Les premières mentions de Novgorod, dont le nom signifie « ville neuve », remontent au ixe siècle ; située sur le Volkhov, près du lac Ilmen, au nord de la voie commerciale reliant « les Varègues aux Grecs », la cité de Novgorod est l'un des deux centres de la Russie kiévienne. Très tôt, des tendances séparatistes à l'égard de Kiev s'y font jour ; un début d'autonomie aurait été accordé par Iaroslav le Sage (1019-1054). À partir de 1136, la république de Novgorod acquiert son indépendance vis-à-vis des princes russes. Le pouvoir appartenait à l'assemblée du peuple ou vetche (veče), mais celui-ci était dominé par l'aristocratie terrienne, les boyards. C'est parmi eux qu'étaient choisis le maire (posadnik) et les autres officiers municipaux. L'aristocratie élisait l'archevêque (lui-même propriétaire foncier très important et représentant direct d'autres grands propriétaires fonciers, les monastères), qui assurait en fait les fonctions de chef de l'État. Ce sont les boyards, enfin, qui décidaient de faire appel à tel ou tel prince de la dynastie des Riourikides pour assumer la défense de la cité et qui le congédiaient. Toutefois, dans […]
