Fils du prince Iouri (Georges) Dolgorouki et d'une princesse polovtsienne, André Bogolioubski est élevé dans la principauté de Rostov-Souzdal où règne son père. Contre son gré, il doit participer à des expéditions lointaines qui procurent à Iouri le titre de prince de Kiev. Mais, dès 1155, André quitte définitivement Kiev et le sud de la Russie pour s'installer dans le « pays de Rostov », où l'aristocratie locale le reconnaît comme prince en 1157. Le tempérament autoritaire d'André va rapidement conduire à des conflits avec le groupe social qui l'avait amené au pouvoir ; aussi s'entoure-t-il de serviteurs dévoués de modeste extraction pour mieux assurer un pouvoir qu'il veut sans discussion ni partage. Aux villes de Rostov et de Souzdal, dominées par l'aristocratie terrienne, André préfère la ville de Vladimir et, encore plus, son château de Bogolioubovo, situé à proximité, d'où il tire son surnom. Pour embellir la nouvelle capitale et sa résidence, il a recours à de nombreux maîtres d'œuvres, ouvriers, artistes dont le grand nombre témoigne de l'essor économique de la principauté. Il subsiste plusieurs témoins de l'architecture du règne d'André, dont le chef-d'œuvre reste l'égl […]
