit par : Anca STAHL
Après des études en Angleterre, qui l'ouvrent aux idées occidentales, Mikhaïl Semenovitch Vorontsov entre dans l'armée et participe aux campagnes contre Napoléon (1806-1814). Durant la campagne de France, il commande les troupes russes qui arrivent à Paris et occupe lui-même les fortifications de La Villette. Il représente la Russie au congrès d'A ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Juriste, Andreï Ianouarievitch Vychinski milite au Parti ouvrier social démocrate russe (P.O.S.D.R.) dès 1903 en tant que menchevik. Il n'adhère au Parti communiste qu'en 1920 et connaît une ascension rapide grâce à son ralliement inconditionnel à Staline. Dès 1928, il préside le procès des ingénieurs et, en 1930, celui du Parti industriel. Promu ... Lire la suiteÉcrit par : Daria OLIVIER
Homme d'État russe appartenant à la fin du xixe siècle et au début du xxe, Sergueï Ioulievitch Witte naît au Caucase dans une famille de hauts fonctionnaires appartenant à la noblesse. Il termine en 1870 ses études à l'université d'Odessa. C'est l'année où commence le développement des voies ferrées russes. ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BENNIGSEN
Balte d'origine suédoise, Wrangel est le seul vrai monarchiste avec l'amiral Koltchak parmi les généraux blancs. Sa famille, originaire de l'actuelle Basse-Saxe, a donné à la Suède, à l'Allemagne et à la Russie un grand nombre d'officiers qui se sont illustrés sur les champs de bataille européens. Diplomé de l'École des mines et de l'Académie d'ét ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BENNIGSEN
Issu d'une famille de petite noblesse, Youdenitch est, en 1887, officier breveté d'état-major. En 1904-1905, il prend part à la guerre russo-japonaise. En 1914, il est nommé chef d'état-major de la région militaire du Caucase. En 1915, il commande l'armée du Caucase engagée contre les Turcs. Excellent stratège, Youdenitch réussit à avancer jusqu'a ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
D'origine noble, la Russe Vera Zassoulitch est d'abord une militante du mouvement populiste terroriste Narodnaja Volja (Liberté du peuple) ; elle devient célèbre le jour de 1878 où elle tire un coup de revolver sur le grand maître de la police pétersbourgeoise, Trepov, qu'elle manque. Acquittée, elle émigre. À Genève elle se lie avec Plekhanov, Pa ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène MÉLAT
Peu d'œuvres sont aussi paradoxales et inclassables que celle d'Alexandre Zinoviev. Enfant de paysan devenu philosophe, faisant dissidence parmi les dissidents, rentrant après vingt et un ans d'émigration dans le pays qui l'avait expulsé et renié, ardent pourfendeur du communisme soviétique encourageant à voter pour le candidat communiste de la Ru ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Autodidacte, Zinoviev commence par militer dans les cercles d'éducation politique du sud de la Russie. En 1902, il se rend à l'étranger, où il rencontre Plekhanov et Lénine. Bolchevik dès 1903, il milite dans le sud de la Russie. En mars 1906, il regagne Saint-Pétersbourg, où il est membre du comité du parti. L'une de ses principales activités est ... Lire la suite
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